Visualisation du fichier CSV pour l'export des fiches de type : Récits-Recettes AJITeR - Total des fiches : 16
"datetime_create","datetime_latest","Titre *","Image (facultatif)","Le point de départ","Les ustensiles","Astuces du chef","Les réussites de la recette","Thématique de la recette *","Levier méthodologique utilisé *","Fiche rédigée par","Personne contact","Organisation","Mail","Téléphone","Pour en savoir plus sur la recette","Ville concernée","bf_latitude *","bf_longitude *","Fiche validée par un·e administrateur·ice"
10/07/2021 08:56:08,10/07/2021 08:56:08,"Les Champs du pain, le bon pain comme outil de partage et de transmission","LesChampsDuPainLeBonPainCommeOutilDe_p7030071.jpg","Printemps 2013, nous sommes dans le joli hameau de la Plagne, commune d’Entremont le Vieux, *partie Savoyarde du massif de Chartreuse. Des trentenaires actifs habitants le hameau décident, pour passer un bon moment avant tout, de rallumer le four banal pour faire leur propre fournée. Totalement amateurs et novices en la matière, la bande de copains (co-pains le mot prend ici tout son sens) se prennent au jeu. Le four est allumé une fois par semaine, et c’est véritablement l’occasion de passer un bon moment pour parler, échanger autour de la passion du bon pain. « On aimait vraiment le vrai bon pain » explique Charlotte Bertrande, une des créatrices toujours présente sur l’entreprise, « mais nous n’étions pas du métier du tout, des boulangers il n’y en avait plus au chef-lieu depuis 2010, c’est triste un village sans pain, alors petit à petit l’idée a germé entre nous ». Le groupe a vendu du pain aux randonneurs descendant de l’Alpette ou du Granier tout l’été et la coopérative fromagère a proposé de rentrer les produits en dépôt vente au sein de leur bâtiment. Ainsi l’aventure a continué durant l’automne-hiver suivant, avec ses aléas, la route, la météo, la neige sur les routes... Il fallait prendre une décision !","« En effet c’était clair, soit on se professionnalisait et on décidait d’en faire un véritable métier soit c’était terminé. Nous avons migré vers la ferme d’un agriculteur-boulanger à Challes les Eaux dans la périphérie de Chambéry, nous avons eu la possibilité et la grande chance de progresser énormément. Nous avons pu bénéficier d’un four plus professionnel, et deux personnes ont pu passer un CAP en candidat libre. En candidat libre tout simplement, car la formation classique imposait d’utiliser des farines industrielles et nous souhaitions garder les nôtres biologiquement produites. »

"," 
Avec les expériences de terrain, l’équipe a commencé à négocier avec la municipalité de l’époque d’Entremont le Vieux pour reprendre la boulangerie, vide toujours. Malheureusement, ce projet ne put aboutir « c’est une déception, une véritable déception, on a essuyé un manque de volonté politique évident, mais la suite est belle puisque la mairie de Saint Pierre d’Entremont Savoie nous a écouté attentivement et nous a permis de nous installer dans l’ancienne école du hameau de Saint Même d’en bas, notre lieu actuel. L’installation s’est effectuée en 2017, notamment grâce à un financement participatif pour notre four. La création de la Société coopérative (SCOP) a eu lieu en 2019, « c’est vraiment ce qui correspondait le mieux à nos valeurs et notre mode de fonctionnement » explique Charlotte. Ses valeurs, o combien chevillées aux 5 salariés actuels des Champs du Pain : Fabriquer un pain vivant en s’appuyant sur des gestes ancestraux. Faire confiance à des farines bio venant de fermes Alpines, le sel, lui, c’est le fameux sel de Guérande. Le reste c’est du travail, le plaisir de fabriquer simplement et de rendre les gens heureux avec de bons produits. La simplicité, le goût mis en avant au quotidien.","Les champs du pain a un fonctionnement sur commande « sauf les samedi de l’été ou nous ouvrons le fournil et la vente aux personnes de passage. Sinon c’est tout simple, les gens s’inscrivent sur notre site commande leurs pains et nous livrons sur différents lieux, que ce soit sur le massif ou en périphérie (citons Saint Martin le Vinoux, Saint Baldoph ou encore l’AMAP de st Hugues-St Pierre de Chartreuse). Un choix qui marche bien surtout pour les habitants hors massif. « On a plus de clients qui ne résident pas sur la Chartreuse, on a un peu de mal à toucher les locaux, à cela plusieurs raisons nous semble-t-il : beaucoup de personnes ici font encore leur pain et le système de commande n’est pas encore rentré dans les mœurs. On touche pas mal de néo ruraux et d’habitants des villes portes du massif. Après en étant logique le bassin de vie du massif ne suffirait de toute façon pas à nous faire durer et à assurer 5 salaires. Mais on veut garder cette emprise locale néanmoins, c’est primordial d’avoir des racines ! »

 5 salariés (3 équivalent temps plein et 2 temps partiels), quelle riche aventure et que de chemins parcourus depuis les fournées entre amis. Un modèle économique stable, une volonté de partager ce patrimoine qu’est le pain dans notre pays. Une réussite qui dynamise un territoire .
","Education populaire, Formation professionnelle et Emploi, Lien rural / urbain","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants","Guillaume Chassagnon","Charlotte Bertrande","SCOP Les Champs du Pain"," fabrication@champsdupain.fr                   animation@champsdupain.fr ","07 61 59 73 27","https://www.champsdupain.fr/ ","Saint Pierre d'Entremont (73)","45.40634452398633","5.8826637268066415","Non"
15/07/2021 11:46:43,15/07/2021 11:46:43,"Mettre en avant les acteurs locaux engagés, telle est la mission des guides Ecothentic.","MettreEnAvantLesActeursLocauxEngagesTel_20170521_171307_richtone-hdr-.jpg","Créé en 2014 par deux jeunes femmes Haute Savoyarde, Delphine De Luca et Aurélie Guédron, la maison d’édition Ecothentic est résolument différente de par ses valeurs et les guides qu’elle conçoit. Issues toutes deux du monde du tourisme, les deux femmes ont eu l’idée en premier lieu de mettre en avant les sites, commerçants et artisans engagés sur l’éco durabilité dans les deux Savoie. « On voulait montrer que dans le nord des Alpes, il n’y a pas que le ski, mais des dizaines de personnes qui s’engagent et qui œuvrent au quotidien pour proposer de la qualité, des produits locaux ou par exemple sont ouverts à l’année ». Le guide Ecothentic permet à chacun de devenir un voyageur responsable en testant les suggestions de balades diverses et variées proposées dans les jolis bouquins reliés. Passionnées par leur région, les deux entrepreneuses qui avaient l’envie de créer et de façonner leur job à leur image, passionnée, conviviale et positive !
","Février 2014, le guide Ecothentic Pays de Savoie sort et il est résolument original :
Alors oui les filles y présentent des lieux ou des sites mais pas besoin de gratter beaucoup pour découvrir des informations bien sympathiques :
    • les marchés de producteurs
    • les coutumes locales
    • des recettes vraiment typiques après avoir interrogé les habitants souvent anciens.
Des itinéraires simples sont décrits et la mobilité douce est résolument mise en avant. Des croquis magnifiques ornent les guides aussi. Enfin, des pages de prises de notes sont prévues. Ce qui fait que chaque guide n’est finalement pas un guide classique mais un objet personnel que chacun utilise à sa guise.
Enfin chaque guide se clôt par un carnet d’adresse impressionnant. « Cela représente un gros travail », explique Aurélie Guédron maintenant seule à la barre du navire Ecothentic après le départ de son associée pour de nouvelles aventures. « Recherches par secteurs, bouche à oreille, rencontres avec les pros du secteur choisi, avec les responsables des organisations touristiques. Et enfin ensuite il y a la rencontre, les visites et autres dégustations des produits alimentaires. Passionnant mais ô combien prenant. » En tout cas, une belle volonté de ne pas se tromper et de ne pas mettre en avant quelqu’un qui ne joue pas le jeu. Et attention, Aurélie paie ses produits et ses additions, pas de fausses publicités donc.","Des valeurs, il y en a aussi sur la réalisation même des guides, un papier recyclé venant d’un imprimeur certifié imprim’vert et la volonté de faire travailler des prestataires régionaux : « notre graphiste, imprimeur ou les photographes et dessinateurs sont des habitants de Haute Savoie, la carte locale est hyper importante pour nous ».
Ce travail et cette volonté de faire au plus proche sont des gages de qualité mais ils sont aussi des freins pour les marges de la maison d’édition. « Depuis 2014, on a pu sortir 5 guides et c’est en soi une sacrée réussite, je me bats contre les grosses maisons et ce n’est pas évident car les guides Ecothentic sont un peu plus onéreux (15€ environ) que certains grands noms du tourisme. Néanmoins, j’ai pu me rapprocher de médias spécialisés ou d’autres maisons d’éditions engagées pour me faire connaitre et ceux-ci m’ont permis aussi de participer à des salons nationaux. De mon côté, je prends aussi sur mes vacances pour aller en chasse de la bonne adresse et rencontrer aussi des libraires. Petit à petit, Ecothentic fait son nid dans le monde du tourisme durable. »","Innover, créer, se battre, Aurélie sait faire, 3 de ses guides sont imprimés en Anglais et elle a pu sortir des guides numérique très pratiques (et moins cher) pour découvrir une région sans se ruiner.
Malgré une incursion en Suisse romande (région voisine), Aurélie se concentre sur la France, Languedoc, Aquitaine, et la nouveauté 2021 la Charente « avec un nouvel auteur que j’ai pu faire travailler et rémunérer, c’est un signe fort pour l’avenir ». L’avenir, c’est aussi trouver des partenariats solides avec des institutionnels par exemple qui pourrait acheter un certain nombre de guides pour les distribuer derrière, c’est aussi la reprise des salons et autres rendez-vous d’importance. Aurélie garde confiance et si elle a dû reprendre un travail plus classique depuis peu elle est plutôt optimiste « le local a enfin le vent en poupe si je peux participer à ma façon à l’essor des régions porteuses de valeurs qualitatives, j’en suis heureuse ».
","Numérique, Mobilité, Culture Sports & Loisirs","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Développer l'attractivité du territoire","Guillaume Chassagnon","Aurélie Guédron","Edition Ecothentic","ecothentic@gmail.com","06 21 25 22 53 ","https://ecothentic.fr/","Annecy","","","Non"
26/07/2021 11:30:43,26/07/2021 11:30:43,"Hirundo, les architectes font des nids écologiques",,"Marie Flécheux, architecte diplômée de l’école de Grenoble, veut pratiquer selon des principes qui se sont confortés durant son DSA (diplôme national de spécialisation et d’approfondissement en architecture) « Architecture de terre » au laboratoire CRAterre. Pour elle, il s’agit de proposer une architecture écologique et participative, qui s’appuie sur l’usage de matériaux locaux, bio- et géosourcés, et l’expertise d’usage des habitants et usagers de nos territoires. Elle défend une vision sociale et environnementale du projet, qui doit être matière à faire discuter toutes les personnes concernées. C’est pourquoi, en 2018, elle crée la microentreprise Hirundo architecture. Lola Boyau, architecte et amie, qui partage les mêmes valeurs la rejoint en 2020. Aujourd’hui, elles travaillent ensemble au sein du collectif au sein d’Hirundo.","•	Méthode appliquée

