Visualisation du fichier CSV pour l'export des fiches de type : Récits-Recettes AJITeR - Total des fiches : 42
"datetime_create","datetime_latest","Titre *","Image (facultatif)","Le point de départ","Les ustensiles","Astuces du chef","Les réussites de la recette","Thématique de la recette *","Levier méthodologique utilisé *","Fiche rédigée par","Personne contact","Organisation","Mail","Téléphone","Pour en savoir plus sur la recette","Ville concernée","bf_latitude *","bf_longitude *"
22/07/2019 15:40:12,22/07/2019 15:40:12,"Un accord inter-professionnel pour fidéliser les saisonniers et sécurises les parcours ",,"Le projet d'accord collectif a été refusé à la signature (en 2011) par les organisations patronales . L'accord est remis en cause par l'échelon national – craignant une nouvelle strate réglementaire - , alors qu'au niveau local les échanges entre les différents acteurs étaient favorables à la signature de cet accord.

Perspectives : 
La Maison des 4 Montagnes mène une mission de recherche de solutions et d'outils juridiques pour valoriser et déprécariser l'emploi saisonnier :
• création d'une base de données « emploi – compétences », permettant de valoriser la pluriactivité et les compétences des actifs du massif du Vercors, ainsi que de rapprocher les employeurs entre eux et avec les demandeurs d'emplois sur la base du recensement des périodes de disponibilités et les compétences requises.
• mise en place de formation auprès du public saisonnier durant l’automne (pendant 1 mois) en langue, bureautique et connaissance du territoire",,,,"Formation professionnelle et Emploi, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Accompagner et former les jeunes",,"04 56 00 56 38 Laure Foray – dir","Maison de l'Emploi des 4 Montagnes",,,"","19 Chemin de la Croix Margot 38 250 Villard de Lans","45.0719751","5.5556904"
29/07/2019 09:46:30,01/08/2019 10:02:56,"Le programme AJIR, une coordination des acteurs et actions jeunesse du Département de l'Ardèche","LeProgrammeAjirUneCoordinationDesActeurs2_5785_842_logo_ajir_hd.jpg","Lors de la publication de l'appel à projet sur le Programme d'Investissement d'Avenir Jeunesse (2016-2021), le Département de l'Ardèche et 11 partenaires (la DDCSPP, la DIRECCTE, la CAF, le Cermosem, le PNR des Monts d'Ardèche, la CAPCA, la Ville d'Annonay, le SYMPAM, le SYMCA, le CRIJ et le Réseau ITESS) décident de co-porter la candidature du projet AJIR - Ardèche, Jeunesse, Innovation, Ruralité. Le projet AJIR est co-construit avec le tissu associatif du territoire, dans le cadre d'ateliers réunissant plus de 70 acteurs. Il s'organise autour de 3 thématiques et de 24 fiches-actions. Le projet AJIR ambitionne de permettre aux jeunes d'être impliqués dans la co-construction des politiques publiques qui les concernent.","**Méthode appliquée :** 
le Cermosem a été sollicité pour conduire l'évaluation du projet AJIR, sous une forme recherche action. Le Cermosem porte actuellement les postes de l'équipe d'évaluation (11 personnes, 3,7 ETP).""
Le projet AJIR a intégré progressivement de nombreux partenaires, dont 13 EPCI. Concernant ces derniers, le Département et la CAF de l'Ardèche ont accompagné la prise de la compétence Jeunesse à travers l'animation du réseau des coordonnateurs.""
L'équipe AJIR, intégrée au sein du Département est reconnue par les partenaires comme une ressource, pour répondre au besoin d'avancement de l'action / de l'enjeu de transversalité / et de connaissance. 
 - Assurer la place de jeunes au sein de la gouvernance est une demande explicite de l'ANRU, opérateur des PIJ Jeunesse. Au cours de la phase 1 du projet AJIR (2016-2017), la gouvernance s'articulait pourtant autour d'un comité de pilotage (élus et responsables des 12 structures ayant porté la candidature) et d'un comité technique (techniciens de 18 structures pilotant des actions) : élus dans une instance, techniciens dans une autre et jeunes nulle part. Au démarrage de la phase 2 (2018-2021), le comité technique se transforme en 3 comités par ambition, animé chacun par une personne de l'équipe-projet : ce changement répond à la demande d'intégration de l'ensemble des partenaires dans la gouvernance (une quarantaine de structures) et de mixité des instances (élus et techniciens). Un travail est en cours sur la gouvernance, afin de permettre que des jeunes ardéchois y trouvent leur place à tous les niveaux.""
- La méthode d'animation territoriale repose essentiellement sur des rencontres physiques ; l'enjeu étant de savoir comment on arrive à dépasser la problématique de mobilité (3H environ séparent le nord et le sud de l'Ardèche), à travers des temps de travail à distance. L'équipe-projet et certains partenaires étudient actuellement l'idée de pôles ressources d'inspiration tiers-lieux facilitant la visioconférence sur les différents bassins de vie. Toutes les ressources sont également partagées (en attente d'un outil de centralisation des ressources en libre-accès).

**Étapes clés : **
-ateliers de co-construction du projet réunissant plus de 70 acteurs du territoire
-candidature déposée par 12 acteurs, dont le Département de l'Ardèche, en tant que chef de file
-gouvernance organisée autour d'un comité de pilotage et d'un comité technique ; ce dernier, très actif, se réunissait tous les mois pour assurer une transversalité de coordination entre les pilotes de fiches-actions
-réorganisation de la gouvernance suite à des tensions entre le comité de pilotage et le comité technique et la demande des partenaires non-associés à la gouvernance de l'être
-comité technique se transforme en 3 comités par ambition intégrant l'ensemble des partenaires concernés
-poursuite du travail sur la gouvernance en associant quelques jeunes du territoire et transformation du comité de pilotage en un comité de suivi, composé de représentants des comités par ambition ; partage du niveau de décision (opérationnel = comité par ambition ; transversal = comité de suivi) ; volonté d'associer jeunes-élus-techniciens à tous les niveaux""

**Moyens financiers et humains : **
- budget prévisionnel de 12M€ sur 5 ans dont un reversement de l'ANRU à hauteur de 6M€ ; l'animation territoriale, la gestion, la coordination et la communication sont financés à 100%
-équipe-projet initialement composée de 2 personnes (1 poste gestion + 1 poste coordination) ; équipe-projet actuellement renforcée à 5 personnes (1 poste gestion + 1 poste coordination + 3 postes d'animation territoriale)","**Éléments facilitateurs : **
-la Vice-présidente élue à la Jeunesse au Département, impliquée et présente sur le terrain et l'association d'autres élus départementaux : gage d'un portage politique renforcé et d'un travail en transversalité entre les services de l'institution départementale
-un réseau d'acteurs jeunesse force de propositions : fonctionnement de l'intelligence collective et accompagnement des acteurs aux pratiques collaboratives (T. RECHID) ; ouverture des élus et des techniciens vers de nouvelles pratiques et méthodes participatives. 
-une intégration progressive des EPCI dans le projet, grâce à un accompagnement vers la montée en compétence Jeunesse : 5 ans pour expérimenter des projets qui pourront être pérennisé après 2021
-une équipe-projet identifiée par les acteurs comme une ressource

**Points de vigilance : **
-des modalités administratives et financières lourdes : des reversements effectués à l'année N+1, impliquant des difficultés de trésorerie pour un certain nombre d'acteurs ; cadre administratif du Département ajouté à celui de l'ANRU ; absence d'outils adéquats au démarrage
-l'absence de communication interne et externe : peu de visibilité du projet AJIR, notamment auprès des jeunes (communication action par action plutôt que globalisée)
-une sur-mobilisation des acteurs : la construction collective nécessite beaucoup de temps de réunions, difficile de tenir le rythme sur la durée
-des blocages et des tensions entre les institutions et les acteurs de terrain et une équipe-projet parfois au milieu des rapports difficiles
-difficulté d'associer des jeunes à la gouvernance ","**Les réussites de la recette : **
- Cela a permis de faire se rencontrer des structures qui n'avaient pas d'habitudes de travail en commun, notamment entre Ardèche méridionale, Ardèche du Nord et Centre Ardèche. 
- L'intelligence collective, avec tout ce que ça a produit en dehors des temps de réunion
- Cela a infusé dans la tête des gens de faire autrement, de modifier ses propres pratiques qui sont éventuellement en lien avec les jeunes, de travailler sur les postures. 
- Cela a permis de faire monter en compétences les acteurs du territoire et s'appuyer sur l'existant, avec chacun qui expérimente à son niveau 
- Accompagnement des EPCI avec aussi la formation des élus et techniciens. 
- Le programme a permis des actions conjointes entre partenaires qui n'existaient pas auparavant, par exemple les 3 Missions locales commencent à travailler en commun, et à déposer des projets ensemble, ou encore une mutualisation de moyens vers les EPCI, inter-services, Département, DIRECCTE.

**Et demain ? **
-enjeu d'essaimage et de pérennisation des projets expérimentés pendant 5 ans
-enjeu de montée en compétences des acteurs du territoire pour une autonomisation de leurs pratiques collaboratives
-enjeu de maintenir des pratiques de co-construction avec des jeunes, des élus et des techniciens","Intelligence collective","Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Mobiliser des outils financiers, Faire évoluer les politiques publiques","Association ADRETS","Equipe-projet AJIR - Ardèche, Jeunesse, Innovation, Ruralité","Département de l'Ardèche","ajir@ardeche.fr","04.75.66.97.01","http://www.ardeche.fr/1014-ajir-pour-et-avec-les-jeunes.htm","Ardèche","44.815194","4.3986524702344"
29/07/2019 10:01:06,01/08/2019 10:03:48,"Participation des jeunes au projet du territoire du Massif des Bauges","ParticipationDesJeunesAuProjetDuTerritoir_juliehigel_pnrbauges.jpg","Dans les années 90, le territoire des Bauges se vide de sa population. Pour faire face aux enjeux économiques, les communes souhaitent être fortes et se regroupent pour créer le Parc Naturel Régional des Bauges. Dans les années 2000, le territoire devient plus attractif et connaît l'arrivée de nouvelles populations. Aujourd'hui, le constat de l'augmentation considérable des mouvements pendulaires liés aux déplacements domicile-travail vers les villes portes conduit les élus à se questionner sur l'avenir du territoire : souhaite-t-on que le Massif devienne une cité dortoir ? Cette réflexion intervient aussi en même temps que la perspective de révision de la charte du PNR des Bauges et la construction du projet de territoire. Dans ce contexte impliquant 65 communes et 7 communautés de communes et visant l'implication large des habitants, les élus sont conscients d'être vieillissants et de devoir favoriser l'implication des jeunes dans ce processus car ils seront ceux concernés par les changements engagés sur le territoire du PNR. En 2017, le projet européen Gaya est une opportunité de financement pour travailler à la participation des jeunes au projet de territoire.","**Étapes clés : **
- Mobiliser les jeunes : La 1ère étape est de trouver des jeunes. La stratégie employée est de se saisir de l'opportunité des interventions dans les lycées des villes-portes pour mobiliser les jeunes lycéens intéressés pour participer. 
- Faire se rencontrer jeunes, élus et acteurs jeunesse : Un comité de pilotage est organisé entre les jeunes avec les élus et les acteurs jeunesse. Les questions suivantes sont posées : ""Les jeunes, c'est quoi ?"" ""Comment travailler avec les jeunes ?"" ""Quelles sont les attentes des jeunes ?"" ""Comment toucher tous les jeunes ?"". Il est dès ce moment là noté par les jeunes leur souhait de se réunir sans adultes pour travailler ensemble sur l'avenir du Parc. L'équipe propose de les soutenir en utilisant le format d'animation ""Forum Ouvert"" sur un événement dédié à organiser entre jeunes. La proposition est acceptée.
- Mobiliser les jeunes sur le temps scolaire : l'animatrice va rencontrer l'inspection académique et proviseurs de lycée pour convaincre de libérer les élèves pour le Forum Ouvert qui s'appellera ""Festival Libère tes idées""
- Une première rencontre fédératrice : le festival Libère tes idées est organisé sur une journée uniquement avec la présence des jeunes et le seul soutien logistique de l'animatrice éducation du Parc et de la consultante. En une journée, les jeunes échangent activement, et aboutissent à 10 propositions (par ex. Développer les Énergies Renouvelables, développer le dynamisme des villages, Développer les pistes cyclables et la mobilité des jeunes, développer la production d'énergie bio-méthanisation, développer la filière bois locale, développer la participation des jeunes par un outil de gouvernance approprié...)
- Transformer l'essai : il est décidé de ne pas laisser beaucoup de temps avant une deuxième rencontre. Une ""Rencontre au sommet"" est organisée entre jeunes et élus : la randonnée doit permettre par des activités de tisser un lien de confiance entre jeunes et élus. Au sommet, les jeunes animent 3 ateliers sur le format World-café : un premier sur la mobilité, un second sur la création d'un festival annuel par les jeunes dans les Bauges, et un troisième sur un outil de gouvernance impliquant les jeunes dans le projet et les décisions du PNR. 
- Accompagner dans la durée : aujourd'hui l'animatrice est en soutien des jeunes pour l'organisation du festival et en suivi sur la mise en place de l'outil de gouvernance. 

**Moyens financiers et humains : **
- Une animatrice éducation du PNR des Bauges avec du temps de travail sur deux années financé via le projet Gaya Interreg Espace Alpin (un total de 50 000 € dont 35 000 € de sous-traitance à un cabinet d'étude qui a accompagné le projet)
- Un budget de 5000 € alloué par le PNR pour le festival Festi'Bauges. ","**Éléments facilitateurs : **
- La relation inter-individuelle : entre l'animatrice éducation et les acteurs jeunesse et éducatifs,  puis entre les acteurs éducatifs et les jeunes, et entre les jeunes et l'animatrice, a été crucial. L'animatrice a dit : ""Au départ, les jeunes sont venus pour me faire plaisir""
- Les élus : se sont mis dans une posture très volontaire d'accueil des propositions des jeunes et d'engagement à l'action. Un élu a dit : ""On ne va pas vous écouter, on va faire avec vous""
- La confiance entre les jeunes et les élus : un indispensable pour que les élus soutiennent en faisant confiance dans l'accueil de propositions, d'idées et la réalisation des actions
- Les animations au format dynamique : forum ouvert, world café, des lieux de rencontres atypiques (hors les murs, en montagne, dans le cadre d'une activité comme la marche) sont des éléments propices au bien-être des jeunes et à la confiance entre les personnes
- Rendre visible les actions portées par les jeunes : cet projet pourra se pérenniser d'autant que d'autres jeunes sur d'autres instances ou lieux prennent connaissance de la dynamique en cours
- Faire confiance aux jeunes dans leur choix et moyens pour réaliser les actions, mais rester en suivi actif et soutien opérationnel (ex. : l'animatrice est dans le groupe messenger
- Permettre de l'action très court-terme et long-terme : la temporalité des jeunes est différente et implique un besoin de réalisations et d'actions concrètes dans le court-terme en parallèle aux actions de long-terme. 
- Sans tomber dans le cliché de la ""carotte"", soigner l'accueil des jeunes (lieux choisis, restauration de qualité)

**Points de vigilance : **
- la dynamique est fragile car elle repose sur des lycéens, l'enjeu de la transmission entre les plus grands (terminales, 1è) vers les plus jeunes (collèges, seconde) est importante, ainsi que le fait d'élargir le cercle des jeunes investis. 
- la posture est très importante : 
- La temporalité entre le temps politique, le temps de l'action et le temps des jeunes est différent. 
- Les jeunes ont un  vocabulaire différents des adultes. Il est préférable de ne pas essayer de parler comme eux. 
- Une campagne de communication ratée des élus vers les jeunes peut-être totalement contre productive. Par exemple, le PNR a utlisé l'image d'une jeune fille 
- Pour ouvrir les cercle des jeunes actifs, il est essentiel de trouver des alliés et relais vers les acteurs jeunesse qui les touche sur les temps de loisirs hors cadre scolaire (ex. : centre de loisirs, clubs de sports...)","Depuis le Festival Libère tes idées avec 30 participants uniquement jeunes lycéens et étudiants, une dynamique durable est lancée avec 3 groupes de travail effectifs. Aujourd'hui, une dizaine de jeunes participent activement dans la construction de l'instance de gouvernance ""jeunes-élus du Parc"" qui va prendre la forme d'une Commission Jeune-élus et une autre dizaine est impliquée dans l'organisation d'un festival à vocation annuelle sous le nom Festi'Bauges. ","Citoyenneté, Lien rural / urbain","Favoriser l'implication des jeunes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Mettre en forme l'information et communication","Association ADRETS","Julie Higel, chargée de mission éducation PNR des Bauges","PNR des Bauges","j.higel@parcdesbauges.com	","04 79 54 97 65	","https://www.facebook.com/parcdesbauges/posts/699807070226291","Lescheraines","45.708292","6.1059272"
29/07/2019 10:40:45,01/08/2019 09:59:57," Recréer du lien social et intergénérationel avec l’Accorderie en Nord-Isère","RecreerDuLienSocialEtIntergenerationelAv_p4101138.jpg","Nous sommes accueillis par Eliane, animatrice-coordinatrice à l’Accorderie des Lônes aux Avenières- Veyrins- Thuellin Cette Accorderie, un système d’échanges de services entre habitants (sans argent) a été initiée par un groupe d’une dizaine d’habitants (de Morestel) des Balcons du Dauphiné.En 2013, un groupe d’habitants est accompagné par le Centre Social Jean Bedet des Avenières car ils souhaitent engager une action pour répondre à un besoin très fort localement de créer du lien social, d’aider (de sortir) les personnes à sortir de leur isolement, d’avoir un lieu qui permette la rencontre. Le groupe se renseigne sur les modèles de systèmes d’échanges de temps et de services, comme les SEL, puis il décide de créer une Accorderie. ","**Méthode appliquée**
Plusieurs actions intéressantes ont été mises en place et qui ont permis de toucher des jeunes et ensuite entraîner leur participation à l’Accorderie, notamment une présentation de l’Accorderie dans un lycée a débouché sur le souhait d’un jeune de réaliser son stage à l’Accorderie en 2019

**Étapes clés :**
En 2015, l’Accorderie ouvre ses portes et très vite, le groupe initial constitue en plus des instances de pilotage (conseil d’administration et conseil d’Accorderie), un groupe “Mélange des mondes”, pour favoriser l’intergénérationnel et la rencontre des personnes en milieu rural. Ce groupe donne naissance à deux projets phares : le premier, l’Accorderie Nomade vise l’achat d’un camion pour faire de l’itinérance dans les campagnes du territoire pour rejoindre les personnes isolées de tous âges et de tous milieux, et avec l’appui de partenaires de permettre aux personnes de se rencontrer et échanger des services. Le second, le projet “Chemins Contés” vise le recueil de témoignages de personnes âgées isolées par des jeunes, favorisant la rencontre et le partage autour de récits de vie, donnant lieu ensuite à un livre et une exposition qui sera itinérante via l’Accorderie ambulante. 