Dès la création de son statut en 2018, Marie a pu trouver des projets de recherche-action grâce aux liens qu’elle entretient avec le laboratoire CRAterre. Elle a ensuite complété son activité avec des projets de maîtrise d’œuvre localisés dans la région Auvergne-Rhône Alpes. Depuis que Lola l’a rejointe, elles travaillent ensemble ou de manière autonome sur différents projets. 

•	Étapes clés :

- Création en 2018
- Projet emblématique dans le Jura pour lequel Lola a rejoint Marie (Scierie de Giron – 01)
- En 2020, rassemblement en collectif avec Lola et travail sur des outils en commun
- En mai 2020, installation dans des bureaux partagés avec Hop ! Durable notamment
- Collaboration avec Hop ! Durable sur des projets d’aménagements dans l’espace public

•	Moyens financiers et humains

Hirundo n’a bénéficié d’aucune aide ou subvention, du fait du statut de collectif de deux micro-entrepreneuses. La première année, des projets de recherche-action avec CRAterre, ont garanti à Marie un apport financier de départ. Au moment du lancement, elle a néanmoins eu besoin de mener une activité complémentaire. Comme pour de nombreuses entreprises du bâtiment, la période Covid n’a pas été facile, mais Hirundo poursuit courageusement sa lancée et son activité sur des projets de maîtrise d’œuvre toujours plus éthique et écologique. 
","•	Éléments facilitateurs

Pour Marie, le DSA « Architecture de terre » a été un réel tremplin en termes de compétences et de réseau, et l’articulation avec la recherche lui ouvre aujourd’hui encore de nombreuses portes. En outre, le milieu associatif, dans lequel elle est activement impliquée, a largement étendu ce réseau. Elle est notamment investie au sein des Habiles (Habitats Isérois Libres et Solidaires) et a soutenu le lancement du Cairn, monnaie locale et citoyenne du bassin grenoblois en 2018. 
Hirundo Architecture met un point d’honneur à travailler en collaboration avec les acteurs locaux impliqués sur leurs projets (collectivités, services techniques, entreprises locales, habitants…). Pour cela, Marie et Lola prennent le temps d’impliquer et de discuter avec les parties prenantes du projet. Ainsi, les prescriptions architecturales proposées par le collectif (cultures constructives locales, recyclage et usages de matériaux locaux) trouvent généralement un bon accueil.

•	Points de vigilance

Les petites entreprises, ou collectifs comme Hirundo, très engagés pour imaginer d’autres formes d’accompagnement de projet sont très peu soutenus malgré l’intérêt de leurs actions pour tendre vers une société plus respectueuse de l’humanité et de la planète. Pour Marie, il arrive que la lourdeur administrative entrave les petites actions que le collectif mène pour soutenir une transition écologique en architecture et dans le secteur du bâtiment.","Marie voit des évolutions vis-à-vis des questions environnementales et sociétales et l’arrivée d’une nouvelle génération qui y est sensible, que ce soit au sein des maîtrises d’ouvrage, des bureaux d’études ou de certains politiques. 
Sa grande fierté est de constater au cours de la conduite de projets que les acteurs impliqués se questionnent sur leurs pratiques (provenance de la ressource, implication des parties prenantes, valorisation des savoir-faire locaux etc). Pour elle, la transmission des idées par la pratique de terrain et le concret permet de faire évoluer les mentalités. C’est ainsi qu’elles qualifient le métier d’architecte : quelqu’un qui doit tenir compte de l’échéance climatique, des contraintes et ressources du lieu du projet. Il doit aussi et surtout faire le lien en aidant les filières de matériaux locaux et les actrices et acteurs du projet à communiquer entre eux.  
Hirundo Architecture s’attache à avoir une vision holistique de chaque projet, en proposant des réponses qui s’articulent avec les ressources des territoires qui les entourent. Marie rappelle que le réseau du collectif est un vrai soutien qui leur permet d’être plus fortes. C’est ainsi qu’elles ont pu multiplier la diversité de leurs projets. Leurs actions sont diverses et s’articulent entre : projets de réhabilitation en territoires ruraux, accompagnement de collectifs et d’association au lancement du projet d’habitat (Habitat participatif et autres…), installation artistique, mobilier urbain, mobilier intérieur, ateliers pédagogiques et chantier-école en lien avec la terre.","Education populaire, Logement, Intelligence collective, Culture Sports & Loisirs, Social","Favoriser l'implication des jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en forme l'information et communication, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","CIPRA France","Marie Flécheux","Hirundo Architecture","contact@hirundoarchitecture.fr","04 76 42 87 06","https://www.hirundoarchitecture.fr/","Grenoble et alentours, Jura","","","Non"
26/07/2021 11:38:44,26/07/2021 11:38:44,"Alchimie Construction, où le chanvre devient béton",,"Olivier Rossignol a fait des études de charpente. Très tôt, il s’intéresse au chanvre, qui offre notamment des propriétés isolantes remarquables, lorsqu’il est utilisé en béton végétal pour les murs, les toitures ou les sols. Les deux matières qu’il travaille sont donc le bois et le chanvre, dont il apprécie particulièrement les ambiances qu’ils créent. De 2006 à 2016, il dirige la société Chanvre Construction, qui compte jusqu’à 5 salariés. Il souhaite arrêter, puis reprend une activité pendant deux ans au sein de Cabestan jusqu’à décembre 2019. Son envie de recréer une société qui inclurait plus les personnes souhaitant assister et participer aux chantiers aboutit en avril 2020 à la création d’Alchimie Construction, où Olivier travaille seul pour le moment.","1.	Méthode appliquée

Son envie de créer Alchimie Construction point au premier confinement en 2020. Avec l’expert-comptable de sa précédente entreprise, il décide de créer une SASU, dans l’optique de l’ouvrir plus tard à d’autres partenaires et éventuellement la transformer en coopérative ou SCOP. Après des retards administratifs dus au Covid, il ouvre sa société le 14 avril 2020. Grâce à ses contacts du temps de Chanvre Construction, et surtout ses interventions pour Solution ERA en tant qu’expert en Construction en chanvre, quelques propositions de chantiers s’offrent à lui et les commandes ne cessent de croître. Il utilise d’ailleurs assez activement les réseaux sociaux pour montrer ses chantiers.

2.	Étapes clés

-	Début d’Alchimie Construction en avril 2020
-	Premier chantier en Haute-Savoie en mai 2020
-	Quelques chantiers en décembre 2020
-	Reprise très importante des projets au printemps 2021, dont des chantiers ouverts au public, ou de lancement sur plusieurs jours afin que les clients finissent par eux-mêmes, une fois formés.

3.	Moyens financiers et humains

Olivier n’a pas eu d’aide au démarrage, et la crise du Covid a compliqué les démarches d’enregistrement de son entreprise. Pourtant, il aborde la suite d’une manière plutôt sereine. La première année, il a fait 44000€ HT de chiffre d’affaires, et il est sur un prévisionnel de 90000 l’année suivante. Même s’il n’a « pas fait de folies », Alchimie Construction « progresse vraiment bien ». Pour l’instant, il n’a pas de structuration suffisante pour répondre à des commandes publiques par exemple, mais peut-être plus tard, éventuellement avec des salariés.
","1.	Éléments facilitateurs

Son réseau, notamment le fournisseur avec lequel il travaillait auparavant, sont bien sûr d’une grande aide. Les cours chez Solution ERA lui apportent également des clients parmi les élèves ou les autres formateurs, et certaines maisons pour lesquelles il travaillera ont été dessinées par un architecte en bioclimatisme, expert comme lui pour la formation. 
Le fait que le béton de chanvre soit encore relativement marginal lui permet aussi d’attirer une clientèle curieuse – et nombreuse. Il constate que les gens sont curieux, voire surpris, en bref attirés par cette matière et ce savoir-faire.

2.	Points de vigilance

Pour Olivier, il faut s’attacher à être transparent sur son savoir-faire, être très libre avec l’information et les connaissances. Pour cela, il faut prendre le temps et le conjuguer avec les chantiers. Il part du principe que plus de personnes utiliseront des matériaux naturels et écologiques comme le chanvre et la terre mieux ce sera.
Il est aussi conscient que malgré sa grande expérience dans le domaine, il achoppe parfois à des questions non résolues, qui lui demandent du temps avant de trouver la solution. L’humilité est une valeur qu’il défend dans sa pratique.
","Alchimie Construction est à la fois une entreprise de construction et de formation : Olivier aime impliquer les gens, qu’ils visitent le chantier. Le chanvre est une matière qui rassemble, dans la mesure où il est accessible entre autres aux femmes car peu lourd et sain donc sa manipulation est sans danger.
Il a de belles perspectives pour la suite, notamment un bâtiment de taille conséquente dans la zone artisanale de Novalaise, accueillant des ateliers et de l’habitat, ce qui sera une première pour lui.
","Education populaire, Formation professionnelle et Emploi, Logement, Intelligence collective","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Développer l'attractivité du territoire","CIPRA France","Olivier Rossignol","Alchimie Construction","france@cipra.org","06 72 74 85 38","https://www.facebook.com/AlchimieConstruction/","Novalaise (73) et alentours","45.59536262181833","5.770654678344727","Non"
26/07/2021 11:45:18,26/07/2021 11:45:18,"HopDurable, faire avec les savoir-faire locaux",,"Partant du constat que dans l’aménagement d’espaces publics, les matériaux et végétaux viennent de très loin sans réelle prise de conscience, Pierre, Thomas et Hélène, ingénieurs, lancent HopDurable en 2016 sous forme associative. Leur objectif est la mise en visibilité des filières locales, et ainsi la pérennisation de leurs savoir-faire, à l’attention autant des particuliers que des communes et des entreprises. Selon eux, quand il s’agit des ressources locales, l’enjeu est le même, que le territoire soit rural ou urbain. Leurs démonstrateurs pédagogiques prendront la forme d’aménagements d’espaces publics, accompagnés de panneaux explicatifs illustrés, prouvant ainsi qu’il est possible de faire des aménagements avec des matériaux et plantes locaux. Tout passant peut dès lors apprécier et apprendre de ces objets d’expérimentation et de médiation taille réelle. L’entière honnêteté des panneaux révèle l’état des filières des matières premières, et est ainsi matière à discussion, voire à proposition de la part des usagers.","1.	Méthode appliquée
Les trois fondateurs de l’association HopDurable, une fois quitté leur poste précédent, ont candidaté et rejoint un incubateur d’innovation sociale : Alter’Incub, de l’URSCOP. Ils ont ainsi bénéficié à partir de janvier 2017, pendant 12 mois, d’un lieu de travail et d’aides avec des expertises dans les domaines du marketing, du modèle économique, de la gouvernance… Leur ambition est de créer à terme une SCIC afin d’accompagner les acteurs publics, les CAUE, les interprofessions et les communes tout en associant des acteurs privés et des petites entreprises. Ce modèle permettrait d’élargir le spectre des acteurs concernés, via un portage collectif. Mais ils sont conscients que le processus est très long et ambitieux.

2.	Étapes clés

-	En janvier 2017, installation à la Pousada, une pépinière d’entreprises, grâce à l’incubateur d’innovation sociale
-	Inauguration des premiers espaces pédagogiques en décembre 2017
-	En mai 2018 : mise en ligne d’une application pour mettre en relation des privés avec des entreprises, mise de côté ensuite mais qui est importante dans la constitution de HopDurable
-	A cette même période, installation dans les locaux de la Scop La Péniche, dénommée aujourd’hui La Turbine.coop, en co-working
-	En novembre 2019, le premier salarié, Pierre, est embauché
-	En juin 2020, ils s’installent dans leurs bureaux actuels
-	En septembre 2021, Thomas sera le deuxième salarié embauché


3.	Moyens financiers et humains

5 membres constituent le conseil d’administration de l’association. L’association compte à partir de septembre 2021 2 salariés pour 9 jours / semaines travaillés. Une quinzaine de professionnel d’expertises variées sont adhérents de l’association. Cela leur apporte un lieu où échanger entre eux, fait rare en temps normal.
","1.	Éléments facilitateurs

Ils ont fait preuve de détermination et de débrouillardise et y ont bien sûr passé beaucoup de temps. Stratégiquement, ils ont démarché des collectivités bien dotées au démarrage. Ils se rendent à l’évidence qu’il faut dépenser beaucoup d’énergie pour avoir une seule opportunité. Mais souvent ce sont des concours de circonstances, des rencontres avec des personnes intéressées et motrices qui leur ont offert de belles opportunités, comme leur projet avec la SNCF. 
L’incubateur leur a été d’un grand soutien, notamment par l’apport d’un lieu de travail. D’un point de vue financier, ils ont reçu 2000€ d’une entreprise privée et la Métropole de Grenoble leur a accordé une subvention trois ans après la création de l’association.

2.	Points de vigilance

Ils sont attentifs à garantir des projets pour les six prochains mois, mais se projettent peu dans le long terme. Leurs préoccupations majeures sont d’observer une inertie générale, notamment auprès d’acteurs majeurs dans les territoires.
L’association a à cœur de se rapprocher de certains acteurs comme les CAUE et les PNR afin d’essaimer à une échelle territoriale plus large.
HopDurable constate avec gravité la perte d’attractivité des filières de production, qui rencontrent des difficultés à recruter. Ces métiers rebutent malgré des améliorations notables des conditions de travail. L’enjeu de parler de ces métiers et de les valoriser est fort, c’est pourquoi le contact avec les producteurs, pépiniéristes, tailleurs de pierre etc est important.","Leur premier projet « d’ampleur », pour la SNCF, a été une grande reconnaissance de leurs efforts. L’aménagement d’une place à Grenoble, dotée de parasols, a été l’occasion de travailler avec quatre entreprises d’insertion, avec lesquelles ils ont tissé de très bonnes relations. Une belle reconnaissance a été de voir les employés fiers de réaliser un travail valorisant. 
Ils complètent leur action dans des communes rurales, notamment dans les Bauges ou au Touvet (38),  où la place centrale du village sera réaménagée pour accueillir un nouvel espace de détente avec des matériaux locaux, ouverture prévue en mai 2022 !","Education populaire, Intelligence collective, Social, Lien rural / urbain","Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en forme l'information et communication, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Mobiliser des outils financiers, Faire évoluer les politiques publiques","CIPRA France","Pierre Renault","HopDurable","contact@hopdurable.fr","04 76 42 87 06","https://www.hopdurable.fr/","Grenoble et alentours","","","Non"
26/07/2021 11:53:26,26/07/2021 11:53:26,"PailleMen, mieux construire avec la paille",,"Xavier Picot, initialement dans l’imprimerie, l’édition et la publication numérique, souhaite s’extraire de ces domaines et employer son temps autrement que devant un ordinateur. Il se passionne pour les maisons passives et la construction écologique, respectueuse de l’environnement. Il entame ce gros virage professionnel à 46 ans. Il lui faut s’immerger dans la philosophie du bâtiment et du chantier, ce qu’il fera via des stages au Gabion.
","1.	Méthode appliquée

Xavier s’engage bénévolement dans des chantiers participatifs, car il a tout à apprendre. Il se forme auprès du Gabion à Embrun. Il y rencontre deux autres hommes avec qui il souhaite se lancer dans la construction de maisons passives, en ossature bois et isolation paille. Ils montent chacun leur statut d’auto-entrepreneur. Ensemble, ils explorent des systèmes constructifs ingénieux et font beaucoup de maquettes. Cette recherche dure deux ans, et ouvre en 2010 à un premier chantier. Les systèmes constructifs en bois et paille ne sont validés qu’en 2013, Xavier et ses collaborateurs ne pourront être assurables qu’à partir de 2016. Ils enclenchent donc le processus pour devenir une SCOP qui aboutira en 2018.

2.	Étapes clés

-	Création des statuts d’auto-entrepreneurs en 2008
-	Premier chantier en 2010
-	En 2013, rencontre avec Werner Schmidt, architecte suisse inspirant
-	Suite à ça, Paille Men abandonne les concepts quelque peu rigides de la maison passive pour travailler différemment
-	En 2015, construction d’une maison inspirée des principes de Werner Schmidt
-	Passage en SCOP en 2018
-	En 2021, début de montage d’une association pour réaliser des chantiers plus expérimentaux
 
3.	Moyens financiers et humains

Ils sont 3 salariés, Xavier Picot a 60 ans, les deux autres 34 et 36 ans. Pour l’instant ils sont deux associés, le troisième va rapidement le devenir. Ils souhaitent arriver à 6 salariés à terme, afin d’être économiquement viables. Ils déplorent n’avoir jamais réussi à obtenir de subventions.","1.	Éléments facilitateurs

Les recherches minutieuses qu’ils ont faites leur ont permis d’aboutir à leur système constructif actuel : une ossature bois et de la paille enduite à l’intérieur de l’habitation, ce qui garantit une grande inertie. Ils sont toujours en quête d’innovation, de recherche de plus d’efficacité. Avec la pénurie de matériaux actuelle, ils visent ainsi plus d’économie de matière.
Xavier reconnaît qu’ils ont le marché et ne manquent pas de clientèle, ils ont donc un gros potentiel de développement.

2.	Points de vigilance

Le passage en SCOP les a obligés à se soumettre à un système économique. Pour garder une certaine indépendance et une liberté d’expérimenter, ils souhaitent monter une association.
Leur grande difficulté est liée à leur petite taille : ils ont du mal à répondre à toutes les sollicitations, ce qui a été accentué par la pénurie de matériaux, qui engendre des débordements de délais. Ils investissent chacun beaucoup personnellement, au risque d’être essoufflés.
Xavier remarque qu’il y a une dissonance entre ce que les personnes sensibilisées à l’écologie leur disent et la réalité, notamment dans un milieu rural traditionnaliste. Ils ne reçoivent ainsi aucune aide et déplorent qu’un chantier qui promettait d’être un beau démonstrateur (des HLM en paille porteuse en milieu rural), ait été entravé par l’absence d’aide financière et le dénigrement de certaines personnes. Devant un manque de solidarité, ils font en sorte de se renforcer et se stabiliser en interne.","À l’issue de leur 36è réalisation, ils constatent que leurs clients sont très satisfaits. Xavier a beaucoup de recul, et après plus de 10 ans d’expérience, il reconnaît qu’il y a eu de très belles choses. Il ne regrette rien, sauf peut-être de ne pas avoir entamé sa reconversion plus tôt !
Actuellement, ils souhaitent aller plus loin dans l’éco-construction et seule une association complémentaire de la SCOP leur semble la solution pour un travail alternatif et expérimental.","Logement, Intelligence collective, Social","Accompagner et former les jeunes, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Faire évoluer les politiques publiques","CIPRA France","Xavier Picot","PailleMen","paillemen@gmail.com","06 22 87 94 54","https://paillemen.fr/","Gap et alentours","44.56307730757893","6.0809326171875","Non"
02/09/2021 11:10:36,02/09/2021 11:10:36,"Quelle est la mission d'une agence de référencement ?",," Que fait-elle pour votre entreprise ? Quel est l'avantage que vous pouvez tirer de leur embauche ? Ce sont quelques-unes des questions que vous pouvez vous poser lorsque vous envisagez d'engager une société de [[http://agencesharkcom.fr/ référencement]]. Afin de répondre à ces questions, lisez cet article.