**Moyens financiers et humains**
Une animatrice à temps partiel à l’Accorderie en contrat aidé à 24h/semaine
Le développement de ces projets et du partenariat avec les acteurs locaux ainsi que l’organisation de permanences délocalisées implique une participation en temps importante des accordeurs (non monétarisé mais valorisé via les chèque-temps)
Le projet Accorderie nomade est de 19 000€, dont 10 000 € pour l’achat, la customisation et l’aménagement  du minibus. 
Le projet a bénéficié d’un co-financement de la CAF à hauteur de 5700 €, et de financements de la Fondation de France (9500€) et de la Fondation ag2r la Mondiale (1900€). ","**Éléments facilitateurs**
- Organiser des ateliers qui répondent aux envies et besoins des jeunes (bricolage, réparation de matériel…) 
- Organiser des temps de rencontres et d’échanges sur des horaires appropriés
- Toucher les jeunes via leurs parents qui sont Accordeurs. 

**Points de vigilance**
- Il semble que toucher les jeunes ait été plus facile quand l’animatrice salariée initiale qui était une jeune femme de moins de 30 ans : cela a véhiculé une autre image, cela a fait connaître l’accorderie via le réseau de connaissances de l’animatrice","Outre la mise en œuvre de l’Accorderie nomade et du projet « Chemins contés », cette expérience de l’Accorderie des Lônes est intéressante car elle a permis d’évoquer avec Eliane l’animatrice et un groupe d’accordeurs investis,  la participation des jeunes à l’Accorderie : pourquoi ils participent ou pas, par quel biais certains jeunes ont franchi le pas de l’Accorderie. A ce jour, la participation d’une vingtaine de jeunes a été évoquée, sur des temps plutôt ponctuels : 
    • un lycéen effectue son stage de BTS Développement territorial à l’accorderie
    • un jeune couple de réfugiés souhaite s’investir au jardin partagé de l’Accorderie
    • L’accorderie a engagé la démarche pour accueillir un jeune volontaire en service civique
Deux jeunes filles d’environ 18 ans participent ponctuellement aux activités et temps festifs de l’accorderie car leurs parents sont accordeurs. ","Social","Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Mobiliser les élus et les habitants","Association ADRETS","Eliane Barlet, Animatrice-coordinatrice ","Accorderie des Lônes","leslones@accorderie.fr","09 51 02 47 95","http://www.accorderie-des-lones.fr/","Les Avenières","45.6413104","5.56874106192154"
29/07/2019 11:15:56,01/08/2019 10:01:29,"L'Espace Rural Numérique fait (re)vivre une dynamique de lien social et de projets à Valdoule, un territoire isolé des Hautes-Alpes","LEspaceRuralNumeriqueFaitReVivreUneDyn_espace-rural-numerique-valdoule.jpg","La commune de Valdoule est située à une heure de Gap dans une zone rurale isolée et compte 215 habitants, présente un isolement géographique très marqué : une situation très particulière qui, paradoxalement, a joué en faveur du maintien de ces services publics de proximité, ces mêmes  services qui ont été supprimés dans d’autres communes pourtant plus grandes mais moins isolées géographiquement. Cela fait maintenant 4 ans que cette Maison de Services au Public déploie de nombreux services au sein d’un seul et même (tiers) lieu, bien identifié par le public comme « l’Espace rural numérique ».  Cette MSAP doit en effet être comprise au sens large du terme puisque l’Espace rural numérique héberge à la fois une MSAP mais aussi une médiathèque, un espace de coworking, une agence postale, un Visio guichet et un « e » café.    ","**Étapes clés : **
- 1996 : création de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Oule et à peu près en même temps mise en place d’une bibliothèque intercommunale (par conventionnement avec la BDP 05) sur la commune de Bruis.  Au fil du temps les services rendus  dans le cadre de la bibliothèque se diversifient, dépassant largement la sphère culturelle. D’où l’idée de créer un Relais de Services Publics afin d’officialiser un travail effectué sur le terrain depuis de nombreuses années (aides diverses dans le domaine des démarches administratives, mise à disposition d’ordinateurs au public, installation d’un visio guichet,…) 
- 2012 : labellisation du RSP de Bruis 
- 2015 : création de l’Agence postale intercommunale 
Les locaux de Bruis ayant atteint leurs limites, il est décidé de déménager tous les services (bibliothèque, RSP, Visio–guichet et Agence postale) dans des locaux plus spacieux sur la commune de Montmorin, à savoir dans les deux salles de classe de l’ancienne école communale. 
- 2015 : agencement de l’Espace rural numérique sur la commune de Montmorin : au sein de cet espace convivial et accueillant sont mutualisés tous les services pré-cités (bibliothèque, RSP et Agence postale) mais aussi un visio guichet, un espace de télétravail partagé et un coin de détente (« e » café avec liseuses et tablettes numériques,  tapis au sol, chauffeuses et jeux pour les enfants) 
Toujours porté par la CCVO jusqu’au 31 décembre 2016, La MSAP intercommunale de la Vallée de l’Oule  sera officiellement labellisée  sous cette nouvelle appellation le 1er mars 2017 
Avec la fusion des EPCI au premier janvier 2017, la MSAP de Montmorin passera sous la tutelle de la CCSB et plus tard encore, le 1er juillet 2017, deviendra la MSAP de Valdoule, les trois communes qui composaient la CCVO ayant fusionné à cette date pour n’en former qu’une seule : la commune nouvelle de VALDOULE. 

**Méthode appliquée : **
Cette expérience s'est construite de manière empirique et avec un moindre budget, en venant agréger de nouveaux services sur le constat de vrais besoins des habitants. L'animatrice souligne que le projet était innovant et n’a de ce fait pas bénéficié de subventions, ce qui  a laissé  la liberté de mettre en œuvre, d'entrer vite dans l'action et le faire, sans contrainte ou lourdeur administrative ou de circuit important et chronophage . Cathy mentionne que la taille restreinte de la communauté de communes a aussi permis cette prise d'initiatives.

**Moyens financiers et humains**
- 1 animatrice qui est déjà sur toute l'animation des activités de l'Espace Rural Numérique et sur l'accueil : Le poste de l’animatrice est dédié spécifiquement à la MSAP à 57 % de son temps.
- La MSAP est intégrée au sein du réseau des MSAP du Sisteronnais-Buëch : elle est seule physiquement sur le site , mais bénéficie de l'aide et l'accompagnement de cette mise en réseau
- Investissement de 5000 € d'une imprimante 3D sur décision des  élus
- Une photocopieuse scanner, 4 PC mis à disposition, et prêt occasionnel du vidéo-projecteur.","**Éléments facilitateurs : **
- Du fait de la diversité des pôles de services: bibliothèque avec coin café / Agence postale / MSAP / Coworking / un espace aménagé pour les enfants : tous les services bénéficient aux autres avec une hybridation des motifs de visites et demandes usagers à l'ERN
- La bibliothèque propose une programmation culturelle qui fait connaître le lieu
- Un élu visionnaire et en soutien, très intéressé par le numérique, et très impliqué au niveau politique notamment pour l'installation de la fibre. Ce type de projet, selon lui, est un argument pour dire que la fibre devait arriver sur le territoire, et la fibre a été amenée jusqu'ici. 
- Création de la page facebook et du site web qui marchent bien

**Points de vigilance : **
- La mise à distance de l'agrandissement de la taille des collectivités et notamment communauté de communes implique parfois des circuits de décision plus long, il apparaît nécessaire dans les contextes de fusion de laisser de l'autonomie et de la prise d'initiatives et de la capacité à agir pour tester et répondre aux besoins spécifiques  de ce  territoire d’hyper ruralité 
- Ce qui ne marche pas très bien, c'est le visio-guichet, un bureau avec un ordinateur dédié pour les rdv à distance pour les opérateurs partenaires, une opération mise en place par le département : des demandes sont faites en visio-rdv mais ne sont pas suivi de rdv avec les partenaires en visio, mais plutôt d’appels téléphoniques
- L'imprimante 3D n'a pas pris car il n'y avait pas les compétences ni le temps d'accompagnement pour développer les usages

**Points d'intérêt : **
Un territoire d’hyper ruralité,  limité à 200 habitants, ce qui permet à la fois de ne mobiliser qu’un seul salarié à plein temps  pour assurer le fonctionnement de tous ces services et ce faisant, justifier cet emploi, les dépenses salariales, de chauffage, etc,…  étant optimisées.
A noter que les autres services (API et médiathèque) sont cependant complémentaires de la MSAP, le public se déplaçant très souvent pour l’ensemble du bouquet de services proposé. La fréquentation par le public est même renforcée par cette configuration. On peut dire que les services se « nourrissent » les uns les autres : lors d’un seul déplacement les usagers réalisent plusieurs opérations. ","- Du temps de l'ancienne commune, un journal papier était édité par l'ERN. Arreté avec la nouvelle communauté de communes, mais les habitants se sont mobilisés pour que cela recommence : ce qui a auguré l'envoi sous format numérique en ligne en parallèle du format papier toujours disponible à l'ERN. Cet outil est un vrai journal local. 
- Un  bénévolat très important qui anime l'ERN avec un club informatique, club patchwork, give box, deux personnes qui font de la médiation numérique en ateliers collectifs et individuels, des ateliers pour les enfants...
- Un espace fermé qui peut être loué pour une entreprise, ce qui a été le cas par une entreprise de drones.
- Activité de prêt de tablettes par la Biblilothèque départementale , ce qui marche bien avec les enfants pour les enfants avec les activités contes et les activités manuelles l'été, 
- Espace de coworking : Une association avec les membres d'une congrégation religieuse qui travaillent beaucoup sur l'espace de coworking, et se forment aussi ici. 
Une personne a crée une société en permaculture-design et s'est formée ici en utilisant les espaces de coworking
L'espace facilite la création d'activités localement, et cela facilite leur installation en créant des liens avec les habitants : par exemple un maraîcher et un apiculture, pour lancer leur affaire venaient travailler localement à l'espace de co-working et Cathy pouvait être amenée à les aider sur les démarches
- Des ados qui viennent en vacances chez les grand-parents, qui ne viennent que parce qu'ils peuvent se connecter et être en ligne depuis l'ERN.
"" Le meilleur exemple, est que l'on a relancé un marché local, et l'idée est partis de l'Espace Rural Numérique"", pour aller au devant des prod locaux pour marché le mercredi, qui est parti de toutes ces rencontres autour du café, en période estival, c'est du jamais depuis des décennies dans ce village local""
- Encore une idée qui a émergé tout récemment, une bénévole a proposé de créer une Give Box : des bénévoles ont fabriqué ce meuble avec du matériel de récupération, et les personnes y déposent désormais des choses dont ils n'ont plus besoin dans le hall d'entrée de l'ERN, les objets sont récupérés par d'autres, dans une totale gratuité. ","MSAP, Numérique, Tiers-Lieu","Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire","Association ADRETS","Cathy ROUMIEU","Espace Rural Numérique (MSAP - Médiathèque-Agence postale) de Valdoule","msap.oule@sisteronais-buech.fr","09 67 49 52 15","https://valdoule.fr/espace-rural-numerique/","05150","44.412018425182","5.52610742037403"
29/07/2019 11:31:57,01/08/2019 10:01:51,"La Fruitière Numérique, un tiers-lieu dédié aux nouveaux usages numérique dans un village de 1000 habitants du Lubéron","LaFruitiereNumeriqueUnTiersLieuDedieAux_fruitiere-numerique_3_ar_1805.jpg","La commune décide en 2011 le rachat de l'ancienne coopérative agricole de ce village d'un peu plus de 1000 habitants du Vaucluse, Lourmarin, en plein cœur du Lubéron. La mairie décide d'en faire un lieu de rassemblement des habitants autour des nouveaux usages du numérique, et aussi pour répondre à l'enjeu de développer une activité transversale et non saisonnière autre que touristique et agricole. Le but est donc de développer l'économie locale à l'année, et aussi comme tout tiers-lieux, de créer un maillage local en faisant se rencontrer une diversité d'acteurs d'horizons variés. Une étude est réalisée avec cabinet et plusieurs acteurs pour délimiter projet, les premières pierres sont posées dès 2011. A noter le que le village de Lourmarin ne bénéficie pas de la fibre a Lourmarin. Comme quoi même sans fibre optique, on peut pousser la fibre numérique.","**Méthode appliquée : **
- Aujourd’hui, la Fruitière Numérique, ce sont 7 espaces destinés à la transmission du savoir numérique, à la créativité, à l’apprentissage, à la découverte, aux échanges et à la convivialité.
- Les acteurs sont au au centre du projet et l'équipe salariée en support. Ce lieu a une vocation de mise en relation forte. 
- Un marché de producteurs géré par la Mairie
- Un contrat DSP Mairie - il permet à la SPL de fournir des services gratuitement aux administrés notamment EPN (sauf abonnement de 25 € restant à payer pour un ensemble de services gratuit)
- La Fruitière est intégrée au réseau de la French Tech Drome Provence 
- La Fruitière jusqu'en 2018 représentait jusque 2018 le seul outil dédié à l'accompagnent au numérique et notamment sur le volet administratif. Aujourd'hui, sont présents la médiathèque à Perthuis et le CBE et Pole Emploi qui ont pris des missions d'accompagnement collectif et individuel, générant un report des usagers de La Fruitière vers ces opérateurs.

**Étapes clés : **
- 2011 : Achat par la Mairie de Lourmarin de la coopérative en friche en 2011 avec des étapes de réflexion sur les activités potentielles de ce lieu de plus de 3000m².
- 2012 : Ouverture au public dès 2012 avec le marché de producteurs de l'agriculture bio et locale
- 2014 : les travaux commencent par la première aile du bâtiment (1 500 m²). 3,5 millions d’euros sont injectés dans le projet
- Mai 2015 : Fin de la phase de réhabilitation et inauguration avec le déménagement de l'EPN et les premières machines du Fablab
- 2016 : Création d'une Société Publique Locale en charge animation et gestion de La Fruitière car de plus en de contact et vente de prestations auprès d'entreprises (grosse partie modèle économique)
- 2017 : Les travaux démarrent sur la seconde aile du bâtiment pour la réhabilitation de l'espace stockage en grand auditorium pouvant accueillir des événementiels de grande envergure. 2 millions d’euros sont investis avec un financement des travaux : État, région Provence-Alpes-Côte d’Azur, département de Vaucluse et Lourmarin.

**Moyens financiers et humains : **
- Budget annuel d'environ 200 000 €
- 1/4 budget Subventions (subventions en 2018 d'environ 45 000 €, également des subventions au coup par coup), notamment Région Sud et Département Vaucluse 
- 3/4 d'auto financement dont la vente de prestations","**Éléments facilitateurs : **
- Un maire convaincu que le numérique est désormais indispensable dans la vie et répondait aux enjeux de développement de sa commune
- Ouverture très rapide du lieu aux villageois avec le lancement du marché de producteurs a été essentielle pour faire adhérer au projet car une grande partie des habitants y avait travaillé par le passé : ce projet résonne en fait comme une manière de s'inscrire dans la continuité du lieu et de l'histoire.
- Volonté politique indispensable pour ce genre de projets. Grosse machine qui demande beaucoup d'énergie 3 salariés. 
- Mentalité sur le village d'ouverture lié au tourisme - avec dès le démarrage un projet pour le territoire et les territoires voisins
- Une démarche de projet simple et naturelle, avec un portage politique pragmatique qui a été porté en lien étroit avec animateur EPN, formant un binôme politque-technicien 
- Ce qui n'est pas anodin : un Conseil Municipal sans opposition, avec l'ensemble des élus communaux en connaissance et en soutien du projet.

**Points de vigilance :**
- Difficulté actuelle au niveau RH (avant emploi d'avenir mis à disposition par la Mairie, mais 1 seul pérennisé), aussi du fait du passage en SPL avec la montée en charges globale des activités liée au développement de projet
- Nécessaire pédagogie vers les habitants et l'enjeu de jouer carte sur table pour expliquer quel est le projet et le modèle (par ex. pour prévenir la croyance que la Fruitière repose uniquement sur des financements des collectivités, ce qui peut susciter des blocages ou oppositions). 
","Pauline Metton nous partage les impacts positifs qu'elle perçoit du développement de ce tiers-lieux sur le teritoire de Lourmarin, notamment en perspective d'accueil et d'attractivité : ""Il est très difficile de quantifier et mesurer les impacts et apports de ce tiers-lieu. J'ai pu savoir que des personnes se sont installées à Lourmarin du fait de l'existence de La Fruitière (des parisiens notamment) Cela a permis de localiser le Festival de musique Pop-Rock porté par Laurent Garnier sur le village, avec le développement d'une programmation gratuite qui bénéficie à tout le village. L'accueil de séminaires de travail implique des prestataires locaux, ce qui bénéficie à l'économie locale surtout hors-saison, avec des hôtels qui peuvent ouvrir exprès en inter-saison désormais. Cela a aussi permis le développement des activités avec notamment le passage de 5 à 25 coworkers en 2018.""","Numérique, Culture Sports & Loisirs, Tiers-Lieu, Saisonnalité","Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Mobiliser des outils financiers","Association ADRETS","Pauline Metton, directrice","SPL Fruitière Numérique","contact@lafruitierenumerique.fr","09 67 46 07 40 ","http://www.lafruitierenumerique.com/","84160 Lourmarin","43.7638163","5.3622302"
29/07/2019 11:55:08,01/08/2019 10:00:24,"Cohabitation intergénérationnelle pour faciliter l'accueil des jeunes apprentis, étudiants,  travailleurs...","CohabitationIntergenerationnellePourFacilite_solidarite-habitat.jpg","D’une part, certaines personnes sont confrontées à des difficultés particulières (financières, familiales, géographique...) d’accès au logement pour s’installer, travailler, suivre une formation, un apprentissage ou des études dans la Drôme. Et d’autre part, de nombreuses personnes (majoritairement âgées), vivent seules dans leur logement en ayant un sentiment de solitude et cherchant une alternative à la maison de retraite. Cette initiative est le fruit de l'expérimentation d’une cohabitation sur la Drôme en 2005, financée par la fondation de France et mis en place par Aider Initiatives. 

**Les objectifs initiaux : **
- Améliorer les conditions d'accueil des étudiant(e)s, apprenti(e)s, travailleur(se)s, ...
- bâtir des passerelles entre les générations en favorisant le lien social
- constituer un comité de pilotage à l'échelle départementale réunissant
des acteurs de la gérontologie, l'hébergement...

Adapter en milieu rural et périurbain un concept qui nous vient d’Espagne. Dans une volonté de
solidarité, une personne,généralement âgée, propose une chambre, un studio en échange d’une aide occasionnelle, d’un savoir-faire ou d'une présence à des étudiant(e)s, stagiaires, apprenti(e)s,
travailleur(se)s. Dans une logique d’échange, un(e) habitant(e) ouvre sa demeure à une présence. Tout deux se partagent les tâches de la vie quotidienne selon les possibilités de chacun(e), afin de vivre une cohabitation harmonieuse.

Aujourd'hui, Solidarité Habitats recense l’offre et la demande par un accompagnement individuel, en tenant compte de l’environnement social, familial et professionnel. Puis organise la rencontre entre le demandeur et l’offreur quand leurs besoins semblent convergents, vers une relation appelée « binôme ». Ensuite l'association propose ensuite une formalisation de la cohabitation par la mise en place d’une charte, d’une convention, d’un code de cohabitation qui permet de définir les bases des échanges ainsi qu’un suivi régulier par des appels téléphoniques et des rencontres bilans.","**Partenaires techniques**
- Les Organismes de formation et le territoire de la vallée de d’accompagnement à l’emploi (mission locale, Greta, CFA, pôle emploi, CTEF...)
- Centre locaux de coordination gérontologique (CLIC) 
- Les associations d’éducation populaire 
- Les CCAS

**Partenaires financiers:**
Ministère de la Jeunesse
Conseil Général de la Drôme
Région Rhône Alpes

**Autres projets comparables :**
ESDES Lyon logement en partage
DIGI Grenoble
Coup de pouce-Chambéry (Un toit deux générations)","**Difficultés rencontrées : **
Même si en 2009, « cohabitons en Drôme » a permis de répondre à 45% de l’offre recensée par
notre action, il est parfois difficile de croiser l’offre et la demande pour certaines raisons :
- géographiques (pas de demande dans ce lieu ou territoire trop isolé...),
- de profils (préférence pour un homme, une femme, une personne jeune...)
- de disponibilités (personne étudiante, en alternance en CDD, retraitée...).

**Facteurs de réussite :**
La communication diverse et variée (plaquette, affiche, réunions publiques, articles de presse,
émissions de radio, ...) relayée par un certain nombre de partenaires locaux, a permis une bonne
identification et connaissance de notre action sue le territoire Drômois. 95% des rencontres entre
demandeur et offreur organisées par AIDER permettent de concrétiser une nouvelle cohabitation, d’où l’importance de la rencontre individuelle pour bien identifier la demande, l’environnement familial, social et économique...

**Limites**
Les rencontres individuelles et collectives sont indispensables pour que les cohabitations soient
harmonieuses. Mais elles nécessitent beaucoup de temps d’entretiens et de déplacements qui a terme ne peut être assurée seulement par Solidarités Habitat. C’est une action qui nécessite donc pour sa pérennisation, la mise en place de relais à l’échelle de la commune et/ou de l’intercommunalité.
","Une évolution constante de la concrétisation des cohabitations depuis le démarrage : 2 en 2006, 12 en 2007, 20 en 2008 et 33 en 2009. C’est une action qui favorise une réponse adaptée, basée sur du lien et de la solidarité. Elle permet le recueil des besoins en hébergement dans leur diversité (étudiants, apprentis, salariés, saisonniers, nouveaux arrivants, stagiaires...) et les demandes exprimées (associations étudiantes, missions locales). 

**Les impacts :**
L’ensemble des hébergeurs souhaitent avant tout participer à une action solidaire en mettant à disposition un espace meublé inutilisé (autrefois utilisé par un enfant, parent...) de façon temporaire. Les plus âgés pensent que le fait d’avoir une présence régulière permet de rendre un quotidien plus dynamique, moins monotone. Cela favorise aussi l’envie d’activités (culturelles, sociales, domestiques...). Offre et partenariat : un intérêt grandissant sur l’ensemble du département de la part des associations, des organismes, des services accueillant un public senior. Cela se traduit par une sollicitation pour de l’information, une orientation de leur public vers AIDER comme solution alternative au maintien à domicile, une reconnaissance de notre action au sein des réseaux de gérontologie... Le recueil de témoignages des hébergeurs/hébergés et de leur famille lors des bilans, montre que l’action a été appréciée, bénéfique. Certains hébergeurs seniors renouvellent l’expérience en accueillant à nouveau une personne. L'accompagnement que propose AIDER autant sur la prise de contact, la visite, l’organisation de la rencontre et le suivi leur semble indispensable et rassurant

**Perspectives**
- Multiplier les binômes, par l’élargissement du réseau d’hébergeurs sur l’ensemble du département. Identifier, repérer, les besoins en nombre, diversité de situations, contribuant ainsi au diagnostic de territoire. Développer l’outil comme une solution possible adaptée à des publics divers (jeunes, éloignés de l’emploi, en formation...)
- Associer les communes, les associations et structures au développement de l’action par l’organisation de rencontres thématiques, de réunions publiques. Et aussi par la mise en place d’un comité de pilotage et la création de points relais sur le département.
- Par ailleurs, le nombre croissant de demandes et d’offres, et la multiplication de la diversité des situations ont amené l’association à se rapprocher des autres associations de la Région Rhône Alpes afin de partager les expériences, dans le cadre d’une antenne Rhône Alpes du réseau national LIS (Logement Intergénérationnel Solidarités). Afin de mieux analyser les besoins pour adapter une réponse au plus juste, les 4 associations du réseau LISRA 1 se sont inscrites dans une expérimentation dans le cadre d’un appel à projet du Haut Commissariat à la Jeunesse.
- L’expérimentation s’accompagne d’une évaluation qui doit permettre une mesure approfondie des besoins des publics, des modalités d’accompagnement et des conditions de pérennisation.
Par ailleurs, la structuration d’un réseau régional renforce les possibilités de développement de l’hébergement intergénérationnel, ainsi que d’une plus grande reconnaissance auprès des services de l’État","Logement","Faciliter l'accueil des jeunes adultes","Association ADRETS","Monica Fioriello","Solidarité Habitats","contact@solhab.eu","04 75 55 34 42","http://solidaritehabitats.eu/","Eurre","44.7588013","4.9890878"
29/07/2019 12:09:45,01/08/2019 10:02:15,"Le FIL, plateforme en ligne de rencontre et d'échange entre Locataires et Propriétaires de Maurienne ","LeFilPlateformeEnLigneDeRencontreEtDE_logo-fil-maurienne-jaune-rond.png","Cette expérience part du constat d'une tension sur le marché du logement locatif, notamment en période de forte saisonnalité et lors d'arrivée massive de population liée à des grands travaux sur le territoire de Maurienne. En 1995, le Comité Permanent pour la construction de l'A43 impulse le
« fichier logement » (format papier). Le fichier logement (FIL) fut créé pour favoriser l'hébergement des travailleurs affectés à la construction de l'A43 (fonctionna jusqu'en 1999). En 2003, celui-ci sera relancé par le Syndicat du Pays de Maurienne en l'intégrant sur internet. En 2004, le FIL fut réactivé pour répondre d'une part à la hausse de la tension sur le marché locatif et d'autre part pour anticiper les besoins en logement du grand chantier Lyon – Turin. Le FIL centralise les offres et les demandes en matière d'habitat locatif non touristique, permettant la mise en relation des demandes des locataires, des offres de location des propriétaires, OPAC ou agences immobilières. Le fichier interactif de logement est hébergé sur le site internet du Pays de Maurienne, mettant en liaison directe les loueurs et les locataires. La recherche se faisant par le biais d'un moteur de recherche et selon plusieurs critères: type de logement, meublé ou non, zone géographique. Aujourd'hui, le Fichier Interactif Logement (FIL) Maurienne est un service gratuit qui permet de répertorier les biens disponibles à la location ou pour le personnel saisonnier sur l'ensemble de la Vallée de la Maurienne.

** Les objectifs initiaux : **
- Apporter un service efficace à la population en matière de recherche de logement
- Centralise les offres et les demandes en matière d'habitat locatif (à vocation non touristique)
- Mettre en relation les demandes des locataires et les offres des loueurs

","**Fonctionnement : **
Les acteurs: Le syndicat du Pays de Maurienne (maître d'ouvrage), le Calpact de Savoie (maître d'œuvre & gestionnaire du logiciel Openloc), les loueurs et les locataires. Les locataires, recherchent par le biais du moteur de recherche le logement souhaité. Ils contactent eux
même les loueurs. Le Calpact aide les locataires dans leur recherche: détailler les charges locatives, donner les premières informations sur les aides au logement et à la location. Les loueurs, déposent leur offre gratuitement en ligne ou auprès du Calpact. Ils peuvent à tout moment modifier la date de disponibilité du logement grâce à un login. Les locataires les contactent directement. Le Calpact, réceptionne l'ensemble des données, vérifie les informations transmises, aide à la rédaction de l'annonce, et met à jour les fiches (disponibilité, montant du loyer et des charges, caractéristiques,...)

**Partenaires techniques**
Alliance Réseau

**Partenaires financiers**
Europe: Leader +
Région RA: CDPRA
Département: CIS
","**Facteurs de réussite : **
- Mode de fonctionnement simple
- Large partenariat local (institution, professionnel,...)
- Service à la population et aux entreprises
- Observatoire dynamique du marché local
- Satisfaction des propriétaires qui ont loués leur bien par l'intermédiaire de l'outil.","**Les réussites : **
Au 30 juin 2009, 481 logements (122 meublés et 359 non meublés) sont inscrits sur le FIL.
- 380 logements sont loués
- 101 logements sont encore vacants
En 4 ans, le nombre de logement inscrits sur le fil s'est accru de 6,5%.
90% des locataires contactent le FIL par internet, les 10% restant contactant directement le Calpact (téléphone, visite). Depuis son lancement, il est recensé environ 1510 connexions.
27% des loueurs contactent le FIL par internet, les 73% restant contactant directement le Calpact
(téléphone, visite)
**
Les impacts :** 
Très grand nombre de loueurs sur le Pays de Maurienne:
- 217 propriétaires privés (299 logements)
- 6 agences immobilières (153 logements)
- l'OPAC de Savoie (6 logements)
- 2 communes (3 logements)
- 11 SCI (20 logements)
- foyer des jeunes travailleurs (40 chambres et 33 studios)
La provenance géographique des loueurs est principalement locale-régionale:
- Maurienne, 75%
- Savoie, 4%
- Rhône-Alpes, 6%
- France, 13%
- International, 2%

**Les perspectives :**
Depuis 2005, développement de la communication autour du fichier interactif logement:
- création d'une charte graphique
- création d'un logo
- diffusion de flyers dans les mairies, les OT,...
- pose d'une banderole
- articles dans la presse locale","Logement, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","France Barbé","Syndicat du Pays de Maurienne","fil@maurienne.fr ","04 79 64 12 48","http://www.maurienne.fr/fr/il4-filmaurienne_p17-fil-maurienne-fichier-interactif-logement.aspx?fbclid=IwAR2B2YUQ2p67ZCLCdWNqcHWGziNV8A0H8p6vdWMk6d7Jw8dyuvq4fAG7XHg","Saint-Jean de Maurienne","45.2775258","6.3453329"
29/07/2019 12:26:12,01/08/2019 10:01:07,"Formation à la pluriactivité pour les femmes en milieu rural",,"**Contexte**
La communauté de communes des Monts d'Azur est située à la périphérie des Alpes-maritimes, aux frontières des Alpes de Haute-Provence et du Var. Ce territoire de 14 communes
compte 3300 habitants. Il est très rural et enclavé (50 minutes de la sous-préfecture, 1h30 de Nice la préfecture). Étant reculé des pôles d'emploi principaux, les demandeurs d'emploi connaissent des difficultés particulières : mobilité, garde des enfants... Le tourisme génère des emplois surtout dans la saison d'été, et l'agriculture reste un secteur pourvoyeur d'activité. La pluriactivité prend alors tout son sens pour créer des activités complémentaires L'offre de formation en proximité sur le territoire est presque inexistante. 

**Objectifs visés**
✔ Bien connaître le territoire et l’environnement économique
✔ Clarifier son projet d'emploi
✔ Étudier la faisabilité de son projet
✔ Connaître les statuts possibles
✔ Créer un réseau de relations
✔ Maîtriser les outils informatiques de base.","La formation permet d'aborder différentes facettes :
✔ acquisition de compétences: informatique, secourisme, anglais, techniques de communication...
✔ informations : statuts juridiques et fiscaux de la pluriactivité, méthodes mobilisation de soi et motivation,
connaissance du territoire et des services proposés, sensibilisation à l'ESS, présentation d'offres de formation (dont services à la personne)
✔ moments de ""convivialité"" : souder le groupe, le rendre dynamique et améliorer le potentiel créatif
✔ visites d'entreprises et d'entrepreneurs du territoire : boulangerie, épicerie, charpente, arômes...
✔ actions pour l'emploi : Pôle Emploi, PLIE, Mission Locale
Chaque parcours de formation s'effectue entre septembre et décembre Monts d'Azur sur une période de 420 heures. Elle prend en compte les contraintes des stagiaires (cf partie « points d'intérêts)

**Financements : 16 900€**
région PACA Service Montagne : 6000€ (pour 6 stagiaires)
MSA : 1500€
FSE : 4700€ (pour 2 stagiaires PLIE)
Communauté de Communes : 4700€

**Dépenses : **
intervenants (4300€)
déplacements, mise à dispositon salle et temps-agent CCMA
","**Points d'intérêts**
Très bons résultats sur le retour à l'emploi.
Les difficultés spécifiques des femmes en milieu rural sont intégrées au projet
➢ mobilité : les déplacements (visites en entreprises...) sont réalisés en minibus de la C.C ou en
covoiturage entre stagiaires et lien avec l'action « auto-école » menée par la CCMA
➢ garde d'enfants : la formation a lieu les lundi, mardi, jeudi et vendredi, les mercredis étant libres afin de tenir compte des nécessités de garder les enfants ce jour-là, et fin des journées de formation à 16h30 pour aller chercher les enfants à la fin de l'école
La formation est intrinsèquement transversale, mobilisant des intervenants différents, sur des thématiques différentes. Le territoire est mis en valeur et les visites d'entreprises montrent aux stagiaires qu'il est possible de monter des activités localement.
Le projet débouche également sur une meilleure visibilité du RSP auprès des employeurs, et donc des relations facilitées pour la suite : l'employeur informera plus facilement le RSP des recrutements à venir etc.
**
Difficultés et limites**
- Difficulté à pérenniser le projet, il faut sans cesse chercher et négocier des financements : FIT (Fonds Initiative Territoire région PACA), puis FSE, puis Fonds Montagne région PACA...
- Difficulté à obtenir des statistiques et des chiffres du chômage du territoire. Pôle Emploi dispose de ces chiffres, mais ils sont très difficiles à obtenir. Une vision statistique objective du territoire est donc impossible à construire.
- Il n'y a pas de diagnostic ni de documents d'orientation précis du territoire auxquels se référer
","**Résultats :**
« Ce projet a renforcé les liens existants entre les différents partenaires (Pôle Emploi, PLIE, Mission Locale du Haut-Pays Grassois, CPE, Créactive 06, PECOS, CLAIE, Atout Com' ...) et a permis de développer un nouveau partenariat avec la MSA. » Le lien avec les entreprises du territoire a également été renforcé. Celles-ci peuvent recruter plus facilement grâce à de bonnes relations avec l'ERIC et le Relais Services Publics, et les stagiaires connaissent mieux la réalité de ces entreprises et leurs besoins en main d’œuvre.

**Analyse : **
Durabilité sociale : très positif. Ré-insertion et retour à l'emploi des stagiaires, lien social entre les membres du groupe
Durabilité environnementale : neutre ou positif. Mise en place de covoiturage ou de minibus pour les déplacements, création d'activité dans le domaine environnemental 
Durabilité économique : positif. Mise en valeur et lien avec des entreprises locales, coup de pouce à la création d'activité.","MSAP, Formation professionnelle et Emploi","Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers","Association ADRETS","Anne FILIPPOT et Pascale Luiggi","MSAP RSP Pays de Grasse","msap@paysdegrasse.fr","04 93 60 42 30","http://hautpays.paysdegrasse.fr/about-us","Saint-Auban","43.8487499","6.726347"
29/07/2019 12:45:40,29/07/2019 12:45:40,"Un guichet unique pour faciliter l'accueil des jeunes étudiants, apprentis, travailleurs saisonniers","UnGuichetUniquePourFaciliterLAccueilDes_ccmv-logement-saisonnier.jpg","**Contexte**
La communauté de Communes du Massif du Vercors s'est trouvé devant un besoin pressant d'offre de logements, tant de la part des employeurs que de la part des saisonniers. Le
manque de logement sur le territoire était devenu un frein à l'embauche de nouvelles personnes et à la fidélisation des salariés, les saisonniers préférant aller travailler dans d'autres stations.
En 1992, le programme local de l'habitat avait déjà soulevé ce problème et une étude spécifique menée par le Conseil Général de l'Isère a mis en évidence que le territoire du Vercors accueille chaque année quelques 1100 travailleurs saisonniers l'hiver et près de 900 durant l'été. Ces saisonniers connaissent de gros problèmes d'accès au logement et certains des problèmes de décence des logements. La commission « habitat » de la Communauté de Communes du Massif du Vercors lance un travail de réflexion qui bénéficie d'une étude pré-opérationnelle (dans le cadre du « contrat station moyenne » avec des financements de la région, du département et de l’État) permet de diagnostiquer les points de blocage des dispositifs existants localement et permet de dégager des pistes d'actions. En 2001, une Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat (OPAH) est lancée à titre expérimental.

**Objectifs visés**
✗ Constituer un parc de logement pour les travailleurs saisonniers
✗ Faciliter l'accès à l'emploi pour les nouveaux saisonniers
✗ Fidéliser les salariés déjà présent","Dans le Vercors, territoire touristique et apprécié pour les sports d'hiver, les locations à la semaine pour un logement de 20m2 avoisinent les 300 €. Autant dire qu'il aurait été présomptueux de compter sur une offre quasi désintéressée des propriétaires pour ne loger que des saisonniers.
L'Opah se devait donc d'être attrayante ! Des subventions exceptionnelles ont été proposés aux propriétaires pour la réhabilitation des logements mais également pour leur aménagement. En contrepartie les bénéficiaires se sont engagés à louer leur meublé pendant neuf ans, dont six années à des saisonniers. Mais l'Anah a accordé une dérogation sur le plafond du loyer : « les loyers des logements subventionnés par l'Anah doivent être inférieur au loyer Besson (équivalent à 5€ le mètre carré), mais compte tenu du fait qu'il sont ici meublés et que la saison de location est plus courte, une dérogation a été obtenue pour que le loyer s'élève à 2 fois ce loyer Besson, soit 11 € le mètre carré ». La plus grande difficulté a été de convaincre les propriétaires, très dubitatifs au départ car ils n'imaginaient pas amortir leur bien en ne le louant que deux mois l'été et deux l'hiver. Or la saison dure plus que quatre mois par an sur ce territoire. Installé au télespace de Villard-de-Lans en 2006, le « guichet unique du logement des travailleurs saisonniers » est devenu le point de repère où convergent les demandes pour trouver un logement meublé et moins cher que les locations touristiques. Une personne, chargé de missions, assure l'accueil des saisonniers ou de leurs employeurs et la mise en relation avec les propriétaires bailleurs. « Je dispose d'un parc d'une cinquantaine de logements vers lesquels orienter les saisonniers ou les stagiaires en formation. Après avoir vérifié l'existence d'un contrat ou d'une attestation de stage, je donne les coordonnées du propriétaire ou de l'agence immobilière chargée de la gestion locative. Le propriétaire m’indique en retour si la location a été conclue ou non pour mettre à jour les disponibilités ». Ces logements sont répartis sur les sept communes de la communauté de communes.

Type de bénéficiaires : Travailleurs saisonniers, étudiants, employeurs
Coût du projet :  Coût du projet : 1 126 830 €, avec l’État, la Région Rhône-Alpes, le département de l'Isère, l'Anah, Association Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat
Dates du projet : Lancement de l'OPAH en 2001
**
Financements :**
Pour la gestion et l'animation du projet : 27% Etat, 46% le département et 27% la CCMV
Pour l'aménagement et la réhabilitation des logements : 35% l'Anah, 10% la région, 45 % de subventions +
TVA à 5.5%
Pour le mobilier : 50% du coût TTC plafonné à 2400€ (soit 1200€ maximum) par la région","**Points d'intérêts**
Il n'y a pas eu de diminution de l'offre touristique, ce qui aurait été pour le moins incohérent mais au contraire on a vu une valorisation du patrimoine existant.