Le but d'une agence est de vous donner plus de temps pour vous concentrer sur d'autres aspects de votre entreprise. Ils feront tout le sale boulot d'optimisation des moteurs de recherche pour vous, de sorte que vous n'aurez pas à vous soucier de quoi que ce soit. Vous n'avez qu'à vous asseoir et les laisser s'occuper de tout. C'est un grand avantage pour ceux qui ne peuvent pas consacrer trop de temps à leur travail. Ils peuvent toujours faire tout ce qui est nécessaire pour que leur entreprise progresse, comme la publication de blogs, d'articles de référencement et de communiqués de presse. Grâce à cela, vos clients connaîtront une croissance plus rapide.

Un autre avantage est qu'une agence de référencement a été certifiée par certains moteurs de recherche. Cela signifie qu'elle a passé les tests fixés par Google, Yahoo et Bing. Cela prouve qu'elle est capable de fournir des résultats même à ceux qui ont peu de connaissances sur le fonctionnement des moteurs de recherche. C'est très important, surtout pour les personnes qui souhaitent cibler un public spécifique et qui ne peuvent le faire que par le biais des moteurs de recherche.

Une société de référencement peut également contribuer à renforcer votre marque. Une marque bien établie peut contribuer à augmenter le nombre de visiteurs sur votre site web et à les faire rester plus longtemps. S'ils reviennent souvent, cela signifie qu'ils recommanderont vos produits à d'autres personnes. Cela peut conduire à des gains plus importants et à davantage de clients.

Il y a des avantages à engager une agence de référencement au lieu de tout faire soi-même. Si vous décidez de suivre cette voie, vous n'avez pas à vous familiariser avec l'optimisation des moteurs de recherche. Vous n'avez pas à rechercher de nouveaux mots-clés ou à rédiger des articles. Tout ce que vous avez à faire est de contacter l'agence, de soumettre vos besoins et de les laisser faire le reste. Vous pouvez leur laisser le soin de faire tout le travail pendant que vous profitez des fruits de leur travail.

Un autre avantage est que vous êtes sûr des délais. Les agences ont beaucoup de travail à faire, mais la plupart d'entre elles ne se stressent pas pour les délais car elles travaillent souvent en binôme. Elles respectent les délais jusqu'à ce que vous soyez satisfait et que le client reçoive son argent. Vous n'avez pas à vous inquiéter si le client n'est pas satisfait du travail effectué ou s'il y a des problèmes techniques, car ils seront traités.

Lorsque vous engagez une agence de référencement, vous avez la garantie d'un travail de qualité. Leurs employés sont spécialisés dans différents domaines et savent quels mots clés sont efficaces dans quelles parties d'un site Web. Ils peuvent également vous aider à choisir les bons mots-clés à utiliser et où les placer.

Si vous demandez à un client type : ""Quelle est la mission d'une agence de référencement ?"", vous obtiendrez de nombreuses réponses différentes. Mais lorsque vous engagez des professionnels pour votre site web, vous pouvez être sûr d'obtenir des résultats. Vous serez en mesure d'obtenir un classement de premier ordre sur la première page des moteurs de recherche et de générer plus de trafic pour votre site.

Les professionnels du référencement d'une agence travailleront pour améliorer le classement de votre site. Ils pourront travailler avec vous pour trouver les mots-clés les plus pertinents pour votre activité. Ils peuvent rédiger des articles et des blogs pour que votre entreprise soit bien connue. Plus vous aurez de trafic sur votre site, plus vous ferez de ventes.

Une fois que vous vous serez inscrit auprès d'une agence de référencement, vous devrez lui verser une certaine somme d'argent. Cette somme est généralement basée sur le nombre de pages qu'ils conçoivent pour vous et sur le travail qu'ils effectuent pour vous. L'agence de référencement se chargera de tout le travail de recherche, du développement web et de la mise en œuvre. Elle soumettra votre site Web à l'examen des principaux moteurs de recherche. Si votre site Web reçoit suffisamment de votes, il apparaîtra en haut des classements. Dans ce cas, davantage de personnes trouveront votre site.

Si vous cherchez une agence de référencement qui puisse vous aider dans votre activité en ligne, vous devez rechercher quelqu'un qui a de l'expérience. L'expérience est quelque chose qui ne peut venir qu'en travaillant longtemps dans ce secteur. Une bonne agence de référencement aura des clients satisfaits qui diront à tout le monde à quel point leur service était excellent. Avant d'engager quelqu'un pour votre entreprise, vous devriez demander quelle est la mission d'une agence de référencement particulière.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)","","","","","Accompagner et former les jeunes","poline","popo@gmail.com","Ftmp","popo@gmail.com","0742512425","","","","","Non"
28/10/2021 14:58:33,28/10/2021 14:58:33,"Alchimie Construction, où le chanvre devient béton",,"Olivier Rossignol a fait des études de charpente. Très tôt, il s’intéresse au chanvre, qui offre notamment des propriétés isolantes remarquables, lorsqu’il est utilisé en béton végétal pour les murs, les toitures ou les sols. Les deux matières qu’il travaille sont donc le bois et le chanvre, dont il apprécie particulièrement les ambiances qu’ils créent. De 2006 à 2016, il dirige la société Chanvre Construction, qui compte jusqu’à 5 salariés. Il souhaite arrêter, puis reprend une activité pendant deux ans au sein de Cabestan jusqu’à décembre 2019. Son envie de recréer une société qui inclurait plus les personnes souhaitant assister et participer aux chantiers aboutit en avril 2020 à la création d’Alchimie Construction, où Olivier travaille seul pour le moment.","1.	Méthode appliquée

Son envie de créer Alchimie Construction point au premier confinement en 2020. Avec l’expert-comptable de sa précédente entreprise, il décide de créer une SASU, dans l’optique de l’ouvrir plus tard à d’autres partenaires et éventuellement la transformer en coopérative ou SCOP. Après des retards administratifs dus au Covid, il ouvre sa société le 14 avril 2020. Grâce à ses contacts du temps de Chanvre Construction, et surtout ses interventions pour Solution ERA en tant qu’expert en Construction en chanvre, quelques propositions de chantiers s’offrent à lui et les commandes ne cessent de croître. Il utilise d’ailleurs assez activement les réseaux sociaux pour montrer ses chantiers.

2.	Étapes clés :
-	Début d’Alchimie Construction en avril 2020
-	Premier chantier en Haute-Savoie en mai 2020
-	Quelques chantiers en décembre 2020
-	Reprise très importante des projets au printemps 2021, dont des chantiers ouverts au public, ou de lancement sur plusieurs jours afin que les clients finissent par eux-mêmes, une fois formés.

3.	Moyens financiers et humains
Olivier n’a pas eu d’aide au démarrage, et la crise du Covid a compliqué les démarches d’enregistrement de son entreprise. Pourtant, il aborde la suite d’une manière plutôt sereine. La première année, il a fait 44000€ HT de chiffre d’affaires, et il est sur un prévisionnel de 90000 l’année suivante. Même s’il n’a « pas fait de folies », Alchimie Construction « progresse vraiment bien ». Pour l’instant, il n’a pas de structuration suffisante pour répondre à des commandes publiques par exemple, mais peut-être plus tard, éventuellement avec des salariés.","1.	Éléments facilitateurs

Son réseau, notamment le fournisseur avec lequel il travaillait auparavant, sont bien sûr d’une grande aide. Les cours chez Solution ERA lui apportent également des clients parmi les élèves ou les autres formateurs, et certaines maisons pour lesquelles il travaillera ont été dessinées par un architecte en bioclimatisme, expert comme lui pour la formation. 
Le fait que le béton de chanvre soit encore relativement marginal lui permet aussi d’attirer une clientèle curieuse – et nombreuse. Il constate que les gens sont curieux, voire surpris, en bref attirés par cette matière et ce savoir-faire.

2.	Points de vigilance

Pour Olivier, il faut s’attacher à être transparent sur son savoir-faire, être très libre avec l’information et les connaissances. Pour cela, il faut prendre le temps et le conjuguer avec les chantiers. Il part du principe que plus de personnes utiliseront des matériaux naturels et écologiques comme le chanvre et la terre mieux ce sera.
Il est aussi conscient que malgré sa grande expérience dans le domaine, il achoppe parfois à des questions non résolues, qui lui demandent du temps avant de trouver la solution. L’humilité est une valeur qu’il défend dans sa pratique.","Alchimie Construction est à la fois une entreprise de construction et de formation : Olivier aime impliquer les gens, qu’ils visitent le chantier. Le chanvre est une matière qui rassemble, dans la mesure où il est accessible entre autres aux femmes car peu lourd et sain donc sa manipulation est sans danger.
Il a de belles perspectives pour la suite, notamment un bâtiment de taille conséquente dans la zone artisanale de Novalaise, accueillant des ateliers et de l’habitat, ce qui sera une première pour lui.
","Education populaire, Logement, Intelligence collective","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Développer l'attractivité du territoire","CIPRA France","Inès Hubert","CIPRA France","france@cipra.org","04 76 42 87 06","https://www.facebook.com/AlchimieConstruction/","Sonnaz","45.6203491","5.9123397","Non"
28/10/2021 15:03:24,28/10/2021 15:03:24,"Hirundo, les architectes font des nids écologiques",,"Marie Flécheux, architecte diplômée de l’école de Grenoble, veut pratiquer selon des principes qui se sont confortés durant son DSA (diplôme national de spécialisation et d’approfondissement en architecture) « Architecture de terre » au laboratoire CRAterre. Pour elle, il s’agit de proposer une architecture écologique et participative, qui s’appuie sur l’usage de matériaux locaux, bio- et géosourcés, et l’expertise d’usage des habitants et usagers de nos territoires. Elle défend une vision sociale et environnementale du projet, qui doit être matière à faire discuter toutes les personnes concernées. C’est pourquoi, en 2018, elle crée la microentreprise Hirundo architecture. Lola Boyau, architecte et amie, qui partage les mêmes valeurs la rejoint en 2020. Aujourd’hui, elles travaillent ensemble au sein du collectif au sein d’Hirundo.","•	Méthode appliquée

Dès la création de son statut en 2018, Marie a pu trouver des projets de recherche-action grâce aux liens qu’elle entretient avec le laboratoire CRAterre. Elle a ensuite complété son activité avec des projets de maîtrise d’œuvre localisés dans la région Auvergne-Rhône Alpes. Depuis que Lola l’a rejointe, elles travaillent ensemble ou de manière autonome sur différents projets. 