**Points de vigilance**
Tous les ans, il faut chercher des nouveaux logements et donc convaincre de nouveaux propriétaires, ce qui permet de pallier certains retraits dus principalement à la vente des logements. Les nouveaux logements n'ayant pas bénéficié de subventions, leurs propriétaires ne sont soumis à aucune obligation de louer à des saisonniers. « Il s'agit le plus souvent de propriétaires qui ont trouvé par ce biais le moyen de profiter de leur appartement à l'inter-saison et de le louer pendant la saison. Ce qui s'avère plus souple que s'ils le louaient à l'année avec un bail trois-six-neuf ».

**Facteurs de réussite : **
- Le   service   de   proximité   apporté   au   niveau   du   guichet   par   un   accompagnement   personnalisé   des travailleurs ; 
-   L’animation faite auprès des propriétaires de logement ; 
-   Le  taux  d’emprunt  proposé  par  le  groupe  ALLIANCE  constitue  un  levier  d’incitation  majeur  auprès  des propriétaires privés ; 
-   La  double  saisonnalité  permet  d’obtenir  sur  le  plateau  du  Vercors  un  remplissage  des  logements  des saisonniers  8  à  10  mois  dans  l’année.  Cette  caractéristique  est  évidemment  un  élément  déterminant  dans l’applicabilité du dispositif. 
","- L'action permet de lever des difficultés pénalisantes pour le secteur de l'économie touristique et de remédier à des conditions de vie difficiles voire précaires pour les travailleurs saisonniers et stagiaires rés
idant sur le territoire ;
- 135 travailleurs en moyenne sont accueillis au guichet d’accueil chaque année ; 
-L’objectif  initial  était  de  réhabiliter  50  logements  dans  le  cadre  de  l’OPAH  entre  2002  et  2005.  A  l’heure actuelle, 37 logements ont été aidés.
- Il n'y a pas eu de diminution de l'offre touristique, ce qui aurait été pour le moins incohérent mais au contraire on a vu une valorisation du patrimoine existant. Les périodes de location sont satisfaisantes pour les loueurs. Les logements sont le plus souvent loués sur neuf mois que sur six ou sept comme il avait été estimé au départ. L'objectif de cinquante logements a été vite atteint, le bouche à oreille aillant convaincu les derniers réfractaires. Le patrimoine a été valorisé : sur les cinquante logements locatifs produits fin 2005 grâce à cette Opah, la plupart étaient des bâtiments qui n'avaient pas ou plus d'usage d'habitation principale, bien souvent en friche. Ils étaient trop petits pour être transformés en locations touristiques. Depuis 2006, le guiche unique du logement pour travailleurs saisonniers a reçu 550 saisonniers et donc autant de demandes de logements. Certaines d'entre elles ne peuvent être satisfaites.

**Perspectives d'évolution**
-   Améliorer  l’articulation  de  l’opération  avec  les  différentes  procédures  existantes  en  matière  de  logement : réhabilitation de façades, énergies renouvelables ;
-  Aller  plus  loin  dans  la  prise  en  compte  des  besoins  des  saisonniers  :  suivi psychologique,  déplacement, formation, etc. ","Logement, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs",,"Virginie Coing-Maillet, chargée de mission","Guichet Unique « Logement des Saisonniers », Communauté de Communes Massif du Vercors","logementsaisonnier@vercors.org"," 04 76 95 62 15","http://www.territoires.rhonealpes.fr/IMG/pdf_4_CDRA_logements_saisonniers_royan_vercors.pdf et http://dev.atelier-111.fr/CCMV/wco_ccmv/prod/ccmv-attractive/amenagement-logement/logement/","19 Chemin de la Croix Margot 38 250 Villard de Lans","45.0719751","5.5556904"
29/07/2019 13:52:15,01/08/2019 10:05:06,"Une crèche associative pour répondre aux besoins des familles, des touristes et des saisonniers","UneCrecheAssociativePourRepondreAuxBesoin_crechepolichinelle.jpg","**Description **: 
Face à des forts besoin de mode de garde pour la petite enfance sur le territoire du Champsaur, une crèche associative à gestion parentale s'est créée en 2000 à l’initiative des mamans de la commune de Saint Léger les Mélèzes.

**Objectifs visés**
✗ Répondre aux besoins des familles de la commune en mode de garde de la petite enfance
✗s'adapter aux besoins de garde des résidents à l'année, des travailleurs saisonniers et des touristes","Capacité d'accueil : 20 places maximum 
Modulation horaire :
de 7h30 à 8h : 5 places
de 8h à 10h : 15 places
de 10h à 17h : 20 places
de 17h à 18h : 15 places
de 18h à 18h30 : 5 places
Masse salariale : 8,2 ETP + contrats d'apprentissage
Ouverture du lundi au vendredi, et le weekend en hiver.
Les mamans ont crée une association en 2000. Les postes du bureau de cette association sont assurés par les parents. Les fonctions de présidence et de trésorerie représentent beaucoup de temps de travail et sont assurés bénévolement. Du fait que les enfants grandissent et quittent
la crèche, le roulement est constant entre les membres du bureau et il n'est pas toujours évident de trouver des remplaçants

La commune de Saint Léger les Mélèzes compte une station de ski et est une destination touristique l'hiver et l'été. La crèche a du s'adapter à la fluctuation de la population et de la demande. De mi-décembre à mi-mars, la crèche est ouverte les weekend de 8h à 17h30. Pour pouvoir ouvrir sans surcoût pendant les weekend, il convient de calculer précisément les ratios entre nombres d'enfants et personnel en fonction du taux de remplissage, car le surcoût engendré peut mener à de vrais difficultés financières pour la structure

En 2004, la crèche a ouvert une antenne sur la commune d'Orcières, ouverte toute l'année. Elle peut accueillir jusqu'à 10 enfants, la masse salariale équivaut à 4 ETP. Les crèches ont deux directrices distinctes, du fait de l'éloignement géographique de 15 km entre elles (demande de la
PMI).

Les deux structures accueillent les enfants des touristes de passage mais donne la priorité aux enfants locaux. Elles fonctionnent avec la PSU (Prestation de Service Unique) donc à l'heure et de ce fait, offre la possibilité aux enfants des touristes de venir remplir les créneaux horaires en sous-effectif. Pour les enfants des saisonniers qui ne connaissent pas leurs horaires précis et leurs jours de congés, les enfants sont inscrits au maximum des possibilité d'accueil, par exemple de 7h30 à 18h30 tous les jours et dès que les horaires et jours non travaillés sont connus, alors la modulation du planning commence. La priorité est donnée aux parents qui travaillent tous les 2, et les enfants dont les parents ne travaillent pas seront les premiers à qui on demandera des changements d'emplois du temps. La crèche a aussi un accord avec l'ESF en hiver (École de Ski Française), les moniteurs viennent à la crèche chercher les enfants pour les cours et les ramènent après à la crèche.
Pour le périscolaire : la crèche accueille les enfants jusqu'à 6 ans qui vont à l'école le matin et à la crèche l'après-midi, de 11h30 à 18h30, et accueille aussi les enfants jusqu'à 6 ans après l'école en parallèle de la garderie communale car la crèche ferme à 18h30 et la garderie à 18h00 seulement.
Cela implique un grand travail de dialogue entre les professionnels, la direction, le bureau de l'association et les parents, travail réalisé en continu tout au long de l'année au travers de réunion et d'animation.","**Points d'intérêts**
L'association a réussi à fédérer les professionnels, les parents et le bureau autour d'un projet pédagogique porteur. Ils organisent des événements afin de récolter des fonds pour pouvoir investir dans les jeux et les animations pour les enfants.

**Difficultés**
La mise en application de la loi de fourniture des repas dans les crèches posent de réels problèmes aux structures associatives. Le coût d’adaptation des locaux ou du portage des repas ne pourra pas être supporté ni par les familles ni par la crèches, ni par les collectivités. La question se pose pour toute les structures des Hautes-Alpes. C'est le risque de fermeture des crèches qui en jeux.

**Limites**
Répond à une partie des besoins du territoires, car des enfants sont encore sur liste d'attente.
","Taux de remplissage de 80 %
47 familles locales pour Saint Léger les Mélèzes et une centaine d'enfants de touristes 20 familles pour Orcières
La crèche d'Orcières accueille essentiellement les enfants des saisonniers et des résidents permanents, car il y a une autre structure dédiée aux enfants des touristes à Orcières 1850.
Pas de problèmes de qualification du personnel et de recrutement
Beaucoup de candidatures reçues","Parentalité, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Anne LEDEUSS ","Association Polichinelle","polichinelle.stleger@gmail.com","04 92 50 40 60","https://crechepolichinelle.wordpress.com/","05260 Saint Léger les Mélèzes","44.6442109","6.1993686"
29/07/2019 15:43:06,01/08/2019 10:05:31,"Une crèche en SCIC qui bénéficie aux salariés d'une entreprise et au territoire ardéchois","UneCrecheEnScicQuiBeneficieAuxSalariesD_creche07lespetitsdeboulonnes.jpg","La communauté de communes de la Roche du Gourdon (4 communes, environ 700 habitants) est située en milieu rural, entre Aubenas et Privas. De nombreuses familles jeunes, avec des enfants en bas-âge, sont présentes sur le territoire. Pourtant, l’offre de garde d’enfants était très limitée, avec une seule assistante maternelle (4 agréments). En 2006, l’entreprise familiale CEFEM Technologie, dont le siège social est basé sur la commune de St-Michel-de-Boulogne, se saisit de la question pour répondre aux besoins de ses salariés. Un groupe de personnes intéressé par ce sujet se forme, parmi lesquels la direction de l’entreprise : il s’agit non seulement de trouver une solution pour la garde des enfants des salariés, mais aussi de s’intégrer dans une démarche de développement local en ouvrant des places pour les autres habitants du territoire. Rapidement, cette structure largement ouverte aux acteurs du territoire prend la forme d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC).

**Objectifs visés**
✗ Offrir un nouveau mode de garde aux salariés de l’entreprise
✗Faire bénéficier l’ensemble du territoire de ce nouveau service","En 2007, une association de parents est formée. Une étude de faisabilité est réalisée, avec l’appui de l’ACEPP Drôme-Ardèche. Ce travail préalable permet de s’orienter vers un multi-accueil de 12 enfants (jusqu’à 6 ans), qui ouvre ses portes un an plus tard : 9 places étaient déjà pourvues avant son inauguration. Il permet également de préciser la forme juridique que prendra le projet : la SCIC apparaît comme le dispositif le mieux ajusté 
• pour permettre la mutualisation de fonds émanant à la fois de l’entreprise et des collectivités locales,
• pour associer toutes les entités concernées dans une gouvernance démocratique
• pour garantir une gestion transparente du projet pour l’ensemble des acteurs du territoire

Dès 2010, un accueil collectif des mineurs est également mis en place pendant les vacances d’été.

La gouvernance de la SCIC s’organise en quatre collèges :
• Les salariés représentent 10% des voix
• Les usagers (20% des voix)
• Les collectivités apportant leur financement : communes et communauté de communes de la Roche du
Gourdon (20% des voix)
• Les entreprises apportant leurs financements (50% des voix)
La part importante laissée à l’entreprise est justifiée par son implication à l’origine du projet, ainsi que dans sa mise en œuvre : la crèche est ainsi située sur un terrain lui appartenant.
L’association des parents pilote par ailleurs des actions en lien avec la SCIC : festivités (baby-troc, galette, conférence..), apports financiers exceptionnels (achats de jeux, financement de sortie en plus pour l’ACM...). Elle est également impliquée dans la définition du projet éducatif et son évolution.
L’équipe salariée de la Crèche représente 4.2 ETP. Son taux de fréquentation oscille entre 80 et 83% depuis sa création.","**Points d’ intérêt**
• La gestion participative et la responsabilité partagée de tous les acteurs de la SCIC permet une prise de décision concertée et riche.
• L’association des parents est libérée des questions de gestion pure, et se concentre sur le projet
pédagogique et des actions événementielles.
• La crèche, puis l’accueil collectif pendant les vacances, permettent de créer des liens forts entre les habitants et contribue à une vie sociale constructive sur le territoire","**Perspectives :** Ouverture de ce type de projet vers les territoires voisins.","Social, Parentalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser des outils financiers","Association ADRETS","Nadine FANGIER, CEFEM","CEFEM","creche@cefem.fr	","04 75 87 11 15 ","http://cefem-group.com/","07200 St-Michel de Boulogne","44.6953","4.43327"
29/07/2019 16:13:28,01/08/2019 10:03:21,"Mobilisation du parc privé aux Deux Alpes pour faciliter le logement saisonnier","MobilisationDuParcPriveAuxDeuxAlpesPour_espace-saisonnier-deux-alpes.jpeg","Problématiques : 
• Un parc immobilier touristique désuet, sous utilisé (propriétaires vieillissants)
• Un manque de logements à destination des travailleurs saisonniers, engendrant
une fuite de main d'œuvre (saisonniers qualifiés, jeune population)
• Des recrutements, non pas sur les compétences recherchées, mais sur la capacité à se loger
•  Entassement des saisonniers dans les logements pour obtenir un emploi
•  Des saisonniers recrutés qui partent, faute de logement
•  Manque de confiance des propriétaires pour de la location saisonnière
• Mauvaise image de l’emploi saisonnier, de l’accueil...
• Appartements fermés à l’année
• Mobilisation soutenue de la collectivité pour trouver une solution

Initiateur :
Suite à une mobilisation collective & un travail de diagnostic social élaboré par les diffé-
rents acteurs sociaux du territoire (accueil saisonnier bénévole, élus, ANPE, employeurs, assistants sociaux,...), le service logement des Deux Alpes a été institué afin de répondre à la problématique du manque de logement pour le personnel saisonnier.

Objectifs visés
✗ Rapprocher l’offre de logements de la demande 
✗ Sécuriser la relation en passant par les
employeurs
✗ Mobiliser le parc privé (en majeure partie fermée durant le courant de l'année) afin de dé-
gager des appartements à la location saisonnière, dans l’objectif de loger les travailleurs
saisonniers.
✗ Légitimer l’action de la collectivité","**Il s'agit de :**
Recenser les logements vacants durant les périodes de location saisonnière. Ces logements sont loués aux employeurs qui sont signataires du contrat de location; ils versent la caution et règlent les loyers. Au cas par cas, le salarié peut être amené à payer tout ou partie du loyer. Dans ce cas, il peut bénéficier d’une aide au logement via un contrat de sous location signé avec son employeur. 
La médiation locative est assurée par le service logement (visites des appartements, contrats de location, états des lieux d’entrée et de sortie, relevés de compteurs et suivi de la location toute la durée du bail). La pratique locative par l’intermédiaire des employeurs fonctionne également l’été mais dans une proportion moindre.
La mobilisation des logements vacants (courrier annuel à tous les propriétaires des Deux
Alpes et de ses environs) a également permis de dégager des logements à l’année.

En 2002, création du service logement par la communauté de Communes des Deux Alpes, repris en 2011 par la CC Oisans
• Un espace accueillant plusieurs services dédiés aux saisonniers ( Service Logement, Accueil des Saisonniers et Service Pôle emploi)
• Trois emplois permanents avec 1,2 renfort pour 6 mois et 4 renforts temporaires pour la réalisation des états des lieux de sortie
• Ouverture toute l’année, du lundi au vendredi
• Budget : service entièrement financé par la CCO : 190 000€ ( logement +accueil)
• Partenaires : service immobilier à vocation sociale (SOLIHA), l’ADIL, la CAF, le Relais du père Gaspard, les syndics de copropriété , la DIRRECTE, les artisans...

**Fonctionnement du service logement dans le détail : **
•  Convention avec Soliha ( service immobilier à vocation sociale) pour légitimer l’action opérée dans le cadre d’un service public Soliha, mandataire des locations, délégation de fonctionnement au Service Logement des Deux Alpes
• Constitution d’un fichier propriétaires de la station, réactualisé chaque année ( fichier de la DGI des taxes foncières)
• Envoi annuel de 4000 courriers en direction des propriétaires, pour remobiliser l’opération
• Enregistrement de l’offre et de la demande (propriétaires/employeurs)
•  Visite de tous les logements, mise en conformité si nécessaire (loi Alur): loi Carrez, DPE, détecteur de fumée.....
• Mise en route de la location ( mandats, contrats, états des lieux, relevés de compteurs, remise de clés, assurance ...)
• Suivi du règlement des loyers et gestion des problèmes dans les locations, appel aux artisans et syndic de copropriété en cas de problèmes 
• Remise en état des logements en fin de saison

**Détail sur les locations proposées : **
•  Du 12m2 au 60m2
• Dans toute la station, locations au plus près des entreprises
• De 300€ à 900€, plus les dépenses des consommables (eau et électricité), pas d’abonnement, pas de taxe d’habitation.
• Pour information, la dépense moyenne pour loger un salarié coûte à l’employeur entre 300 et 350€ HC,
• Possibilité de contrat de sous locatiion

**Partenaires techniques : **
Le Service Immobilier à Vocation Sociale (localisé à Grenoble)
Les employeurs
La CAF
Le Pôle Emploi
La DIRRECTE
L'ensemble des services présents sur la station","**Facteurs de réussite : **
• Présence d'un large potentiel de logement mobilisable sur le territoire
• Rôle important joué par la collectivité, jouissant d'une certaine légitimité
et d'une confiance.
• Une réelle volonté de trouver une solution simple, peu coûteuse, n'engendrant pas de nouvelles constructions.
• Un service entièrement gratuit pour les employeurs en recherche de logements pour le personnel & pour les propriétaires qui trouvent dans cette opération une solution souple et sécurisée pour la location de leur bien.

**Difficultés rencontrées**
• Les locations sont conditionnées au cautionnement et donc au bon vouloir des employeurs.
• Des loyers qui restent onéreux","Véritable succès : de 2002 à 2016, le nombre de logements loués est multiplié par 4, avec en 2016 : 
190 logements à la location saisonnière hivernale+16 propositions de locations en direct
• 24 logements à la location saisonnière l’été
• 15 locations à l’année
• Quelques 450 travailleurs saisonniers logés par l’intermédiaire du service logement ( hiver)
• 76 employeurs utilisateurs du service pour leurs salariés et eux mêmes (hébergeurs, restaurants, bars, écoles de ski, commerces de détails, professions médicales et para
médicales...),
• Permet 30%de fidélisation du personnel.

**Impacts**
• Une station qui reste attractive pour les saisonniers.
• Permet la fidélisation du personnel
• Permet le recrutement de salariés qualifiés
__Pour la collectivité : __
- Une volonté de trouver une solution rapide et moins coûteuse que la construction
- Lutte contre les lits froids et les logements fermés à l’année
- Évite de construire et dynamise l’existant
- Évite la concentration, voire la ségrégation, favorise l’habitat diffus et irrigue les villages
- Participe à la réhabilitation des logements","MSAP, Logement, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Mobiliser des outils financiers","Association ADRETS","Service saisonnier et service logement – Communauté de Communes de l'Oisans","Service saisonnier et service logement – Communauté de Communes de l'Oisans","accueilsaisonnier.2alpes@orange.fr","04 76 79 08 65","https://www.mairie2alpes.fr/page-accueil_saisonnier et  https://www.adgcf.fr/upload/billet/0007/170313-050319-3.-logement-saisonnier-2-alpes-cco-adgcf-chamb.pdf","38860 Les Deux Alpes","45.0099949","6.1237609"
29/07/2019 16:49:32,01/08/2019 10:04:25,"Un Campus Connecté en Ardèche, pour poursuivre ou reprendre des études supérieures à distance, sans quitter son territoire rural !","UnCampusConnecteEnArdechePourPoursuivre_carrousel_a2c_2019.jpg","Le Département de l'Ardèche présente de très bons résultats au BAC mais souffre d'une poursuite faible vers les études supérieures en comparaison avec la moyenne nationale, consécutifs à plusieurs freins repérés :  frein économique, frein mobilité, frein culturel et psychologique (changement vers grande ville, adaptation environnement). Les élus se positionnent ainsi très vite en faveur d'une candidature à l'AAP national LORE (Lieu Objectif Réussite Etudiant) lancé en 2019 pour mettre en place un Campus Ardèche Connecté à la rentrée 2019, pour répondre à cette problématique.

A peine plus de 50 % des bacheliers ardéchois s’orientent vers des formations universitaires après le Bac alors que le taux de réussite aux examens des élèves ardéchois est souvent supérieur à la moyenne académique ou nationale. Le Département de l’Ardèche veut briser ce plafond de verre et faciliter l’accès aux études post-bac des jeunes Ardéchois.

Ces données sont à corréler avec le profil socio-économique des Ardéchois : l’Ardèche possède un des plus fort taux de précarité de la région Auvergne-Rhône-Alpes (14,8 %). Une caractéristique qui s’accroît chez les moins de 30 ans et dans les territoires les plus isolés et éloignés de l’offre de formation.

A cela s’ajoute une réelle problématique de mobilité sur toute une frange du territoire ardéchois (pas de ligne ferroviaire et faiblesse du réseau régional de transport en commun). Mais ces facteurs ne sont pas les seuls motifs des empêchements des étudiants, les raisons sont multiples. Elles sont aussi culturelles, psychologiques, liées à la santé ou à la situation familiale.

**Objectifs visés : **
✗ permettre aux jeunes ardéchois de faire des études supérieures sans subir les barrières de l’éloignement, du coût ou d’autres contraintes qui parfois pèsent sur l’ambition initiale 
✗ apprendre à distance sans être isolé et en bénéficiant d’un coach et d’un esprit d’équipe qui facilite la réussite","**Fonctionnement : **
Ardèche Campus connecté (A2C) est un tiers-lieu d’enseignement supérieur à distance, d’une capacité d’accueil de 10 étudiants sur Privas. Ce cursus ouvrira dix places dès la rentrée 2019 pour les ardéchois qui viennent d'obtenir leur baccalauréat et qui sont empêchés dans leur mobilité en dehors du département pour suivre une formation post-bac en présentiel ; et les étudiants universitaires décrocheurs souhaitant se réorienter et/ou remettre le pied à l’étrier avec une formation à distance. A2C est labellisé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Les jeunes peuvent suivre la formation à distance de l'université de leur choix (licences, DAEU, DUT, BTS, BTS agricoles) avec 3000 formations en ligne dispensé en France, mais ouverte aussi vers formations vers l'international, 
Le Tiers-Lieu s'organise de la manière suivante : 
    1 espace dédié, aménagé, équipé et connecté avec espace de convivialité à Privas
    1 éventail de formations accessibles en cours à distance
    1 coach pour accompagner et animer le groupe-études, dédié au fonctionnement du tiers-lieu et en accompagnement méthodologique (et non pédagogique) des étudiants. Il accompagne également la dynamique collective entre les étudiants dans un esprit ""promotion""
  
**Critère de l'AAP** : collaboration avec Université de proximité, ici Grenoble Alpes Université, qui a accompagné le transfert pour la création de la fiche de poste du coach.

**Financement :** Locaux appartiennent au département, Ministère finance à hauteur de 50 000 € le poste de coach + 1000 € par étudiant par an.","**Éléments facilitateurs :**
Le Département a très vite répondu à l'AAP, permettant d'être sélectionné parmi les 10 premiers territoires pilotes en France
communication proactive du département vers les chefs établissement lycées, les missions locales et les coordinateurs jeunesse 
Le Département de l'Ardèche a pu rapidement identifié et mettre un espace adéquat à disposition pour les besoins de la mise en œuvre d'A2C. Le site est situé à Bézignol à Privas, à 10 mn à pied du centre-ville, et représentait déjà un espace à vocation pédagogique hébergeant d'autres partenaires (OCCE, Canopée)

**Points de vigilance : **
- Nécessaire présence des étudiants en formation à A2C sur les sessions d'examen des formations suivies : quels enjeux financiers et de mobilité connexes ?
- Provenance des candidats : moitié des jeunes qui sont de Privas / autres du Nord-Ardèche : quelles problématiques de logement et de mobilité peuvent exister pour ces jeunes ? Bénéficient-ils d'un accompagnement ? ","A l'été 2019, déjà 30 candidatures

**Perspectives :**
Intégrer d'autres antennes d'A2C suite à l'expérimentation (Aubenas...)
Travailler à répondre aux besoins et problématique liés au logement : mise en relation des jeunes avec la maison des jeunes travailleurs - ils explorent en ce moment les possibles côté logement - j'envoie lien vers habitat intergénérationnel
Perspectives de déploiement au niveau national dès 2020
","Formation professionnelle et Emploi, Tiers-Lieu","Accompagner et former les jeunes, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser des outils financiers","Association ADRETS","Ibrahim Issa Moussa, en charge du déploiement d'Ardèche campus connecté","Direction éducation, jeunesse, vie associative, Département de l'Ardèche","iissamoussa@ardeche.fr","07 75 66 79 44 ou au 07 58 49 11 70","http://www.ardeche.fr/1603-ardeche-campus-connecte-a2c.htm","Privas","44.7352708","4.5986733"
30/07/2019 09:01:04,01/08/2019 10:04:07,"Scènes et Territoires favorise une animation territoriale participative au service de la promotion, médiation et diffusion culturelle en milieu rural lorrain","ScenesEtTerritoiresFavoriseUneAnimationTe_scenesetterritoireslorraine.jpg","**Contexte**
Relativement aux villes, les territoires ruraux souffrent souvent d'une offre culturelle restreinte. La culture est pourtant clairement citée comme un élément-phare d'attractivité par les ménages qui cherchent à s'installer en milieu rural. Les milieux ruraux de Lorraine n'échappent pas à cette problématique. 

**Objectifs visés**
Dans une perspective globale de ré-équilibrer l'offre et les dynamiques culturelle en faveur du rural, « les objectifs de Scènes & Territoires sont de :
➔ favoriser l’accès aux œuvres contemporaines et l’approche de la dimension artistique par des publics éloignés des circuits habituels de diffusion et de créations culturelles ;
➔ lutter contre les inégalités géographiques et sociales ;
➔ aider les pays, les communes, les associations, les écoles et collèges... à construire leurs propres projets en mettant en œuvre une médiation culturelle et artistique de qualité en lien avec les attentes locales. »","**Présentation résumée**
Scènes et Territoires propose trois types d'appui :
1- Appui à la conception du projet culturel local : créant le dialogue et sur la base des attentes locales (association, habitants...), le projet artistique émerge peu à peu, associant le maximum d'acteurs locaux et associant la population. Cette dynamique de projet partagé est au cœur des interventions de Scènes et Territoires.
2- Appui méthodologique au montage de projet : choix artistiques, choix
de spectacles, partenariat, communication, administration, recherche de financements...
3- Appui technique et logistique : comment transformer une salle des Participation
fêtes de village en salle de concert ? Avec une acoustique correcte et un équipement adapté à un concert par exemple. Accueil des artistes, parc de matériel technique à disposition
Une aide à l'évaluation est également possible, sur la base de trois entrées : culturelle, éducation population, développement local.
Le label de « scène conventionnée multi-sites pour le spectacle vivant » et/ou collectivités.
autorise Scènes et Territoires à diffuser des œuvres, aider à la création
artistique, et monter des actions de sensibilisation artistique auprès des Financements
publics.
Enfin, Scènes et Territoires propose un programme de formation à d'objectifs avec :
l'échelle régionale sur la thématique culturelle : manifestation éco-responsable, sonorisation d'un spectacle, l'action culturelle au service du développement local etc.

**Bénéficiaires :** 
- Habitants des territoires ruraux
- Porteurs de projet culturels des territoires d'intervention, associatifs et/ou collectivités.
**
Moyens financiers **:
Équipe de 5 salariés
Convention pluriannuelle d'état avec l’État, le Conseil Régional et 3 départements de la région (+ soutien du dernier, mais hors-convention)
Europe (FEADER) sur projets","**Points d'intérêts**
Au delà du soutien à une action culturelle ponctuelle, l'intervention de Scènes et Territoires a pour intérêt principal de mettre en mouvement d'une dynamique culturelle partagée (associations, collectivités, institutions) sur un territoire. Cette dynamique est le meilleur garant d'une pérennisation des actions culturelles sur le territoire.
Scènes et Territoires a donc un rôle majeur d'essaimage d'une dynamique inter-acteurs en faveur de la culture.
Cette fonction d'animateur culturel territorial itinérant est la grande innovation portée par Scènes et Territoires. L'itinérance est pertinente au regard des moyens financiers limités des territoires ruraux. L'enjeu principal est bien d'impulser une dynamique de territoire et d'anticiper sa pérennisation une fois l'animateur territorial (Scènes et Territoires) parti.
Pour cela, loin de ne proposer qu'un catalogue de spectacles, Scènes et Territoires a la volonté forte d'autonomiser progressivement les acteurs locaux. Cet accompagnement méthodologique est central dans leur
action.

**Difficultés**
La complexité des montages financiers : Scènes et Territoires intervient également en appui au montage (techniques, financiers...) des projets locaux. Malheureusement, la complexité des dossiers de subvention pour recevoir des subventions devient toujours plus compliquée, et les Les bénévoles doivent être des experts des
dossiers. C'est clairement un frein à l'émergence de projets culturels dans les territoires. Connaissance forcément incomplète des acteurs locaux : structure à vocation régionale, Scènes et Territoires ne peut évidement pas connaître l'ensemble des acteurs du territoire. C'est une limite car certains peuvent être oubliés dans une démarche qui se veut collective Mais cela peut être également un atout car Scènes et Territoires est neutre et peut donc amener des questionnements « innocents » sur certains partenariats. Dans ce fonctionnement, les Pays ont un rôle primordial pour identifier les bons interlocuteurs. Or, les incertitudes qui pèsent sur leur avenir interrogent par ricochet les actions de Scènes et Territoires.
La qualité du propos artistique : la motivation initiale des porteurs de projets relève souvent de l'animation culturelle. L'ambition de Scènes et Territoires est de les encourager dans ces démarches, mais en y incluant un propos artistique réfléchi. La crédibilité des projets culturels en milieu rural en dépend.

**Limites**
Des dynamiques locales inégales : Scènes et Territoires intervient toujours en appui d'acteurs locaux, notamment issus des 5 fédérations d'éducation populaires. Dans un contexte où ces fédérations sont mises à mal (délitements des financements), leur capacité d'action au niveau local sont au moins inégales, voire difficiles à maintenir par endroits. L'action de Scènes et Territoires permet de démultiplier le dynamisme local, mais ne peut pas pallier à sa faiblesse le cas échéant","**Résultats ; **
A l'origine, L'association Scènes et Territoires a été créée en 1997 par 5 fédérations d'éducation populaire
(Foyer Ruraux, MJC, FOL, Familles Rurales, Culture et Liberté). Les partenariats sont aujourd'hui élargis :
➢ les acteurs locaux pour la conception et la réalisation des actions culturelles : associations culturelles (et non culturelles parfois), communes, intercommunalités, établissements scolaires, artistes professionnels.
➢ des partenaires institutionnels et financiers : conseils généraux (Meurthe et Moselle, Moselle, Meuse, Vosges), la région Lorraine, l'Etat (SGAR, Ministère de la culture), Caisse d'Epargne et SACEM. 
Un programme de formation est accessible à l'année pour les porteurs de projets locaux et de nombreux événements ont pu voir le jour, notamment porté par des dynamiques locales (cf site web pour plus de détails)

**Perspectives**
Devant la pertinence de ce rôle d'animateur territorial itinérant, il serait intéressant le concept à d'autres secteurs du développement territorial : formation/emploi, petite enfance, services à la personne, santé, mobilité, économie etc. Les compétences reposent davantage sur l'animation et le dialogue que sur une expertise pour chaque thématique.","Education populaire, Culture Sports & Loisirs","Développer l'attractivité du territoire, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Association Scènes et Territoires en Lorraine","Association Scènes et Territoires en Lorraine","contact@scenes-territoires.fr","03.83.96.31.37","https://www.scenes-territoires.fr/","54320 MAXEVILLE","48.7119046","6.1641314"
30/07/2019 09:45:01,01/08/2019 10:02:35,"Le Tacot Bièvre Valloire Mobilité, la mobilité pour l'insertion","LeTacotBievreValloireMobiliteLaMobilite_logotacot.png","**Contexte**
Présentation du territoire et problématique
Situé en Isère, à l'extrême limite de la zone de massif, le territoire du Pays de Bièvre Valloire est une zone rurale de 70 communes et 60 000 habitants environ. Le syndicat mixte du Pays regroupe 5 communautés de communes. Dans cette zone comme dans sur de nombreux territoires ruraux, certains publics font face à des difficultés pour se déplacer. C'est le cas pour les publics en insertion qui ne disposent pas de moyens pour se rendre aux rendez-vous avec les travailleurs sociaux, pour assister à une formation ou pour se rendre éventuellement sur leur lieu de travail.
Initiateur
Le tacot est né de la volonté simultanée de plusieurs acteurs de terrain, travailleurs sociaux, élus, et de certains bénéficiaires du RMI qui souhaitaient tous agir en faveur de l'insertion des allocataires du RMI. Une commission Transport a été crée dans ce  sens.

**Objectifs**
    • Entreprendre des actions pour faciliter la mobilité des bénéficiaires du RMI 
    • Accroître l'insertion sociale et professionnelle de ces publics
    • Plus largement, développer des solutions de transports pour toutes les personnes en perte d’autonomie. ","**Étapes**
La commission Transport sur le territoire de Bièvre Valloire a été crée en 1994. Le premier service à être lancé fut la centrale de mobilité. Puis, un service de location de mobylette a été crée dans un second temps avec un parc de 19 mobylettes en 1996. Aujourd’hui, le tacot a développé ces premiers services et en a développé d’autres tels qu'un transport à la demande (TAD) de rabattement vers les lignes régulières par minibus pour les publics cibles ou encore les locations de vélos.
Fonctionnement
Hormis la centrale de mobilité qui est accessible à tous sans distinction, les autres services sont destinés à certains publics en perte d’autonomie. En effet, la possibilité pour une personne en insertion de bénéficier des services de location ou de TAD est soumise à une prescription par un partenaire social. La prescription définit également la durée de d’utilisation des services du Tacot. 
Lorsqu’un bénéficiaire du RMI a signé un CDI par exemple, l’effort se porte alors sur l’accès à l’autonomie en terme de mobilité (passage du permis, achat d’un scooter…)

Aujourd'hui, Les services sont utilisés en complémentarité avec les moyens de transport existants (car, ligne scolaire, ligne spéciale, etc.) et couvrent 80 communes. Le parc est constitué d’un minibus, 40 cyclos, 5 Vélos à Assistance électrique, et 10 VTC. Depuis plus récemment l'association a mis en oeuvre un système d'autopartage avec un parc de deux véhicules pour des déplacements professionnels dans une limite de 15 jours maximum de prêt. Chaque année, le Tacot assure environ 5000 prises en charge et 6 à 8 000 jours de location mobylette. 

**Partenaires prescripteurs : **
Le Tacot travaille avec les structures de l’insertion : Mission Locale, Pôle Emploi, Services d’Action Sociale du Conseil Départemental de l’Isère, les structures de l’économie sociale et solidaire, structures d’aide aux personnes handicapés, etc. qui valident et prescrivent le service.
**
Montage financier**
Au lancement:
- Région Rhône-Alpes : participation financière dans le cadre du Plan d'Accès à la Première Expérience Professionnelle (PAPEP)
- Financement du Conseil Global de Développement
- participation des trois Commissions Locales d’Insertion des trois découpages administratifs précédents

En fonctionnement:
Frais de fonctionnement 2005 = 120 000€, couverts par :
    • Etat via le financement d’un Contrat Emploi Consolidé
    • Région : versement d'une aide à la mobilité pour les moins de 26 ans, au prorata du nombre de prestations effectuées.
    • Conseil général de l’Isère : direction des Transports pour le service rendu par le Tacot, et Commission Locale d’Insertion
    • Communauté de communes : syndicat mixte et une C.C. isolée
    • Usagers : environ 10% des recettes
    
**Expériences similaires dans le massif des Alpes:**
    • Promob 74 (Haute Savoie) 
    • Mobilité 07-26 (Ardèche et Drôme)
    • Mobil'Emploi 01,38 , 73 74","**Difficultés rencontrées**
Comme de nombreuses associations, la principale difficulté rencontrée par le Tacot est liée au retard de versement de subvention par les partenaires financiers. En effet, ces retards entraînent des difficultés de trésorerie tous les ans jusqu'en avril, et l'association n'a d'autres choix que de recourir à un emprunt (ce qui implique le versement d'intérêts) pour faire face aux dépenses de fonctionnement des quatre premiers mois de l'année. Les collectivités qui financent le Tacot paient donc les intérêts, faute de verser les subventions à temps.

**Facteurs de réussite**
    • Les services du Tacot répondent à un besoin réel, car il n’existe pas d’offre de transport adapté aux bénéficiaires des minima sociaux sur le territoire.
    • La refonte des découpages administratifs qui a permis d’unifier en un seul les trois interlocuteurs issus de trois découpages différents qu’avait auparavant le Tacot.

Avant chaque mise en place d’un nouveau service (TAD, navette marché), le Tacot  réunit les différents acteurs des transports publics, comprenant ainsi les transporteurs et les taxis. Le projet leur est exposé et ces acteurs se voient proposer le marché. Si personne n’est intéressé, le Tacot prend ledit service à son compte. Cette procédure permet d’éviter un sentiment de concurrence déloyale chez les acteurs privés.

","**Impacts**
L'impact positif principal est bien sûr le retour à l'emploi de certains bénéficiaires des services du Tacot. L'association contribue à la mise en oeuvre de la politique sociale du pays de Bièvre Valloire.
L'impact négatif le plus fréquent est la méfiance des professionnels du transport et il est ici écarté, puisqu'il s'agit de. Or la procédure évoquée ci-dessus qui consiste à leur proposer d'assurer le service en  priorité évite l'émergence de ce type de ressenti. 