•	Étapes clés :
- Création en 2018
- Projet emblématique dans le Jura pour lequel Lola a rejoint Marie (Scierie de Giron – 01)
- En 2020, rassemblement en collectif avec Lola et travail sur des outils en commun
- En mai 2020, installation dans des bureaux partagés avec Hop ! Durable notamment
- Collaboration avec Hop ! Durable sur des projets d’aménagements dans l’espace public

•	Moyens financiers et humains
Hirundo n’a bénéficié d’aucune aide ou subvention, du fait du statut de collectif de deux micro-entrepreneuses. La première année, des projets de recherche-action avec CRAterre, ont garanti à Marie un apport financier de départ. Au moment du lancement, elle a néanmoins eu besoin de mener une activité complémentaire. Comme pour de nombreuses entreprises du bâtiment, la période Covid n’a pas été facile, mais Hirundo poursuit courageusement sa lancée et son activité sur des projets de maîtrise d’œuvre toujours plus éthique et écologique.","•	Éléments facilitateurs
Pour Marie, le DSA « Architecture de terre » a été un réel tremplin en termes de compétences et de réseau, et l’articulation avec la recherche lui ouvre aujourd’hui encore de nombreuses portes. En outre, le milieu associatif, dans lequel elle est activement impliquée, a largement étendu ce réseau. Elle est notamment investie au sein des Habiles (Habitats Isérois Libres et Solidaires) et a soutenu le lancement du Cairn, monnaie locale et citoyenne du bassin grenoblois en 2018. 
Hirundo Architecture met un point d’honneur à travailler en collaboration avec les acteurs locaux impliqués sur leurs projets (collectivités, services techniques, entreprises locales, habitants…). Pour cela, Marie et Lola prennent le temps d’impliquer et de discuter avec les parties prenantes du projet. Ainsi, les prescriptions architecturales proposées par le collectif (cultures constructives locales, recyclage et usages de matériaux locaux) trouvent généralement un bon accueil.

•	Points de vigilance
Les petites entreprises, ou collectifs comme Hirundo, très engagé pour imaginer d’autres formes d’accompagnement de projet sont très peu soutenue malgré l’intérêt de leurs actions pour tendre vers une société plus respectueuse de l’humanité et de la planète. Pour Marie, il arrive que la lourdeur administrative entrave les petites actions que le collectif mène pour soutenir une transition écologique en architecture et dans le secteur du bâtiment.","Marie voit des évolutions vis-à-vis des questions environnementales et sociétales et l’arrivée d’une nouvelle génération qui y est sensible, que ce soit au sein des maîtrises d’ouvrage, des bureaux d’études ou de certains politiques. 
Sa grande fierté est de constater au cours de la conduite de projets que les acteurs impliqués se questionnent sur leurs pratiques (provenance de la ressource, implication des parties prenantes, valorisation des savoir-faire locaux etc). Pour elle, la transmission des idées par la pratique de terrain et le concret permet de faire évoluer les mentalités. C’est ainsi qu’elles qualifient le métier d’architecte : quelqu’un qui doit tenir compte de l’échéance climatique, des contraintes et ressources du lieu du projet. Il doit aussi et surtout faire le lien en aidant les filières de matériaux locaux et les actrices et acteurs du projet à communiquer entre eux.  
Hirundo Architecture s’attache à avoir une vision holistique de chaque projet, en proposant des réponses qui s’articulent avec les ressources des territoires qui les entourent. Marie rappelle que le réseau du collectif est un vrai soutien qui leur permet d’être plus fortes. C’est ainsi qu’elles ont pu multiplier la diversité de leurs projets. Leurs actions sont diverses et s’articulent entre : projets de réhabilitation en territoires ruraux, accompagnement de collectifs et d’association au lancement du projet d’habitat (Habitat participatif et autres…), installation artistique, mobilier urbain, mobilier intérieur, ateliers pédagogiques et chantier-école en lien avec la terre","Education populaire, Citoyenneté, Logement, Intelligence collective, Social, Lien rural / urbain","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","CIPRA France","Marie Flécheux","Hirundo Architecture","flecheux.m@hirundoarchitecture.fr","06 79 11 21 61","https://www.hirundoarchitecture.fr/","Grenoble et alentours, Jura","45.205263456162385","5.718383789062501","Non"
28/10/2021 15:07:26,28/10/2021 15:07:26,"HopDurable, faire avec les savoir-faire locaux",,"Partant du constat que dans l’aménagement d’espaces publics, les matériaux et végétaux viennent de très loin sans réelle prise de conscience, Pierre, Thomas et Hélène, ingénieurs, lancent HopDurable en 2016 sous forme associative. Leur objectif est la mise en visibilité des filières locales, et ainsi la pérennisation de leurs savoir-faire, à l’attention autant des particuliers que des communes et des entreprises. Selon eux, quand il s’agit des ressources locales, l’enjeu est le même, que le territoire soit rural ou urbain. Leurs démonstrateurs pédagogiques prendront la forme d’aménagements d’espaces publics, accompagnés de panneaux explicatifs illustrés, prouvant ainsi qu’il est possible de faire des aménagements avec des matériaux et plantes locaux. Tout passant peut dès lors apprécier et apprendre de ces objets d’expérimentation et de médiation taille réelle. L’entière honnêteté des panneaux révèle l’état des filières des matières premières, et est ainsi matière à discussion, voire à proposition de la part des usagers.","1.	Méthode appliquée
Les trois fondateurs de l’association HopDurable, une fois quitté leur poste précédent, ont candidaté et rejoint un incubateur d’innovation sociale : Alter’Incub, de l’URSCOP. Ils ont ainsi bénéficié à partir de janvier 2017, pendant 12 mois, d’un lieu de travail et d’aides avec des expertises dans les domaines du marketing, du modèle économique, de la gouvernance… Leur ambition est de créer à terme une SCIC afin d’accompagner les acteurs publics, les CAUE, les interprofessions et les communes tout en associant des acteurs privés et des petites entreprises. Ce modèle permettrait d’élargir le spectre des acteurs concernés, via un portage collectif. Mais ils sont conscients que le processus est très long et ambitieux.

2.	Étapes clés :
-	En janvier 2017, installation à la Pousada, une pépinière d’entreprises, grâce à l’incubateur d’innovation sociale
-	Inauguration des premiers espaces pédagogiques en décembre 2017
-	En mai 2018 : mise en ligne d’une application pour mettre en relation des privés avec des entreprises, mise de côté ensuite mais qui est importante dans la constitution de HopDurable
-	A cette même période, installation dans les locaux de la Scop La Péniche, dénommée aujourd’hui La Turbine.coop, en co-working
-	En novembre 2019, le premier salarié, Pierre, est embauché
-	En juin 2020, ils s’installent dans leurs bureaux actuels
-	En septembre 2021, Thomas sera le deuxième salarié embauché


3.	Moyens financiers et humains
5 membres constituent le conseil d’administration de l’association. L’association compte à partir de septembre 2021 2 salariés pour 9 jours / semaines travaillés. Une quinzaine de professionnel d’expertises variées sont adhérents de l’association. Cela leur apporte un lieu où échanger entre eux, fait rare en temps normal.","1.	Éléments facilitateurs
Ils ont fait preuve de détermination et de débrouillardise et y ont bien sûr passé beaucoup de temps. Stratégiquement, ils ont démarché des collectivités bien dotées au démarrage. Ils se rendent à l’évidence qu’il faut dépenser beaucoup d’énergie pour avoir une seule opportunité. Mais souvent ce sont des concours de circonstances, des rencontres avec des personnes intéressées et motrices qui leur ont offert de belles opportunités, comme leur projet avec la SNCF. 
L’incubateur leur a été d’un grand soutien, notamment par l’apport d’un lieu de travail. D’un point de vue financier, ils ont reçu 2000€ d’une entreprise privée et la Métropole de Grenoble leur a accordé une subvention trois ans après la création de l’association.

2.	Points de vigilance

Ils sont attentifs à garantir des projets pour les six prochains mois, mais se projettent peu dans le long terme. Leurs préoccupations majeures sont d’observer une inertie générale, notamment auprès d’acteurs majeurs dans les territoires.
L’association a à cœur de se rapprocher de certains acteurs comme les CAUE et les PNR afin d’essaimer à une échelle territoriale plus large.
HopDurable constate avec gravité la perte d’attractivité des filières de production, qui rencontrent des difficultés à recruter. Ces métiers rebutent malgré des améliorations notables des conditions de travail. L’enjeu de parler de ces métiers et de les valoriser est fort, c’est pourquoi le contact avec les producteurs, pépiniéristes, tailleurs de pierre etc est important.","Leur premier projet « d’ampleur », pour la SNCF, a été une grande reconnaissance de leurs efforts. L’aménagement d’une place à Grenoble, dotée de parasols, a été l’occasion de travailler avec quatre entreprises d’insertion, avec lesquelles ils ont tissé de très bonnes relations. Une belle reconnaissance a été de voir les employés fiers de réaliser un travail valorisant. 
Ils complètent leur action dans des communes rurales, notamment dans les Bauges ou au Touvet (38), où la place centrale du village sera réaménagée pour accueillir un nouvel espace de détente avec des matériaux locaux, ouverture prévue en mai 2022 !","Formation professionnelle et Emploi, Intelligence collective, Mobilité, Social, Lien rural / urbain, Saisonnalité","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Faire évoluer les politiques publiques","CIPRA France","Pierre Renault","HopDurable","contact@hopdurable.fr","06 71 28 36 70","https://www.hopdurable.fr/","Grenoble et alentours","45.18010085752614","5.732116699218751","Non"
28/10/2021 15:12:02,28/10/2021 15:12:02,"PailleMen, mieux construire avec la paille",,"Xavier Picot, initialement dans l’imprimerie, l’édition et la publication numérique, souhaite s’extraire de ces domaines et employer son temps autrement que devant un ordinateur. Il se passionne pour les maisons passives et la construction écologique, respectueuse de l’environnement. Il entame ce gros virage professionnel à 46 ans. Il lui faut s’immerger dans la philosophie du bâtiment et du chantier, ce qu’il fera via des stages au Gabion.","1.	Méthode appliquée

Xavier s’engage bénévolement dans des chantiers participatifs, car il a tout à apprendre. Il se forme auprès du Gabion à Embrun. Il y rencontre deux autres hommes avec qui il souhaite se lancer dans la construction de maisons passives, en ossature bois et isolation paille. Ils montent chacun leur statut d’auto-entrepreneur. Ensemble, ils explorent des systèmes constructifs ingénieux et font beaucoup de maquettes. Cette recherche dure deux ans, et ouvre en 2010 à un premier chantier. Les systèmes constructifs en bois et paille ne sont validés qu’en 2013, Xavier et ses collaborateurs ne pourront être assurables qu’à partir de 2016. Ils enclenchent donc le processus pour devenir une SCOP qui aboutira en 2018.