**Limites et perspectives**
Le tacot a atteint aujourd’hui le maximum de ses capacités, tant sur le plan matériel qu’humain. Toutefois, ses services répondent bien aux besoins du territoire et il n'est pas évident que l'action en direction des personnes en insertion doit être développée.
En terme de perspectives, deux projets sont à l’étude actuellement :
    • L’intégration à un projet du département visant à généraliser les TAD de rabattement vers les lignes régulières sur l’ensemble de l’Isère. Le Tacot propose déjà ce service à un public en difficulté de mobilité, mais cela pourrait être élargi. Ce projet comporte une éventuelle harmonisation des tarifs du Tacot avec ceux du département. 
    • Création d’une navette de marché, c'est-à-dire des TAD desservant le bourg-centre les jours de marché.","Formation professionnelle et Emploi, Mobilité","Accompagner et former les jeunes","Association ADRETS","Le Tacot Bièvre Valloire Mobilité","Le Tacot Bièvre Valloire Mobilité","letacotbvm@wanadoo.fr","04 74 54 12 12","https://www.letacotbvm.fr/","38 980 Viriville","45.3151","5.20332"
30/07/2019 15:32:12,30/07/2019 15:32:12,"Coopérative Jeunesse de Service (CJS) de Mirecourt","CooperativeJeunesseDeServiceCjsDeMireco_cjs-mirecourt.jpg","**La structure porteuse : **
la FDFR des Vosges
La FDFR des Vosges est un mouvement d’éducation populaire qui a pour objectif l’animation et le développement des territoires ruraux.

**Le territoire**
L’ouest des Vosges est la partie la plus rurale du département (moins de 20% de la population des Vosges habite sur un tiers de sa surface)
L’origine du projet
Les actions jeunesse de la FDFR des Vosges étaient principalement tournées vers les loisirs éducatifs et la culture, d’où la volonté d’élargir l’éventail des actions. En 2014, l’association la connaissance des CJS (qui existent depuis 25 ans au Québec). Une expérimentation avait eu lieu en 2013 en Bretagne avec 3 CJS.

**Le projet**
La CJS a été créé en 2016. Le temps d’un été, un groupe d’une quinzaine de jeunes entre 16 et 18 ans se forme pour créer sa propre entreprise
coopérative, qui proposera ses services aux habitantes et habitants, entreprises et associations du territoire. Les services proposés sont faits en fonction
des compétences des coopérantes et coopérants (lavage de véhicule, entretiens espaces verts, service à la personne, déménagements). Les coopérantes et
coopérants ont un pouvoir décisionnel et gèrent tous les aspects, de la gestion des ressources humaines, à la gestion financière (comptabilité), en passant par le marketing et la communication (création d’un site Internet, flyers, logo). Une réunion de travail des coopérantes et coopérants

**Objectifs du projet**
Ils sont multiples : donner une place aux jeunes, promouvoir l’éducation à l’entreprenariat
et à la coopération, favoriser l’intégration sociale et culturelle des jeunes dans leur
environnement ou encore favoriser le rapprochement intergénérationnel.","Le fonctionnement du projet
Les premières semaines sont dédiées à la vie de groupe, son organisation et aux apports théoriques sur l’ESS. Un comité local est mis en place, composé
de divers organismes du territoire. Le parrain éducatif ou jeunesse supporte la dynamique d’animation, le soutien logistique, le prêt de matériel (dans ce
cas-ci, le centre social « L’arborescence »). Le parrain économique, lui, facilite l’ouverture du compte de la CJS, la gestion financière, couvre juridiquement
la coopérative crée par les jeunes (dans ce cas-ci, cap entreprendre). Deux animatrices et animateurs accompagnent les jeunes.","**
Conditions de réussite**
Définir un territoire précis, un comité local avec des personnes ressources, des actrices et
acteurs de terrain préparés et formés, une mixité sociale dans le groupe de jeunes, un local
adapté et la volonté de faire ensemble.

**Points de vigilance**
-Difficultés à trouver des financements chaque année
-Projet de création d’un tiers lieu dédié aux jeunes sur le territoire pour réaliser des
projets tout au long de l’année","**Bilan du projet**
-35 jeunes en 3 étés
-Les coopérantes et coopérants ont perçus en moyenne 250 euros par été
-98 contrats honorés
-Chiffres d’affaires : 13 700 euros
-6 animatrices et animateurs embauchés
-Effets induits : dynamique partenariale enrichie
-Valorisation des compétences acquises par des ateliers CV réalisés avec la mission locale
","Education populaire, Citoyenneté, Formation professionnelle et Emploi","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers","Conseil Economique et Social et  Environnemental (CESE)"," FDFR des Vosges - CJS Mirecourt","Foyers ruraux des Vosges","cjs.anim.mirecourt@gmail.com","03 29 37 86 93","https://www.facebook.com/CJS.Mirecourt/","Mirecourt","48.3005302","6.1312974"
30/07/2019 15:42:33,30/07/2019 15:42:33,"La Fabrique du monde rural, un lieu de ressources pour les jeunes et de projets pour le territoire","LaFabriqueDuMondeRuralUnLieuDeRessourc_mrjc-fabriquemonderural70.jpg","**Le territoire**
Haute Saône : territoire rural, faiblement dense avec beaucoup d’espaces naturels et pas
d’autoroutes. Communautés de communes des Hauts du Val de Saône (46 communes et 8
000 habitants). Vieillissement de la population, faible niveau de qualification. Foncier peu
cher qui permet le développement des alternatives

**La structure porteuse : le MRJC**
Association d’éducation populaire gérée et animée par des jeunes de moins de 30 ans qui propose des parcours d’engagement sur les territoires ruraux et qui participe à leur dynamisme et développement.

**Origine du projet**
2013 : stratégie de déploiement du patrimoine immobilier de l’association pour développer
l’action associative Le projet Lieu collectif en Haute Saône qui s’articule autour de trois verbes : animer, faire ensemble et accueillir sur un territoire rural.

**Objectifs**
•  Créer un lieu repère pour les jeunes (local jeunes)
• Créer des échanges, notamment intergénérationnels : création d’un café associatif et d’un espace d’échanges
• Créer des services pour le territoire comme des gîtes de groupes, des espaces de travail collaboratif (services à vocation économique pour développer
la capacité d’auto-financement de l’association et dynamiser le territoire)

Ce projet vise à ce que les habitants et plus particulièrement les jeunes générations prennent conscience qu’un développement  économique,  social  et  culturel  est  possible  sur  ce territoire.  Il  importe  qu’ils puissent se saisir des atouts et des forces de ce territoire où le champ des possibles est largement ouvert aux porteurs de projets et à l’innovation.  ","**Étapes clés : **
• 2013 : Formation d’un collectif de jeunes pour travailler à la faisabilité du projet
• 2014 : Financement du Fonds Expérimentation Jeunesse, embauche d’une salariée
• 2018 : Achat de locaux en mai (ancien bâtiment d’une Maison Familiale Rurale)
• Automne 2018 : rénovation de cette maison par chantiers participatifs, ateliers
• Printemps 2020 : Ouverture

**Les partenaires**
• CAF Haute Saône, qui a donné l’agrément « espace de vie sociale »
• Pays Vesoul Val de Saône (financement LEADER)
**
Partenaires financiers au lancement du projet : **
- Fonds Expérimentation Jeunesse
- Fondation ag2r
- CAF
- Conseil Régional
- Hauts du Val de Saône","**Les enjeux à relever autour de ce projet : **
• Acceptation du projet par les habitants
• Engagement des jeunes dans le projet","","Education populaire, Citoyenneté, Culture Sports & Loisirs, Social, ESS, Tiers-Lieu","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants","Conseil Economique et Social et  Environnemental (CESE)","Annaïs Gueunot","MRJC Haute-Saône","hautesaone@mrjc.org","06 72 41 63 40","https://fr-fr.facebook.com/mrjc70/","47 grande rue Combeaufontaine","47.71003","5.8909697"
10/09/2019 11:30:29,10/09/2019 11:30:29,"Un Tiers-Lieu éducatif et expérimental dédié aux jeunes","UnTiersLieuEducatifEtExperimentalDedieAu_tierslieutournefeuille_photo-multimedia-tiers-lieu.jpg","Ce tiers lieu en cours de construction émane de l'association Léo Lagrange et la commune de Tournefeuille dans la périphérie toulousaine. Il sera composé d’espaces multi usages permettant aux jeunes de se rencontrer, d’être conseillés, aidés et de prendre part au projet de la structure.

Le lieu répond aux attentes des jeunes du territoire (Tournefeuille et communes proches) interrogés lors d’une étude réalisée en 2016. Il propose d’expérimenter un nouveau type d’accueil plus adapté aux nouvelles attentes des jeunes.

","Un projet réalisé par  un collectif de jeunes Constitué en association. Ils sont étudiants, lycéens, apprentis et très impliqués dans ce nouveau modèle de structure où chacun trouverait sa place en fonction de ses centres d’intérêts, ses attentes et ses disponibilités.

Un comité de pilotage  qui rassemble des représentants du collectif jeunes et tous les acteurs éducatifs du territoire, dans le but de garantir la cohérence des actions menées et l’accès à un public le plus large possible.","","","Education populaire, Citoyenneté, Numérique, Intelligence collective, Tiers-Lieu","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Michael Garrigues","Service Enfance-Jeunesse Ville de Tournefeuille","michael.garrigues@leolagrange.org","05.62.13.21.80","https://spark.adobe.com/page/7Xb8tJi1DVYvY/","Tournefeuille","43.5827846","1.3466543"
10/09/2019 11:57:25,10/09/2019 11:57:25,"Action ""1 saisonnier, 1 logement intergénérationnel"" à Agde","Action1Saisonnier1LogementIntergeneratio_agde1saisonnier1logementintergenerationnel.jpg","**Contexte**
L’analyse des besoins sociaux (ABS) a mis en exergue le fait qu’en 2016, 34 % de la population agathoise a plus de 60 ans, soit près de 10 points
de plus que la moyenne du département de l’Hérault. Compte tenu de cet enjeu, Gilles d’Ettore, Maire d’Agde, a confié au think tank mis en place par
le CCAS d’Agde la mission de répondre à la problématique suivante : compte tenu de l’avancée de la pyramide des âges sur le territoire,
comment imaginer un accompagnement du vieillissement de la population, qui favoriserait l’emploi et redynamiserait le centre-ville ?
Le think tank s’est appuyé notamment sur l’ABS pour élaborer un diagnostic préalable à la formulation d’un ou plusieurs scenarii de réponse concernant
le logement, les transports, l’accès à des loisirs ou des activités physiques adaptées, l’accompagnement social et médico-social... Ce diagnostic a mis
en exergue un certain nombre de forces mais aussi de faiblesses, notamment dans les secteurs centraux du logement et du transport.
La question de l’habitat est centrale : la commune d’Agde regroupe à ce jour quelques 55 000 résidences ; 24 % des personnes de plus de 60 ans
vivent au Cap d’Agde et 60 % des Agathois ont un logement sous-occupé. De plus, 55 % des Agathois de plus de 55 ans vivent seul, ce qui suppose
réfléchir à des solutions de lutte contre l’isolement et de maintien du lien social.
La sous-occupation de certains logements peut toutefois constituer une opportunité de revenus complémentaires à terme pour les séniors et
résoudre un problème crucial pour la commune, en offrant une solution d’hébergement pour une partie des 5 500 saisonniers accueillis dans notre
commune chaque année, ainsi que pour faciliter le lien social et développer les échanges intergénérationnels.

**Principaux objectifs**
 - Accroître l’offre d’hébergement des travailleurs saisonniers qui arrivent sur la commune le temps de la période estivale,
 - Permettre le logement des saisonniers pour un loyer modeste et encadré,
 - Permettre aux séniors accueillants, de disposer d’un complément de revenu
**Sous-objectifs : **
Créer du lien social entre le saisonnier et le sénior et notamment un
échange intergénérationnel,
 - Sécuriser et encadrer la relation entre le saisonnier et le sénior, 
 - Aller dans le sens de notre objectif de financer le maintien à domicile le plus longtemps possible des séniors,
 - Faciliter le recrutement de compétences par les employeurs

**Fonctionnement : **
En lien avec la Maison du Travail Saisonnier (MTS) de la Communauté
d’Agglomération Hérault-Méditerranée, le CCAS de la Ville d’Agde a
proposé aux séniors d’héberger un travailleur saisonnier, dans le cadre
d’un dispositif sécurisé, grâce à la « caution » de l’employeur du salarié ,
mais aussi à la mise en relation et au suivi effectués par le CCAS et la
MTS.
Pour arriver à ce résultat, le CCAS d’Agde a dû mettre l’accent sur la
communication pour faire passer l’information, mais aussi inciter - tout en
rassurant et en motivant - la mise en place d’une telle action aussi bien
auprès des séniors que des saisonniers.
Pour informer les habitants sur cette action, en 2016 et 2017, le CCAS en
collaboration avec la MTS a organisé une réunion publique d’information
sur ce dispositif innovant en conviant principalement les séniors par le
biais d’un fichier (« Age d’Or ») et grâce à une publication dans le journal
Midi Libre et le site Hérault Tribune. Un rappel a également été effectué la
veille pour le lendemain, par SMS pour les personnes qui avaient
communiqué à cet effet leur numéro de téléphone.
Le CCAS repère et contacte les personnes âgées cibles via un emailing,
des réunions d’information, etc. tandis que la MTS gère toutes les
démarches administratives entre les propriétaires et les saisonniers-
locataires (rédaction du contrat de bail, suivi des dossiers, vérification de la
solvabilité des saisonniers, visites préalables à la location, lien avec les
parents des jeunes...).
Les loyers moyens sont compris entre 200 et 400 euros.","**MOYENS HUMAINS**
Implication du coordinateur de l’administration générale et projet pour le CCAS  tout au long de l’action de deux agents d’accueil du service âge d’or pour la prise de rendez-vous de la directrice de la MTS et de son assistante de la cheffe du service communication de la Ville pour la campagne de lancement de l’action pour la réunion publique : du Maire, de la Vice-Présidente du CCAS
et de son directeur.
**MOYENS MATÉRIELS**
Mails, phoning, sms, journaux, site internet de la ville et du CCAS, site
d’annonces, affiches...
**Budget** 
15 600 € environ

**PARTENAIRES OPÉRATIONNELS**
Maison du Travail Saisonnier (MTS) de la Communauté d’Agglomération Hérault-Méditerranée : gère la relation employeur /
saisonniers Service communication de la ville d’Agde Réunions publiques d’information en présence de Monsieur le Maire,
Madame la Vice-Présidente du CCAS, Monsieur le Directeur du CCAS, Madame la Directrice de la MTS et Monsieur le Coordinateur
de l’Administration Générale et Projets du CCAS.

**FINANCEURS**
**Le CCAS** pour la campagne de communication et le temps consacré
par le coordinateur à l’action
**La MTS **pour la mise en relation séniors / saisonnier par le biais d’un
ETP ponctuellement avant la saison et en continu","**Difficultés rencontrées : **
- la résistance légitime des personnes âgées à ouvrir leur domicile à une personne inconnue qui va occuper une de leurs chambres par exemple, et
ce durant plusieurs mois. 

**Leviers : **
Pour dépasser ces inquiétudes, il convient d’informer, de rassurer et de se montrer présent et disponible durant toute la période et même en amont en effectuant directement les formalités administratives pour soulager les deux parties. Il est aussi important d’insister sur le complément de revenu que peut représenter l’engagement dans une telle action et sur la nécessité de proposer un loyer correcte adapté aux finances d’un travailleur saisonnier. Des propriétaires des années précédentes viennent témoigner lors des réunions d’information publiques. Cela aide aussi à « donner envie » aux
autres seniors. Un Centre Communal d’Action Sociale reste un établissement reconnu du public et notamment des séniors, ce qui confère à un tel projet une légitimité, s’appuyant sur des dispositifs présents sur la commune, voire la communauté de commune ou d’agglomération en lien avec l’emploi
saisonnier.
","En 2017, 38 saisonniers ont été logés.
« Initialement, nous espérions, pour une première année arriver à loger une dizaine de saisonniers, sachant que pour que la confiance s’installe entre
personnes âgées et jeunes saisonniers, il faudrait du temps, de l’expérience et des témoignages. » Olivier Corneo, Coordinateur Administration Générale et Projets

Ce dispositif accueilli favorablement par les séniors vivants sur la commune et par les saisonniers arrivants sur le territoire est parfaitement
transposable dans les autres stations touristiques du littoral confrontées aux mêmes données démographiques et aux enjeux du logement des
saisonniers.

Les porteurs de l’action ont été sollicités par une station touristique Audoise pour les aider à mettre en place sur leur territoire un dispositif
similaire. La MTS a la gestion de cette mission.

Cette action a obtenu en mars 2018 le prix des sociétaires décerné par la Gazette des communes et la GMF.","Logement, Social, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","UNCCAS","Olivier Corneo Coordinateur Administration Générale et Projets et Marie-Clotilde Bourdette BOURDETTE Directrice de la Maison du Travail Saisonnier Action en copilotage avec la Maison des Travailleurs Saisonniers d’Agde.","CCAS d'Agde et la Maison du Travail Saisonnier","olivier.corneo@ccas-agde.fr","04 67 94 72 37","https://www.unccas.org/1-saisonnier-1-logement-intergenerationnel","Agde","43.3134787","3.4771629"
10/09/2019 12:12:04,10/09/2019 12:12:04,"Colocation à dimension intergénérationnelle et solidaire en Résidence Autonomie","ColocationADimensionIntergenerationnelleEt_fesaintdiziercolocationintergenerationnellesolidaire.jpg","//Des étudiants en formation dans les domaines des métiers du médico-social bénéficient d’un hébergement à moindre coût au sein d’une résidence autonomie en échange d’une mission d’accompagnement et de veille auprès des résidents. Cela permet aux jeunes d’avoir une expérience professionnelle auprès des personnes âgées et aux résidents de disposer de gardiens présents 24h/24, 7 jours sur 7.
//
**Constats**
    La Ville de Saint-Dizier ne dispose pas d’hébergements destinés aux étudiants.
    Le CCAS gère déjà une résidence sociale jeune « Les Z’Aparts » de 9 appartements (dont 2 colocations) afin de répondre à la demande d’hébergements pour un public en mobilité professionnelle : la demande ne peut pas toujours être satisfaite.
    Des organismes de formation dans le domaine de la santé et du médico-social sont présents sur le secteur (Institut de formation en soins infirmiers, aide-soignant...).
    Tous les ans, des demandes de jeunes en formation professionnelle dans le secteur paramédical ou médico-social sont déposées.
    Des demandes d’appartements s’avèrent plus importantes en début d’année scolaire.
    Des difficultés pour certains jeunes à se loger à moindre coût.
    La gestion de la résidence confiée au CCAS rassure les parents de jeunes parfois éloignés de leur famille

**Contexte**
**La volonté de la collectivité :**
    de trouver une solution d’hébergement pour les jeunes en mobilité sur la ville,
    d’assurer une présence physique jour et nuit au sein des résidences autonomie,
    de s’appuyer sur son expérience et son expertise du dispositif « Z’Aparts » pour proposer un dispositif complémentaire en résidence autonomie.
**Les Résidences autonomie**
    Résidence La Noue de 24 appartements,
    Résidence autonomie Ambroise Croizat de 67 appartements de 33 m² avec balcon, dont 6 logements meublés et équipés pour des séjours temporaires.

**Principaux objectifs**
    Développer la colocation solidaire en résidence pour personnes âgées,
    Permettre à des jeunes en mobilité professionnelle de bénéficier d’un logement à moindre coût,
    Développer leur expérience professionnelle,
    Elargir leurs champs de compétences,
    Proposer une formation complémentaire à leur cursus,
    Participer à la vie en résidence pour personnes âgées,
    Favoriser un enrichissement mutuel,
    Assurer la sécurité des résidents par la présence d’un gardien,
    Augmenter le nombre de logements meublés de type « Les Z’Aparts » pour accroître les capacités d’accueil pour les jeunes en mobilité professionnelle.

**Public(s) Ciblé(s) par l'action**
    Jeunes en formation à Saint-Dizier,
    Résidents.

//Photo : Wikimedia Commons / Vassil//","**Moyens humains**
Pour la mise en place du projet, il est nécessaire de comptabiliser le temps d’installation du projet en fonction de la qualité d’accueil souhaité : meubler et équiper le logement, effectuer des demandes d’aides financières notamment au titre de l’AGLS (aide à la gestion locative), procéder aux installations techniques, téléphoniques, internet, wifi en assurant une traçabilité de connexion.
Sur la gestion courante, en moyenne sur l’année. Variable selon le nombre d’entrées et de sorties.
Gestion administrative (4h/mois) + Accompagnement social (2h/mois) + Agent technique (1h/mois)

**Moyens materiels**
    1 appartement en collocation meublé et tout équipé (il suffit d’apporter son linge plat et sa valise) avec le matériel pour entretenir le logement,
    Connexion internet,
    Téléphone et bip de garde,
    Badges et clés d’accès à la résidence,
    Cahier de procédures, consignes et transmissions.

**Budget du projet**
5400 € : L’aménagement et les équipements pour un appartement sont estimés à 2 500€. Le CCAS avait obtenu une subvention de la Région pour **l’aménagement et l’équipement des deux premiers appartements en 2014.

Partenaires opérationnels**
    Le conseil d’administration du CCAS,
    Les membres élus à la commission d’attribution de logement,
    Les membres du Conseil de la Vie Sociale,
    L’office Publique de l’Habitat (OPH) propriétaire des locaux,
    Les organismes de formations : institut de formation en soins infirmiers, d’aides-soignants, les hôpitaux.
**
Ils financent l'action**
L’Etat, dans le cadre d’une demande de subvention, au titre de l’aide à la gestion locative portant sur la résidence jeunes « Les Z’Aparts » et élargie au dispositif de colocation solidaire en Résidence autonomie.","**Contraintes / Freins pressentis	:**
Par rapport aux jeunes
Présence obligatoire selon un planning de garde établi
Trop de responsabilités par rapport à la personne âgée
Profil inadapté
Par rapport aux résidents
Parfois très demandeurs, exigeants et peu tolérants 

**Facteurs de réussite : **
Formaliser un accueil personnalisé du jeune et présentation aux résidents et personnel de la structure
Accompagnement du jeune et des résidents
Reconnaissance du rôle, de la mission du jeune
Expérience professionnelle
Formation aux premiers secours à considérer
Communication autour du projet","**BILAN : **
Le dispositif initial mis en place par le CCAS au sein de la résidence La Noue date de 2015. Au vu de cette expérience, la collectivité a souhaité l’étendre au sein d’une résidence plus importante. Le projet a été mis en place avec beaucoup d’explications et de concertations avec les résidents (réunions, retours d’expériences de ce type…) et le personnel. Depuis 2014, les appartements ont été peu vacants.

Les jeunes s’étant investis dans ce projet l’ont apprécié : ils sont restés le temps de leur formation (3 ans) et ont parfois postulé pour un emploi saisonnier au sein de la résidence.

Les résidents quant à eux font remarquer lors des Conseil de la Vie Sociale (CVS) que les rapports sont bons avec les ""gardiens"". Ils apprécient d’avoir de jeunes gardiens et les moments passés en communs. C’est donc sur cette dynamique positive que le projet a été étendu sur la résidence Ambroise Croizat.

Au fur et à mesure de cette expérience, le CCAS a mis en place des moments particuliers :
    L’accueil du jeune : présentation au colocataire, présentation aux résidents ;
    Une fois par mois, le « rendez-vous des gardiens » , un échange autour d’un café gourmand le vendredi à 18h lors de sa prise de garde ;
    Une réunion toutes les 6 semaines environ permettant des échanges sur la vie au sein de la colocation, au sein de la résidence, les problèmes rencontrés, les solutions apportées…","Logement, Social, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Mobiliser des outils financiers","UNCCAS","Marie-Estelle Czekata, Directrice et Sophie Maulcler"," CCAS de Saint-Dizier","smaucler@mairie-saintdizier.fr","Accueil CCAS : 03 25 96 09 39","https://www.unccas.org/colocation-a-dimension-intergenerationnelle-et-solidaire-en-residence-autonomie","Saint-Dizier","48.6371125","4.9473513"
10/09/2019 12:22:02,10/09/2019 12:22:02,"Une cohabitation solidaire pour répondre à des besoins d’hébergements temporaires","UneCohabitationSolidairePourRepondreADes_fe_logement_le-cheylard.jpg","//Face à une double problématique, la difficulté d’hébergement des jeunes en formation et en apprentissage et l’isolement des personnes âgées, le CCAS de la commune du Cheylard mise sur le dispositif « cohabitation solidaire ». Le principe est simple : un habitant met à disposition un étudiant ou un stagiaire en formation ou en contrat de courte durée, une chambre en contrepartie de services.//

**Contexte**
Le CCAS a été alerté par la commune et le lycée qui faisait face à une demande croissante d’hébergement de lycéens à laquelle ils ne pouvaient répondre. L’internat n’offrant pas assez de lits, il a été constaté qu’au fil des années, un accueil dans des familles de la commune s’est développé, sans coordination ni formalisme. 
Dans le même temps, le CCAS a recruté une coordinatrice « personnes âgées » avec pour objectif de développer des actions pour rompre l’isolement. L’idée est donc née de mettre en place un projet pour répondre à ces deux problématiques. Pour cela, le CCAS a réalisé le bilan des possibilités d’hébergement sur la commune et a identifié les actions existantes dans le département, dont une action de cohabitation solidaire.
Pour autant, le dispositif proposé par le CCAS du Cheylard n’est pas réservé à ces seuls jeunes, ni même aux seuls seniors et personnes âgées. Il s’adresse à toute personne ayant un besoin d’hébergement temporaire dans le cadre de ses études, d’une formation ou d’un travail et ayant un domicile principal en dehors du territoire.","**Fonctionnement de l'action**

La cohabitation solidaire proposée initialement par le CCAS reposait sur l’échange de services entre personnes âgées et jeunes : un habitant (personne âgée…) met à disposition pour des jeunes en formation ou en apprentissage une chambre chez lui, sans échange monétaire. La contrepartie est de services tels que la participation aux tâches ménagères, l’aide aux déplacements (course, médecin…). Après avoir débuté l’action, le CCAS a dû faire évoluer le dispositif afin de l’adapter au contexte local et aux problématiques nouvellement identifiée, mais en gardant l’objectif premier de répondre à des problèmes de logement temporaire en faisant jouer la solidarité.

Le CCAS joue un rôle de relais : l’hébergeur et l’hébergé signent par l’intermédiaire du CCAS un contrat de cohabitation, qui indique sa durée. Ce contrat est accompagné d’un code de cohabitation qui rappelle les règles de vie commune. La durée de l’hébergement est variable et elle est inscrite dans le contrat hébergeur/hébergé.

Le CCAS s’appuie sur un dispositif déjà développé dans la Drôme en partenariat avec l’association Solidarité Habitat avec laquelle il a été passé une convention pour devenir un relais. L’association apporte ainsi son savoir-faire et ses outils qui ont été adaptés aux besoins du territoire. L’association a formé la coordinatrice et la vice-présidente sur :
    les documents nécessaires pour formaliser et sécuriser les deux partis (hébergeurs et hébergés) : charte de cohabitation, convention (bail), attestation d’assurance, responsabilité civile, code de la cohabitation détaillant la vie quotidienne (adapté en fonction de chaque hébergeur et nécessitant un travail en amont et des rencontres),
    des simulations : répondre au téléphone, travailler les première entretiens, trouver les arguments, étude de cas…

L’association a également mis à disposition l’ensemble des documents type, ainsi que les documents de communication (charte graphique + infographiste pour adapter le document au CCAS). Il est resté au CCAS la charge d’imprimer et de diffuser la documentation aux prescripteurs potentiels.

Le CCAS a travaillé étroitement avec le lycée afin de communiquer sur le dispositif auprès des jeunes. Il s’est appuyé également sur le réseau d’acteurs du secteur médico-social (3 réunions d’information) pour relayer l’information auprès du public cible et identifier les hébergeurs potentiels. Il s’agit également de lever des freins en présentant l’action comme complémentaire et non remplaçant les professionnels du maintien à domicile (compagnie et appui à de petites tâches quotidiennes). Ce relais a permis d’identifier rapidement des hébergeurs potentiels, mais également de faire émerger de nouvelles problématiques. En effet, certaines personnes relevant de l’aide à domicile étaient trop dépendantes et ne pouvaient donc pas accueillir les jeunes.

Le second élément identifié nécessitant une adaptation du dispositif a été la forte demande de lycéesn de 15-16 ans. La problématique de ce jeune public est qu’il ne permettait pas d’offrir assez de services et une présence suffisante auprès des hébergeurs constitués de personnes âgées. Le dispositif a donc été ouvert aux familles. Certaines qui accueillaient déjà des jeunes ont rejoint l’action afin de formaliser les choses. Pour ce public, l’échange est différent : il est monétaire, mais encadré. Le coût est proche du coût mensuel de l’internat, une centaine d’euros. Des échanges de petits services peuvent également compléter : baby-sitting, informatique… La mobilisation des familles est réalisée via le lycée, les journaux et radios locales, le bulletin municipal.","**Difficultés rencontrées :**
 - le périmètre géographique : des ménages situés en dehors de la commune se proposent d’accueillir des personnes. Ils sont réorientés vers l’association Solidarité Habitat mais ne peuvent être suivis par le CCAS. Une réflexion avec le CIAS nouvellement créée est en cours.
 - la nécessité d’un temps dédié à l’action : les entretiens préalables avec la famille du jeune et le jeune seul sont importants, ainsi qu’avec l’hébergeur afin de réussir les bonne mise en relation et de préciser les habitudes de chacun pour réussir la cohabitation quotidienne.
 - apparition d’une nouvelle problématique : les lycéens viennent de plus en plus loin et leur famille souhaiterait des hébergements pour la semaine et le weekend. Peu d’hébergeurs se positionnent sur l’ensemble de la semaine.","**Bilan**
    50 demandes (essentiellement des lycéens, apprentis, stagiaires, personnes en formation, instituteur mutés…)
    48 offres d’hébergements
    36 cohabitations mises en place.

**Points positifs :**
- développement d’une offre d’hébergements décents à un coût abordable pour des personnes en formation ou activité professionnelle de courte durée sur un territoire rural,
    création de liens de solidarité territoriaux et intergénérationnels,
    le CCAS privilégie la qualité à la « quantité » : un travail important est réalisé en amont avec les hébergeurs potentiels et les personnes souhaitant un hébergement. Si des mises en relation ne sont pas possible, elles ne sont pas réalisées. Toutes les cohabitations ont réussis et les hébergeurs souhaitent poursuivre l’action.
    très bon partenariat avec le lycée.
","Formation professionnelle et Emploi, Logement, Social, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","UNCCAS","Camille Charre","CCAS Le Cheylard","ccharre.ccas@ville-lecheylard.fr","04 75 29 07 10","https://www.unccas.org/une-cohabitation-solidaire-pour-repondre-a-des-besoins-d-hebergements-temporaires","Le Cheylard, Ardèche","44.9093","4.42245"
10/09/2019 14:25:07,10/09/2019 14:33:55,"Rénovation du parc social pour le logement des travailleurs saisonniers","RenovationDuParcSocialPourLeLogementDes_logo-emploi-saisonniers-belleville.png","Le territoire compte environ 5000 saisonniers sur les stations des Ménuires et Val Thorens. Les saisonniers sont généralement logés par leurs employeurs, malgré tout il persisite une grande difficulté du logement des saisonniers dû à la pression foncière toujours croissante : crise du logement pour tout le monde saisonniers et locaux compris (En moyenne, location mensuelle de 1000 € pour 20 m² dans le parc privé) : l'objectif de la commune est de contrer ça. 

**L’organisation de l’offre de logements**
L’association AGIBEL gère des logements construits par la mairie et l’OPAC (8 bâtiments). Les logements sont attribués par la directrice de l’association qui est également en charge de la gestion quotidienne. La particularité du projet réside dans sa forme juridique (statut associatif). Débuté il y a environ 30 ans, celui-ci concerne environ 1400 lits. Un système de vidéosurveillance avec présence d’un gardien est mis en place.
D’autres solutions relevant du parc locatif privé ont été mises en place. L’association les relaye également sur son site internet.  Un même bâtiment peut regrouper plusieurs types d’appartements. Certains sont achetés directement par des employeurs qui les mettent eux-même à disposition de leurs employés. Ce mode de fonctionnement participe au financement du projet. Environ 200 entreprises privées ont ainsi recours à ce système,
auxquelles s’ajoutent des acteurs parapublics. Le rythme de construction actuel est de l’ordre d’un bâtiment tous les 5 ans. Les prix moyens en location
sont de l’ordre de 480 euros pour 20m . On retrouve également des T3 ou T4 habités à l’année.  

Enfin, un arrêté préfectoral a permis de mobiliser 24 appartements dans un bâtiment OPAC hors station à Moûtiers (l’OPAC gérant en principe uniquement des logements sociaux).","**Mobilité vers et depuis les stations**
Les résidences sont majoritairement situées en station. La petite taille de Val Thorens ne présente pas de contraintes particulières en termes de mobilité. Les Ménuires sont plus étendus et comprennent plusieurs quartiers. Des solutions de mobilité de type ascenseur ou navette ont été mises en place et fonctionnent bien. Une navette a été mise en place deux fois par jour selon des horaires définis suite à un vaste sondage auprès des habitants et entreprises du territoire pour poser les meilleurs horaires. 

**Moyens financiers : **
Fonds de la Région Auvergne-Rhône Alpes pour la rénovation des bâtiments
Fonds LEADER pour la mise en place de la nevette en co-financement des communes desservies","**Difficultés et leviers identifiés**
• Il est possible que certains acheteurs privés sous-louent leurs appartements à des touristes.
• Louer à la saison représente une perte financière, et de ce fait, en augmentant les locations,
l’association augmente ses pertes. Les gros bâtiments sont plus économiques (principe d’économie
d’échelle).
La double saisonnalité est plus rentable, à cela peut s’ajouter la location aux intérimaires et pour les gros chantiers (fréquents aux Ménuires). De plus les employeurs ont l’obligation de louer les appartements  pour une période de 7 mois. En outre, ils sont prioritaires dans le cas d’une location annuelle. Afin d’éviter d’éventuels abus, ils est préférable de louer directement aux employeurs.
","En 2019 : le parc mis en place dans la vallée est rempli avec 24 saisonniers, dont 4 ont poursuivi leur saison avec une demande de logement à l'année. 
On relève peu de problèmes de loyers impayés : dans 90% des cas, l’attribution d’un logement à un saisonnier relève d’un avantage en nature par l’employeur.  Les cas de dépôts de bilans sont rares.","Logement, Social, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Mobiliser des outils financiers","Association ADRETS","Mathieu Jay, Directeur des affaires sociales","Commune Les Belleville","saisonniers@lesbelleville.fr","04 79 00 23 20 ","https://emploi.lesbelleville.fr/","Saint-Martin de Belleville","45.3503871","6.50007613696058"
10/09/2019 14:32:43,10/09/2019 14:32:43,"Un dispositif d’intermédiation locative dans les Hautes-Alpes","UnDispositifDintermediationLocativeDansLe_fe-buech-devoluy.jpeg","Sur ce territoire, la stratégie a été de favoriser la mobilisation des logements du parc privé (généralement destinés à la location touristique mais néanmoins vacants, les « lits froids »), pour le logement des travailleurs saisonniers. 
L’objectif est de sécuriser les propriétaires afin qu’ils mettent en location leurs logements. Pour ce faire, la commune a mis en place un dispositif par lequel elle joue le rôle d’intermédiaire entre propriétaires et locataires.
En termes de mobilité, le diagnostic préalablement établi a fait ressortir des difficultés pour stationner pendant la période des vacances durant la saison hiver. De ce fait, des aires de covoiturage ont été créées à l’entrée de deux stations","**Méthode et gestion du dispositif**
La problématique du logement des saisonniers a été prise en compte au niveau municipal dès l’année 2012,
suite à un diagnostic «saisonnalité et pluriactivité dans le Dévoluy».
Un groupe de travail à été constitué rapidement, incluant la Communauté de Commune du Massif du Vercors, le Syndicat du Pays de Maurienne et la Communauté de Commune de l’Oisans.
Suite à une première phase de benchmarking, un voyage d’étude a été organisé aux Deux Alpes (en octobre 2012), afin de prendre connaissance des solutions d’intermédiation locative mises en place sur ce territoire.  Un service dédié au logement des saisonniers à été créé en 2013.

**Fonctionnement :**
 • la mobilisation du parc privé (en station et en vallée)
 • un partenariat avec Soliha Grenoble (AIVS – agence immobilière à vocation sociale)
 • la gestion de l’offre de logement de sa publication à l’état des lieux sortant","","Depuis la création du service, on compte :
• 17 logements saisonniers issus du parc privé
• 20 logements saisonniers issus du parc communal
• 36 logements à l’année issus du parc communal","Logement, Social, Saisonnalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Cloé Marin, animatrice"," Maison de services au public du Dévoluy","cmarin.msap@ccbd.fr"," 04.92.58.89.38","http://www.msap-buechdevoluy.fr/","Dévoluy","44.68440895","5.89848419788926"
10/09/2019 15:25:38,13/05/2020 09:25:02,"Des ""référents accueil"" pour favoriser l'installation de nouveux arrivants en Creuse","DesReferentsAccueilPourFavoriserLInstal_le-pays-de-gueret-reseau-ambassadeurs-les-collectivites-faci_3755129.jpeg","(c) photo Alex Overton

**Contexte : **
Depuis fin 2017, la Communauté de Communes de Guéret a lancé la structuration d'un réseau de référents accueil comme une action structurante de sa stratégie complète d'accueil. La visée : Accueillir 400 nouveaux arrivants / an en Creuse pour compenser un solde naturel négatif avec -0,6% par an, soit environ 10 nouveaux habitants / an/ commune, en ciblant les jeunes adultes de 30 à 45 ans, futurs et jeunes parents.

**Périmètre de l'action référents accueil et projet attractivité-accueil : **territoire de la Communauté d'Agglomération du Grand Guéret et de la Communauté de Communes Portes de la Creuse en Marche","**Fonctionnement du dispositif : **

Pour spécifiquement les actions de structuration du réseau de ""référents accueil"" : 
- une charte d'engagement des communes volontaires
- une charte des référents d'accueil volontaires et bénévoles

**Ces référents accueil **sont des personnes ressources aux parcours et centres d’intérêt variés, représentant l’écosystème local. Ils vont faciliter l’intégration des nouveaux arrivants et la rencontre de ses habitants. Ils vont les informer et présenter le territoire, ainsi que les orienter vers les professionnels ou organismes adéquats en fonction de leurs besoins (aller sur des marchés; idées de sorties et de divertissements etc etc.)