2.	Étapes clés :
-	Création des statuts d’auto-entrepreneurs en 2008
-	Premier chantier en 2010
-	En 2013, rencontre avec Werner Schmidt, architecte suisse inspirant
-	Suite à ça, Paille Men abandonne les concepts quelque peu rigides de la maison passive pour travailler différemment
-	En 2015, construction d’une maison inspirée des principes de Werner Schmidt
-	Passage en SCOP en 2018
-	En 2021, début de montage d’une association pour réaliser des chantiers plus expérimentaux
 
3.	Moyens financiers et humains
Ils sont 3 salariés, Xavier Picot a 60 ans, les deux autres 34 et 36 ans. Pour l’instant ils sont deux associés, le troisième va rapidement le devenir. Ils souhaitent arriver à 6 salariés à terme, afin d’être économiquement viables. Ils déplorent n’avoir jamais réussi à obtenir de subventions.","1.	Éléments facilitateurs
Les recherches minutieuses qu’ils ont faites leur ont permis d’aboutir à leur système constructif actuel : une ossature bois et de la paille enduite à l’intérieur de l’habitation, ce qui garantit une grande inertie. Ils sont toujours en quête d’innovation, de recherche de plus d’efficacité. Avec la pénurie de matériaux actuelle, ils visent ainsi plus d’économie de matière.
Xavier reconnaît qu’ils ont le marché et ne manquent pas de clientèle, ils ont donc un gros potentiel de développement.

2.	Points de vigilance
Le passage en SCOP les a obligés à se soumettre à un système économique. Pour garder une certaine indépendance et une liberté d’expérimenter, ils souhaitent monter une association.
Leur grande difficulté est liée à leur petite taille : ils ont du mal à répondre à toutes les sollicitations, ce qui a été accentué par la pénurie de matériaux, qui engendre des débordements de délais. Ils investissent chacun beaucoup personnellement, au risque d’être essoufflés.
Xavier remarque qu’il y a une dissonance entre ce que les personnes sensibilisées à l’écologie leur disent et la réalité, notamment dans un milieu rural traditionnaliste. Ils ne reçoivent ainsi aucune aide et déplorent qu’un chantier qui promettait d’être un beau démonstrateur (des HLM en paille porteuse en milieu rural), ait été entravé par l’absence d’aide financière et le dénigrement de certaines personnes. Devant un manque de solidarité, ils font en sorte de se renforcer et se stabiliser en interne.","À l’issue de leur 36è réalisation, ils constatent que leurs clients sont très satisfaits. Xavier a beaucoup de recul, et après plus de 10 ans d’expérience, il reconnaît qu’il y a eu de très belles choses. Il ne regrette rien, sauf peut-être de ne pas avoir entamé sa reconversion plus tôt !
Actuellement, ils souhaitent aller plus loin dans l’éco-construction et seule une association complémentaire de la SCOP leur semble la solution pour un travail alternatif et expérimental.","Logement, Intelligence collective, Lien rural / urbain","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Développer l'attractivité du territoire","CIPRA France","Xavier Picot","PailleMen","paillemen@gmail.com","06 22 87 94 54","https://paillemen.fr/","Gap et alentours","44.56179309069503","6.081533432006837","Non"
28/10/2021 15:19:12,28/10/2021 15:19:12,"Bâti Nature, la SCOP de l'éco-constuction",,"Il y a 15 ans, Mathieu Junique, alors âgé d’une vingtaine d’années et maçon, se prend d’intérêt pour l’éco-construction. Il fait donc une formation sur la construction en paille, alors rare, puis plusieurs stages. Il lance son entreprise dans le domaine en 2006 et au bout d’un an, en 2007, il rencontre Maël Steck, charpentier, avec qui il s’associe en 2010. Ils développent alors la préfabrication, installés en Ardèche. Leur entreprise, une SAS, prend progressivement de l’ampleur. En 2014, Bâti Nature comptait deux associés et 10 salariés. Ils changent quatre fois de lieu, jusqu’à leur atelier actuel à Chatuzange-le-Goubet (26). Leur processus est assez industrialisé, et ils réalisent la préfabrication, l’assemblage et le stockage dans leur vaste atelier. Bâti Nature se constitue en SCOP en novembre 2018. Il s’agit d’une des plus grandes structures en éco-construction de Rhône-Alpes avec une quinzaine de coopérant.es.","1.	Méthode appliquée

Initialement SAS, la volonté des associés a été de transmettre l’entreprise et d’y impliquer les salarié.es, ce qui a abouti il y a trois ans à la constitution en SAS-SCOP. Cela a conforté le fonctionnement déjà assez coopératif. Pour le passage en SCOP, les salariés ont racheté l’entreprise à l’aide d’un emprunt. Ils ont également bénéficié d’un financement Initactive, issu du réseau France Active. Pour les accompagner dans leurs démarches, l’URSCOP leur a permis d’être suivis par un conseiller, les orientant sur le prix de vente en prenant en considération les envies de chacun.e. Une formation pour les nouvelles et nouveaux coopérant.es est réalisée par une conseillère de l’URSCOP.
Mathieu, associé dans la SCOP, a un investissement désormais limité dans la structure, car il est mobilisé sur d’autres projets personnels. Maël est quant à lui président. Sur les 15 salarié.es, 10 sont associé.es et l’objectif est que tou.te.s le deviennent.

2.	Étapes clés :
-	Création en 2006, association officielle avec Maël Steck en 2010
-	Début du principe de préfabrication à partir de 2008, trois maisons construites cette même année
-	Installation dans le premier atelier, permettant de travailler sereinement et au sec
-	L’arrivée dans l’atelier actuel en 2015, offrant un grand confort de travail
-	Le passage en SCOP en novembre 2018, garantissant un égal investissement de chacun.e

3.	Moyens financiers et humains
Bâti Nature a eu des aides pour l’achat de matériel via la CARSAT, ainsi qu’une subvention pour acquérir un chariot élévateur, ce qui est essentiel.
Ils sont 15 salarié.es dont 10 coopérant.es. Dans l’équipe, il y a 4 femmes dont 3 sur les chantiers, ce qui est très rare. Elles et ils y sont très attaché.es, dans la mesure où cela apporte une autre approche du chantier, et cela constitue un modèle dans ce milieu souvent réservé aux hommes.","1.	Éléments facilitateurs
Le contact proche et humain avec leurs clients, que les deux gérants de Bâti Nature ont toujours mis un point d’honneur à développer, est très favorable à l’image de l’entreprise. Les retours des clients sont d’ailleurs globalement très positifs.
Le point fort de Bâti Nature est une perpétuelle évolution dans ses techniques, qui vient de ses pratiques lors des chantiers. Depuis 6 ans, différentes générations de murs en ossature bois ont été inventées, et continuent de l’être. Leurs recherches actuelles découlent du marché actuel et de l’envolée du prix du bois, en tendant vers une certaine frugalité. Leur future génération de murs sera ainsi moins gourmande en matériaux.

2.	Points de vigilance
La dimension collective et coopérative ajoute bien sûr des enjeux de communication. Quand un.e salarié.e semble décrocher, elles et ils instaurent le dialogue afin de désamorcer d’éventuels ressentis. La taille de Bâti Nature est donc à la fois une force et un enjeu de structuration.
Concernant les choix techniques, comme leur processus est quasiment industrialisé, ils doivent faire attention au détail lors de différents points de contrôle. Ils disposent donc d’un bureau d’études interne qui se doit d’être pointilleux en amont. En aval, c’est le contrôleur des travaux qui supervise la pose.","Selon un coopérant, Simon, leur plus grande réussite est la constitution de l’équipe actuelle.
Le passage à des commandes publiques a été également pour elles et eux le moyen d’avoir une grande visibilité. 
Pour satisfaire leur credo qui est d’être une entreprise qui construit des maisons les plus écologiques possible et accessibles au plus grand nombre, Bâti Nature cible aussi des clients qui ont des ressources, afin de pouvoir mener des chantiers parfois moins lucratifs. Les projets d’habitat groupé notamment, dont ils tirent parfois les prix vers le bas, ont été parmi leurs plus belles expériences.","Formation professionnelle et Emploi, Logement, Intelligence collective","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en forme l'information et communication, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Mobiliser des outils financiers","CIPRA France","Simon Borel","Bâti Nature","france@cipra.org","04 76 38 66 41","https://www.bati-nature.fr/","Chatuzange-le-Goubet","45.0061626","5.0899218","Non"
08/12/2021 12:46:28,08/12/2021 12:46:28,"Mettre en avant les acteurs locaux engagés, telle est la mission des guides Ecothentic.","MettreEnAvantLesActeursLocauxEngagesTel2_my-ecothentic-guide-savoie-mont-blanc-vos-escapades-ecoresponsables-9791094602386_0.jpg","Créé en 2014 par deux jeunes femmes Haute Savoyarde, Delphine De Luca et Aurélie Guédron, la maison d’édition Ecothentic est résolument différente de par ses valeurs et les guides qu’elle conçoit. Issues toutes deux du monde du tourisme, les deux femmes ont eu l’idée en premier lieu de mettre en avant les sites, commerçants et artisans engagés sur l’éco durabilité dans les deux Savoie. « On voulait montrer que dans le nord des Alpes, il n’y a pas que le ski, mais des dizaines de personnes qui s’engagent et qui œuvrent au quotidien pour proposer de la qualité, des produits locaux ou par exemple sont ouverts à l’année ». Le guide Ecothentic permet à chacun de devenir un voyageur responsable en testant les suggestions de balades diverses et variées proposées dans les jolis bouquins reliés. Passionnées par leur région, les deux entrepreneuses qui avaient l’envie de créer et de façonner leur job à leur image, passionnée, conviviale et positive !
","Février 2014, le guide Ecothentic Pays de Savoie sort et il est résolument original :
Alors oui les filles y présentent des lieux ou des sites mais pas besoin de gratter beaucoup pour découvrir des informations bien sympathiques :
les marchés de producteurs
les coutumes locales
des recettes vraiment typiques après avoir interrogé les habitants souvent anciens.
Des itinéraires simples sont décrits et la mobilité douce est résolument mise en avant. Des croquis magnifiques ornent les guides aussi. Enfin, des pages de prises de notes sont prévues. Ce qui fait que chaque guide n’est finalement pas un guide classique mais un objet personnel que chacun utilise à sa guise.
Enfin chaque guide se clôt par un carnet d’adresse impressionnant. « Cela représente un gros travail », explique Aurélie Guédron maintenant seule à la barre du navire Ecothentic après le départ de son associée pour de nouvelles aventures. « Recherches par secteurs, bouche à oreille, rencontres avec les pros du secteur choisi, avec les responsables des organisations touristiques. Et enfin ensuite il y a la rencontre, les visites et autres dégustations des produits alimentaires. Passionnant mais ô combien prenant. » En tout cas, une belle volonté de ne pas se tromper et de ne pas mettre en avant quelqu’un qui ne joue pas le jeu. Et attention, Aurélie paie ses produits et ses additions, pas de fausses publicités donc.","Des valeurs, il y en a aussi sur la réalisation même des guides, un papier recyclé venant d’un imprimeur certifié imprim’vert et la volonté de faire travailler des prestataires régionaux : « notre graphiste, imprimeur ou les photographes et dessinateurs sont des habitants de Haute Savoie, la carte locale est hyper importante pour nous ».
Ce travail et cette volonté de faire au plus proche sont des gages de qualité mais ils sont aussi des freins pour les marges de la maison d’édition. « Depuis 2014, on a pu sortir 5 guides et c’est en soi une sacrée réussite, je me bats contre les grosses maisons et ce n’est pas évident car les guides Ecothentic sont un peu plus onéreux (15€ environ) que certains grands noms du tourisme. Néanmoins, j’ai pu me rapprocher de médias spécialisés ou d’autres maisons d’éditions engagées pour me faire connaitre et ceux-ci m’ont permis aussi de participer à des salons nationaux. De mon côté, je prends aussi sur mes vacances pour aller en chasse de la bonne adresse et rencontrer aussi des libraires. Petit à petit, Ecothentic fait son nid dans le monde du tourisme durable. »","Innover, créer, se battre, Aurélie sait faire, 3 de ses guides sont imprimés en Anglais et elle a pu sortir des guides numérique très pratiques (et moins cher) pour découvrir une région sans se ruiner.
Malgré une incursion en Suisse romande (région voisine), Aurélie se concentre sur la France, Languedoc, Aquitaine, et la nouveauté 2021 la Charente « avec un nouvel auteur que j’ai pu faire travailler et rémunérer, c’est un signe fort pour l’avenir ». L’avenir, c’est aussi trouver des partenariats solides avec des institutionnels par exemple qui pourrait acheter un certain nombre de guides pour les distribuer derrière, c’est aussi la reprise des salons et autres rendez-vous d’importance. Aurélie garde confiance et si elle a dû reprendre un travail plus classique depuis peu elle est plutôt optimiste « le local a enfin le vent en poupe si je peux participer à ma façon à l’essor des régions porteuses de valeurs qualitatives, j’en suis heureuse ».
","Mobilité, Culture Sports & Loisirs","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire","Guillaume Chassagnon","Aurélie Guédron","Ecothentic","ecothentic@gmail.com","06 21 25 22 53","https://ecothentic.fr/","Annecy","","","Non"
08/12/2021 12:50:08,08/12/2021 12:50:08,"Un gite 100% écologique dans le Diois","UnGite100EcologiqueDansLeDiois_136165422_437101284399350_4385387131627651552_n.jpg","On dit souvent que le tourisme est nocif pour la planète avec tout ce qu’il peut engendrer, notamment en terme de surproduction de déchets. Consciente de cela et souhaitant véritablement œuvrer pour un accueil hyper respectueux, Olivia Robert s’est lancée dans une belle aventure : ouvrir un gite 100% autonome, qui intègre le client dans le 100% zéro. Ce souhait, Olivia l’a maturé pendant plusieurs années, elle qui œuvre depuis longtemps avec les valeurs de respect de l’environnement et un investissement associatif fort. Résidente de la région Lyonnaise, le but était aussi d’ouvrir un établissement pas trop loin de sa famille, et quoi de mieux finalement que le Diois, terrain plus fertile pour les luttes environnementales et sociétales.
Olivia est aussi une passionnée de voyages, concilier ses choix écologiques et le tourisme furent une évidence. Elle travaille dans le tourisme depuis 2013, notamment pour Nicolas Vanier. Mais Olivia avait envie de plus, de plus s’engager, plus mettre en avant ses convictions fortes. Avant la création de la maison zéro, elle s’est aussi engagée un an pour lutter contre le réchauffement climatique. Puis ce fut le vrai coup de cœur pour la région de Die et l’aventure pouvait débuter !","L’achat fut fait sur un coup de folie, coup de cœur et sans véritable plan de financement, juste avec les fonds propres de la famille. C’est ainsi allé très vite avec là aussi un engagement sans faille d’Olivia et de son conjoint. Le travail fut (et est encore) immense, comprenons bien que le couple ne souhaitait pas d’un gîte classique mais d’un véritable lieu où l’écologie s’exprime au quotidien. Il a ainsi fallu se creuser les méninges pour tendre vers le zéro déchet, le quasi zéro conso. L’aménagement a aussi été source d’études poussées avec un primo choix pour le bois, choix compliqué au vu des déplacements hallucinants des matières premières pour la construction. 
Le but c’était de faire un véritable havre écologique au possible, aller plus loin que les standards en vigueur actuellement. En gros, faire une maison qui n’existait que dans les rêves les plus fous d’Olivia. Le choix s’est porté sur une bâtisse moderne existante déjà et répondant à la norme RT 2012, restait à concrétiser l’idée…","Finalement, les difficultés résident plus dans le toujours mieux faire, toujours moins consommer, ainsi, le couple beaucoup fait par lui-même pour éviter d’acheter (sommiers par exemple). La seconde difficulté, énorme celle-ci, fut la fermeture du gite quelques jours après l’ouverture officielle (1er confinement de mars 2020). Mais là aussi d’une galère, Olivia en profita pour finir les travaux du gite. Le « do it yourself » prend ici tout son sens. C’est aujourd’hui un magnifique lieu pouvant recevoir 10 personnes tout au long de l’année.","Le vrai plus, c’est le fait que les clients ne sont pas uniquement des comptes en banques, là aussi la volonté est de tendre vers une pédagogie simple et conviviale. « Pas d’écologie rébarbative » mais du simple que chacun peut réutiliser chez lui. Chez lui… on touche là à la motivation sans faille d’Olivia Robert à savoir : montrer qu’à la maison, au retour des vacances on peut aussi agir. Que ce soit sur les réductions d’eaux, d’électricité, la gestion des déchets, le consommer local, les méthodes alternatives et/ou citoyennes, le dialogue est omniprésent (pour ceux qui le souhaitent évidemment) là aussi pas d’intrusions dans les vacances des uns ou des autres mais juste l’envie de créer du lien et du sens avec des gens en vacances, et qui dit vacances dit souvent bien plus d’ouverture à la nouveauté. Et ça marche, la maison à l’intérieur très épurée prend son envol !
Olivia ne se définit pas comme écolo parfaite, elle apprend encore et notamment de ses rencontres riches.
Une belle occasion de découvrir une région riche en sites naturels (Diois, Vercors, val de Drôme) en artisanat, en agriculture de qualité.
La réussite, c’est aussi voir avec quel enthousiasme les clients se prennent de passion pour les nombreux ateliers proposés : fabrication de lessives, ateliers zero déchets…","Intelligence collective, Culture Sports & Loisirs","Accompagner et former les jeunes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire","Guillaume Chassagnon"," Olivia Robert","CIPRA"," contact@lamaisonzero.fr","06 62 66 70 74 ","https://lamaisonzero.fr/","Die","","","Non"
09/12/2021 14:40:20,09/12/2021 14:40:20,"Les Champs du pain, le bon pain comme outil de partage et de transmission","LesChampsDuPainLeBonPainCommeOutilDe2_p7030071.jpg","** Printemps 2013, nous sommes dans le joli hameau de la Plagne**, commune d’Entremont le Vieux, partie Savoyarde du massif de Chartreuse. Des trentenaires actifs habitants le hameau décident, pour passer un bon moment avant tout, de rallumer le four banal pour faire leur propre fournée. Totalement amateurs et novices en la matière, la bande de copains (co-pains le mot prend ici tout son sens) se prennent au jeu. Le four est allumé une fois par semaine, et c’est véritablement l’occasion de passer un bon moment pour parler, échanger autour de la passion du bon pain. « On aimait vraiment le vrai bon pain » explique Charlotte Bertrande, une des créatrices toujours présente sur l’entreprise, « mais nous n’étions pas du métier du tout, des boulangers il n’y en avait plus au chef-lieu depuis 2010, c’est triste un village sans pain, alors petit à petit l’idée a germé entre nous ». Le groupe a vendu du pain aux randonneurs descendant de l’Alpette ou du Granier tout l’été et la coopérative fromagère a proposé de rentrer les produits en dépôt vente au sein de leur bâtiment. Ainsi l’aventure a continué durant l’automne-hiver suivant, avec ses aléas, la route, la météo, la neige sur les routes... Il fallait prendre une décision !
« En effet c’était clair, soit on se professionnalisait et on décidait d’en faire un véritable métier soit c’était terminé. Nous avons migré vers la ferme d’un agriculteur-boulanger à Challes les Eaux dans la périphérie de Chambéry, nous avons eu la possibilité et la grande chance de progresser énormément. Nous avons pu bénéficier d’un four plus professionnel, et deux personnes ont pu passer un CAP en candidat libre. En candidat libre tout simplement, car la formation classique imposait d’utiliser des farines industrielles et nous souhaitions garder les nôtres biologiquement produites. »","Avec les expériences de terrain, l’équipe a commencé à négocier avec la municipalité de l’époque d’Entremont le Vieux pour reprendre la boulangerie, vide toujours. Malheureusement, ce projet ne put aboutir « c’est une déception, une véritable déception, on a essuyé un manque de volonté politique évident, mais la suite est belle puisque la mairie de Saint Pierre d’Entremont Savoie nous a écouté attentivement et nous a permis de nous installer dans l’ancienne école du hameau de Saint Même d’en bas, notre lieu actuel. L’installation s’est effectuée en 2017, notamment grâce à un financement participatif pour notre four. La création de la Société coopérative (SCOP) a eu lieu en 2019, « c’est vraiment ce qui correspondait le mieux à nos valeurs et notre mode de fonctionnement » explique Charlotte. Ses valeurs, o combien chevillées aux 5 salariés actuels des Champs du Pain : Fabriquer un pain vivant en s’appuyant sur des gestes ancestraux. Faire confiance à des farines bio venant de fermes Alpines, le sel, lui, c’est le fameux sel de Guérande. Le reste c’est du travail, le plaisir de fabriquer simplement et de rendre les gens heureux avec de bons produits. La simplicité, le goût mis en avant au quotidien.
« Dès le départ nous avons eu cette volonté affichée de ne pas monter une boulangerie classique mais d’accompagner la vente par un volet animation/transmission important. Cette partie-là, on ne pouvait la faire que dans lieu bien à nous évidemment. Ces animations, c’est l’essence du projet, on a commencé comme cela en se réunissant, en apprenant des autres alors maintenant on partage avec des enfants, des individuels ou des groupes d’adultes. C’est une réussite qui nous ravit. ». Sur l’année, outre les ateliers scolaires ou accueil de loisirs, les adultes peuvent venir sur des formules différentes allant de l’initiation au stage plus complet de 4 jours. ","Les champs du pain a un fonctionnement sur commande « sauf les samedi de l’été ou nous ouvrons le fournil et la vente aux personnes de passage. Sinon c’est tout simple, les gens s’inscrivent sur notre site commande leurs pains et nous livrons sur différents lieux, que ce soit sur le massif ou en périphérie (citons Saint Martin le Vinoux, Saint Baldoph ou encore l’AMAP de st Hugues-St Pierre de Chartreuse). Un choix qui marche bien surtout pour les habitants hors massif. « On a plus de clients qui ne résident pas sur la Chartreuse, on a un peu de mal à toucher les locaux, à cela plusieurs raisons nous semble-t-il : beaucoup de personnes ici font encore leur pain et le système de commande n’est pas encore rentré dans les mœurs. On touche pas mal de néo ruraux et d’habitants des villes portes du massif. Après en étant logique le bassin de vie du massif ne suffirait de toute façon pas à nous faire durer et à assurer 5 salaires. Mais on veut garder cette emprise locale néanmoins, c’est primordial d’avoir des racines ! »","« Ces stages ont beaucoup de succès : les stages un jour accueillent 80 personnes sur un an par exemple » explique ravie, Charlotte. En outre l’équipe s’est aussi dotée d’un four mobile pour amener le beau geste au plus près des habitants.
 5 salariés (3 équivalent temps plein et 2 temps partiels), quelle riche aventure et que de chemins parcourus depuis les fournées entre amis. Un modèle économique stable, une volonté de partager ce patrimoine qu’est le pain dans notre pays. Une réussite qui dynamise un territoire .","Lien rural / urbain","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants","Guillaume Chassagnon","Charlotte","Les Champs du pain "," fabrication@champsdupain.fr  animation@champsdupain.fr ","07 61 59 73 27","https://www.champsdupain.fr/ ","Saint Pierre d'Entremont ","","","Non"
09/12/2021 14:45:01,09/12/2021 14:45:01,"Les Ecotraversées alpines, marcher pour appréhender au mieux les Alpes et leurs questions !","LesEcotraverseesAlpinesMarcherPourApprehe2_eco.jpg","Juillet 2018, un groupe d’une quinzaine de randonneurs s’élance pour une traversée du sauvage massif de Belledonne. Banal, pourrait-on dire ? Pas si sûr, ces personnes répondent à l’appel lancé par la FFCAM (fédération française des clubs alpins et de montagne) et ce dans le cadre du programme « que la montagne est belle »]. Cette semaine de randonnée est l’occasion de s’immerger totalement dans la vie d’un massif avec des rencontres, réunions, ateliers, débats menés par des intervenants qualifiés et spécialisés. Bergers, gardiens de refuge, scientifiques, forestiers, professionnels du tourisme posent leurs problématiques et expliquent les situations du moment ou les craintes du futur. Le tout dans une ambiance conviviale ou la nature et la découverte de l’autre sont mises en exergue.","L’occasion d’une rencontre avec Vincent Martin, accompagnateur en montagne, membre de la FFCAM et créateur du média collaboratif alpin : Alpes là. Vincent est une des personnes à l’origine de ces éco-traversées. « La volonté première est de permettre à un panel de personnes plutôt jeune, de découvrir un massif de montagne de façon assez complète. On est loin d’un trek organisé par une agence de voyage et c’est bien là toute la différence. Nous voulons montrer les richesses, le dynamisme d’un territoire mais aussi ses craintes et ses difficultés. Pour cela, chaque journée ou soirée est agrémentée de rencontres passionnantes avec des professionnels soit du dit massif soit au sens plus large de personnes exerçant dans la sphère montagne. Aucun sujet n’est tabou et cela entraine des débats passionnants et constructifs». Les sujets sont vastes en effet mais un dénominateur commun pourrait être le développement durable ou la préservation de l’environnement. « En effet, nous axons certaines de nos thématiques sur ces sujets ô combien importants, la protection des écosystèmes a d’ailleurs donné son nom à cette manifestions devenue maintenant annuelle. Nous essayons d’être irréprochables aussi en utilisant les transports en commun pour nous rendre au départ en début de la semaine ou pour en quitter le massif. Ces enjeux de mobilité sont, d’ailleurs, souvent d’actualité au cours des traversées ». Point important : une grande place est donnée aussi à la culture et à l’art. La compagnie des non alignés œuvre ainsi régulièrement pour des médiations théâtrales autour des thèmes abordées.","Les éditions 2018, 2019, 2020 (même avec le COVID) ont eu lieu en Belledonne, sans lassitude tant la variété des paysages, la qualité des intervenants enrichi les traversées. Pour 2021, cap sur le Parc National des Ecrins avec notamment des rencontres avec les agents du Parc ou des acteurs travaillant en son sein.
Si, chaque été les écotraversées ont lieu, ce n’est pas sans difficultés « les partenaires financiers ont du mal à soutenir des actions portées par des jeunes, on souffre d’un discrédit parfois. Mais on s’en sort grâce à la grande famille montagne qui nous aide bien. Chaque édition représente un cout d’environ 15 000€, 7500€ vient de financements extérieurs par exemple du club Alpin Français, d’ONG comme CIPRA et aussi notons le soutien de l’université Grenoble Alpes ou l’intérêt majeur porté par le Labexittem (innovations et transitions territoriales en montagne). Nous tenons par contre que chaque participant participe selon ses revenus et son statut. Soucieux aussi de l’aspect social de l’évènement, nous payons les deux accompagnateurs en montagne qui guident le groupe en toute sécurité. Chaque année les participants sont à 80% âgés de moins de 30 ans et même si on ne ferme la porte à personne, ouvrir les champs de la découverte de la montagne aux jeunes est un leitmotiv très important pour les organisateurs.","Les réussites sont variées et permettent la pérennité de l’opération. Ainsi, cette année, changement de massif et donc changement aussi de thématiques, le Parc des Ecrins, parc National très vaste permettra d’en savoir plus sur la structure de l’entité en elle-même et de ce qu’elle représente pour le territoire. Sujet passionnant !
« Le concept plait vraiment, nous sommes complet chaque année. Pour garder notre éthique nous avons mis en place une charte drastique avec un cahier des charges faisant que ces ecotraversées gardent cette volonté farouche de transmission des savoirs entre tous. » Les créateurs et organisateurs ne se contentent pas d’une semaine sur le terrain pour montrer la « vraie montagne ». « Nous faisons des podcasts permettant à tout un chacun de nous suivre via le site Alpes là notamment, nous recevons aussi des dessinateurs, aquarellistes qui réalisent des œuvres sur l’écotraversée et enfin un film est monté chaque année. Celui-ci est diffusé ensuite soit en ville (Grenoble-Chambéry) lors d’évènements montagne ou encore dans des sites plus surprenants (lors de bivouac en montagne par exemple). Le but est vraiment de diffuser au plus grand nombre. »
Les objectifs sont nombreux : pérenniser l’évènement évidemment, essaimer l’évènement sur d’autres massifs et permettre à de nouveaux jeunes de s’imprégner de cet univers montagne.
Montrer que la montagne est belle, vivante mais si fragile. Découvrir les initiatives des territoires pour une transition du tourisme voici ce que chaque année l’équipe met en place avec une foi intacte.","Education populaire, Citoyenneté, Culture Sports & Loisirs, Lien rural / urbain","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Guillaume Chassagnon","Vincent Martin","CIPRA","contact@ecotraversee-alpes.fr","06 06 47 69 88","http://ecotraversee-alpes.fr/ecotraversees-alpines/","Grenoble","","","Non"

Télécharger le fichier d'export au format csv