**4 axes d'intervention pour le projet attractivité-accueil** vont pouvoir aider à mettre en place ce projet :
    le développement de la culture de l'accueil,
    la construction d'une offre globale d'installation,
    la diffusion des offres globales, promotion territoriale et prospection,
    l’accompagnement des porteurs de projet et candidats à l'installation.


**Moyens financiers : **
Projet attractivité-accueil 2018-2021 : Programme budget de 200.000 euros, subventionné à 60 % par le FEDER Massif Central (50%) et le département de la Creuse (10%), principalement un poste dédié à la politique d'accueil et le développement d'une plateforme web pour les communes)","","Depuis 2017, plus de 50 référents accueil tous horizons (habitants, élus, acteurs du territoire) 
26 communes mobilisées sur 42 communes de l'intercommunalité en 2019.","Social, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Hélène Remangeon","Agglomération du Grand Guéret"," helene.remangeon@agglo-grandgueret.fr","05 55 41 04 48","https://www.agglo-grandgueret.fr/actualites/relevons-ensemble-le-defi-demographique et https://www.lamontagne.fr/gueret-23000/loisirs/qui-sont-ces-referents-accueil-qui-vont-guider-les-nouveaux-habitants-en-creuse_12837492/","Guéret","46.1686865","1.8713349"
11/09/2019 09:36:07,11/09/2019 09:36:07,"L'Aveyron recrute, un dispositif départemental pour booster l'accueil de nouveaux habitants","LAveyronRecruteUnDispositifDepartemental_laveyronrecrute.jpg","**Constats**
Un constat partagé sur un taux de chômage faible en Aveyron (6%) et de nombreuses entreprises en plein développement qui peinent à recruter sur place les compétences dont elles ont besoin. Le recrutement de compétences s’inscrit dans l’ambition du Département et dans son plan d’actions voté en janvier 2018 pour accélérer la croissance démographique de l’Aveyron en impliquant les intercommunalités qui cherchent à attirer de nouvelles populations actives. Le Département a souhaité unir les forces des acteurs du territoire en lançant le dispositif « L’Aveyron recrute… et accueille ». La démarche s’appuie sur une plateforme en ligne et sur une série d’événements et une équipe de professionnels de la mission attractivité vers les communautés de communes et les opérateurs.

**Objectif : **
Aider les territoires aveyronnais à mettre en place des politiques locales d’accueil de nouvelles populations actives.","Notre analyse : 

**L'équipe est en relation avec les territoires et propose de : **
- diffuser les offres d'emploi du territoire (de la collectivité et des entreprises)
- mettre en visibilité un pack ""emploi+vie"" en diffusant des contenus utiles sur le territoire permettant d'attirer sur la base d'un cadre de vie et d'accès aux services
- un accompagnement aux territoires qui souhaitent accompagner la prospection ciblée de leurs entreprises grâce à une série d’événementiels

**L'équipe diffuse des témoignages de nouveaux arrivants dans une section ""Ils l'ont fait""**

**L'équipe diffuse les bonnes raisons de s'installer sur ce territoire, à grand renfort de communication positive et décalée""


","","","Formation professionnelle et Emploi","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Département de l'Aveyron","Département de l'Aveyron","mission.attractivite@aveyron.fr","05.65.75 82 14","https://www.laveyronrecrute.com/","Rodez","44.3516207","2.5728419"
11/09/2019 09:57:47,11/09/2019 09:57:47,"Lozère nouvelle vie, un service d'accueil des nouvelles populations du Département",,"**Constat : **Bien conscient que l’enjeu démographique (le maintien et l’accueil des populations) est un défi majeur pour la Lozère, le Département a mis en place une stratégie globale d'attractivité.  ","**Actions d'accueil : **
-communications : émissions de TV et accueil presse de journalistes ;
- séminaire sur le positionnement marketing et un nouveau slogan,
-  événements et programmes en faveur du développement économique (La start’up est dans le Pré, Share Lozère)  ;
-  actions en faveur de la démographie médicale (WENSEL) ;
- actions en faveur de l’attractivité touristique ; actions de promotion de  la  Lozère  dans  sa  globalité  (Tournée estivale,  La  Lozère à Montpellier, à Lyon puis à Toulouse, présence à l’exposition Universelle de Milan, etc.)  ;
- organisateur et support  des  événements  nationaux  ;
-  mobilisation de la diaspora lozérienne et des ambassadeurs VIP.
-  présence au congrès national Internes Médecine générale
- réorganisation du réseau accueil, 
- participation à la **mise en place d’un guichet unique d’accueil** (Conseil Départemental/Lozère  Développement/ associations  territoriales/consulaires) : 
  - trois chargés de mission accueil avec un référent territorial d'accueil sur les 3 territoires organisés de la Lozère
  - accueil individualisé et personnalisé de porteurs de projet,
  - mise en place d’un dispositif logement passerelle, etc.

**La plateforme web Lozère nouvelle vie : **
- Une présentation des atouts du territoire
- Un observatoire des services avec cartographie
- des offres d'emploi, de reprises d'activité, 
- guides pour le télétravailleur et le travailleur indépendant, avec opportunité de travail en tiers-lieux et espaces de coworking
- des témoignages des ambassadeurs de la Lozère
**- un réseau de ""Greeters"", **des habitants qui propose leur temps à titre bénévole pour faire découvrir la Lozère aux nouveaux arrivants
- des témoignages de nouveaux arrivants sur leurs parcours d'instalation

**Fonctionnement :** 
Tous les deux mois, les membres du réseau Lozère Nouvelle Vie (consulaires, Pole Emploi, SAFER, Lozère Développement,…) se réunissent et font le point sur l’avancé des projets.","","Selon le bilan du Département, cette Politique Accueil Nouvelles Population permet l'installation de nombreuses personnes chaque année. Pour la période 2012-2017 :

Les projets installés recensés dans l'OCL (outil collaboratif de liaison) sont les projets accompagnés et recensés par le réseau Accueil.
120 projets installés soit 246 personnes (193 adultes + 53 enfants) de la manière suivante :

    29 projets installés (Appel à projet 2012-2013)
    46 projets installés (Appel à projet 2014-2015)
    45 projets installés (Appel à projet 2016-aujourd'hui)","Formation professionnelle et Emploi, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Mettre en forme l'information et communication, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Direction de l'Attractivité et du Développement - vivreenlozere@lozere.fr"," Conseil Départemental Lozère","vivreenlozere@lozere.fr","04 66 49 66 66","http://lozerenouvellevie.com/","Mende","44.5180226","3.4991057"
12/09/2019 10:01:26,12/09/2019 10:40:43,"Le Gers et sa politique volontariste d'accueil autour des nouvelles formes de travail","LeGersEtSaPolitiqueVolontaristeDAccueil_sohosolopancartevillagesohosolo.jpg","**Contexte**
A la fin de l'année 2004, La CCI du Gers en collaboration avec la CEEI Gers-Gascogne, souhaitent mettre en place une réflexion autour du thème de l'accueil afin d'établir de nouvelles perspectives de développement pour le département. La recherche de nouvelles compétences avec l'accueil de personnes expertes dans leur secteur d'activité s'impose comme piste d'action prioritaire. Il est plus facile d'attirer des entrepreneurs indépendants que de
rechercher l'implantation de grosses entreprises.

**Mise en place**
C'est dans le cadre d'un financement européen Interreg que le projet Soho Solo a pu être mis en œuvre afin de favoriser l'installation et l'intégration de Solos dans les régions rurales de l'espace Atlantique. Associant cinq CEEI (CEEI Gers Gascogne, Corkbic en Irlande, CIEBI au Portugal, CEEI
Bahia de Cadiz, ITC Canarias en Espagne), le projet a permis de mieux connaître les attentes de ces nouveaux actifs et de créer une véritable offre d'accueil territoriale tout en assurant la promotion des territoires partenaires à l'échelle nationale et européenne. Pendant 2 ans ensuite il y a eu une phase
d'expérimentation. Le projet est opérationnel depuis fin 2007.

**Objectifs**
 • Faciliter l'installation et l'intégration des solos
 •  Promouvoir leurs compétences auprès des entreprises locales
 •  Accompagner les villages qui ont un projet d'accueil de solos","**Fonctionnement**
• Des services d'aide : guide d'accueil, comités d'accueil, accompagnement personnalisé, un réseau de 8 télécentres, des villages d’accueil...
• Un réseau professionnel : le passeport pour entreprendre, l'annuaire des solos, des rencontres professionnelles organisées par le club Soho Solo et des formations, ...

**Exemples d'actions conduites en 2018 :**
 - Des événements : 13 ateliers et rencontres thématiques ont rassemblé 106 participants avec des thèmes abordés tels que « les Tiers Lieux et territoires », qui a rassemblé 96 personnes.
 - En termes de communication, le programme Soho Solo GERS a été mis en avant dans 22 articles presse, 9 newsletters envoyées aux membres ","**Limites**
 • Un financement variable et discontinu 
 • Une situation incertaine car basée en partie sur le bénévolat des villages partenaires

**Perspectives**
• Mutualiser la communication du projet afin de partager l'expérience et pouvoir la développer sur d'autres territoires
• Accompagner davantage les Solos notamment au niveau de la formation
**
Difficultés initiales rencontrées : **
• La recherche de subventions
• Nécessité du marketing et de la promotion du projet (Buzz, concours Européen...) 
• Réticence au départ pour adhérer au projet

**Facteurs de réussite**
• Une forte volonté des acteurs
• L'appui des médias 
• La communication / marketing  (Création du site Internet, diffusion de brochures)
• La gratuité du service
• La création des comités d'accueils avec une prise en charge par des bénévoles
• Une couverture haut débit sur la quasi totalité du territoire","**Impacts ( les chiffres clés de 2018)**
 - Le réseau regroupe en 2018 353 membres adhérents au Club Soho Solo installés dans 170 villages, témoignant de la forte progression depuis la mise en œuvre en 2008. 
 - La prospection active a permis d'identifier 88 nouveaux prospects potentiels à l'installation
 . Plus de 500 nouveaux habitants dans le Gers depuis 2008. · Plus de 200 Soho Solo accompagnés et installés dans le cadre du programme depuis 2008. ·
 - 14 EPCI partenaires. · 
-  1 carte des espaces à Auch, Fleurance, Lectoure, Gimont, Samatan, Cologne, L’Isle Jourdain, Nogaro et d’autres lieux et Tiers Lieux dans le Gers
 - Un site Internet de présentation de l’offre d’accueil dans le Gers.","Formation professionnelle et Emploi, Lien rural / urbain, Tiers-Lieu","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en forme l'information et communication, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Audrey Fievet, chargée de développement économique et Soho Solo","CCI du Gers","contact@soho-solo-gers.com","07 86 26 51 55 ","https://www.soho-solo-gers.com/","Auch","43.6463558","0.5850507"
12/09/2019 10:56:09,12/09/2019 10:56:09,"Accueillir, accompagner et intégrer en Centre Ouest Bretagne","AccueillirAccompagnerEtIntegrerEnCentreO_centreouestbretagne.jpg","**Contexte : **
Depuis sa création, le Pays a œuvré pour maintenir des familles sur son territoire. Depuis 2000, il existe une réelle politique volontariste pour structurer une démarche d’accueil et faire venir des porteurs de projets : création d’une base de données partagée, participation à des salons... En juin 2008, un poste de chargée de mission « politique d’accueil » a été créé par le Pays.

Dès 1992, la politique du COB consiste à venir en appui aux Communautés de communes pour favoriser le développement des services à la population : facteurs indispensables d’attractivité du territoire. C’est aussi le moyen de maintenir les familles sur le COB. Grâce aux enveloppes financières de
l’Europe, de l’État et de la Région Bretagne, des centres multi-accueil ont vu le jour mais aussi des Centres de Loisirs Sans Hébergement, des services de transports collectifs, le service TRAD (Transport Rural À la Demande), des relais d’assistantes maternelles, des bibliothèques... Afin de rendre visible ces
services, le Pays a élaboré des plaquettes de communication et d’information : le guide des transports par exemple. La politique culturelle a aussi largement été soutenue. Dès les années 2000, la politique d’accueil s’affiche encore plus clairement dans le programme LEADER + (2000-2006). Quatre
animateurs travaillent de concert à cette fin. Elle se traduit par l’idée de rendre le Pays attractif pour les potentiels repreneurs et créateurs d’entreprises. Il s’agit ici de les accueillir puis de les accompagner dans leur projet d’installation. Cet accueil s’appuie sur une solide mise en réseau des acteurs économiques, agricoles, culturels et associatifs, initiée et pilotée par le Pays. Cette phase, dans un contexte de tri-départemental, a été essentielle quant à la bonne marche de l’accueil des nouveaux porteurs de projets.","**Public visé : **
Les familles actives. Les actions ciblent prioritairement les créateurs et repreneurs d’entreprises artisanales

**Méthodologie employée : **
De nombreuses réunions entre les partenaires pour construire les actions permettent de valoriser la politique d’accueil.
En octobre, il se déroule un événement « découvrons notre Pays » dont l’un des objectifs est de faire partager la politique
d’accueil du Pays aux élus et à ses habitants. Il s’agit d’un événement qui a pour but de valoriser le territoire à partir des
habitants déjà installés. Cela se manifeste par un salon de Pays où les porteurs de projet peuvent rencontrer la population en
place. Les élus et les « professionnels de l’accueil » sont aussi très présents. Des circuits de découverte du territoire et des
portes ouvertes sont projetés sur l’année pour concrétiser ce travail. Par ailleurs, le volet culturel a une très grande importance en
Centre Bretagne. L’association Arecob, créée par les instances du Pays et regroupant un grand nombre d’acteurs du milieu
de la culture, en est l’illustration.

**Outils utilisés : **
Afin d’accueillir les porteurs de projets économiques qui souhaitent s’installer en COB, le Pays et ses partenaires ont
créé la cellule d’accueil. À chaque contact, un questionnaire sur les « motivations à l’installation en COB » est expédié.
Ce 1 er accueil, véritable porte d’entrée du Pays, a permis aux prétendants à l’installation d’être orientés vers les partenaires
compétents. Le listing des porteurs de projets était accessible à tous les partenaires économiques sur un Intranet commun
via un code. Cet outil devait permettre d’assurer le suivi des porteurs de projets. Cette méthode, trop lourde, n’est plus uti-
lisée aujourd’hui. Depuis 2009, a débuté la construction de fiches, plus souples, à diffuser entre les partenaires pour assurer un suivi. Chaque
fiche contient des informations sur le projet de vie / projet économique.

**La politique d'accueil mise en place : **
 - Slogan  « ACCUEILLIR, ACCOMPAGNER, INTÉGRER » :
 - Favoriser l’accueil, l’orientation et le suivi des porteurs de projets vers les partenaires compétents : animation de la cellule d’accueil, formalisation de l’accompagnement et du suivi des candidats...
 - Analyser l’accueil de main-d’œuvre qualifiée et non qualifiée : affiner le diagnostic des besoins en main-d’œuvre et de certaines professions déficitaires, analyse qualitative des actions passées, propositions d’actions pour améliorer l’accueil des populations...
 - Se préoccuper des familles et leur donner les clés de l’intégration : relancer l’animation des Relais Information Locale (RIL), développer le nombre et le rôle des RIL pour favoriser le « vivre ensemble », mise en réseau des CV des conjoints...
 - Favoriser l’ancrage économique et social des publics non francophones..
 - Promouvoir et valoriser l’offre du territoire : Créer un document d’appel du territoire qui présente le Pays à travers son offre globale et son réseau d’accompagnants.
 - Promouvoir le territoire comme terre d’accueil et d’installation : S’appuyer sur des médias nationaux spécialisés (l’Esprit Village, la chaîne Demain.TV), développer la stratégie Internet,...
 - Renforcer une communication auprès des habitants et des élus pour les rendre acteurs de l’accueil...","","**Résultats obtenus : **
Une démographie qui se stabilise à l’échelle du COB avec un solde migratoire positif. Des nouveaux arrivants qui se sentent mieux accueillis.
Une coordinatrice spécialement dégagée pour insuffler une démarche plus transversale (Christelle Le Pennec) pour la programmation 2007 / 2013.

","Formation professionnelle et Emploi, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Réseau Rural Basse Normandie","Christelle Le Pennec","Pays Centre Ouest Bretagne Rostrenen","c.le-pennec@centre-ouest-bretagne.org"," 02 96 29 26 53","https://www.centre-ouest-bretagne.org/Vivre-en-COB","Rostrenen","48.237574","-3.316142"
12/09/2019 11:18:42,12/09/2019 11:18:42,"Politique d'accueil des porteurs de projet dans Livradois-Forez pour attirer de nouveaux habitants","PolitiqueDAccueilDesPorteursDeProjetDans_accueillivradois.jpg","**Contexte : **
En Livradois-Forez, la population a cessé de baissé depuis 1999. Mais cette croissance reste très faible (+0,28% entre 1999 et 2005). Et cette évolution démographique est contrastée, les zones péri urbaines gagnant plus fortement des habitants que les zones rurales et le secteur de Thiers, et certaines communes perdent encore des habitants. La  population  continue  de  vieillir  et  la  natalité  reste  faible.  La croissance  démographique  est 
donc exclusivement  due  au  solde  migratoire  positif,  le  solde  naturel  restant,  lui, négatif. Fermeture  de  classes,  précarité  du  petit  commerce,  désertification  des  centres  bourgs, problèmes de transmission
d’entreprises... les effets de la perte d’habitants sont bien connus. 
Le dynamisme du territoire dépend donc largement des politiques d’accueil et d’attractivité

Le réseau CAP’ACTIF Réseau Entreprendre en Livradois-Forez a été crée en 2007. C'est un réseau territorial constitué de membres partenaires œuvrant dans le champ de l’accueil et de l’accompagnement des porteurs de projets, tant sur la création, la transmission, le maintien ou le développement des activités.
Il vise, par la mise en commun des informations et outils, à l’amélioration de l’efficacité individuelle et collective, au service des porteurs de projets.

Le réseau vise à mobiliser les personnes ressources, à faire circuler entre elles les informations sur les manières de faire, à instaurer de nouvelles procédures communes « de qualité » pour l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets. CAP‘ACTIF propose plusieurs services aux nouveaux arrivants :
• Un appui à la définition et à la faisabilité du projet. 
• Une information sur les dispositifs financiers et un appui au montage des dossiers.
• Une connaissance des offres d’activités du territoire (foncier bâti, foncier non bâti et personnes ressources).

La Charte du réseau Cap’Actif résume la politique d’accueil partagée par les différents partenaires 
du  Parc  Livradois  Forez.  Celui-ci  fédère  collectivité et structures d’accompagnement à la création d’entreprise pour structurer une offre d’accueil de qualité et accompagner au mieux les porteurs de projet souhaitant s’installer sur le territoire. Une dizaine de partenaires techniques sont donc présents aux coté du Parc et des communautés de communes pour aider les nouveaux habitants à s’installer.
La Charte décrit les objectifs communs de cette politique et les engagements de chacun

Un réseau d'élus référents à l'accueil (un guide dédié) : interlocuteur privilégié du candidat à l’installation et du nouvel  habitant  pour  son  intégration  sur  le  territoire,  quelle  que  soit  son  activité  (agricole, 
commerciale, artisanale...)

","**Public visé : **
Les porteurs de projets venant s’installer sur le territoire du Livradois-Forez. Cette initiative concerne tous les nouveaux arrivants qui souhaitent créer leur propre activité sur le territoire, qu’elle soit
commerciale, artisanale, agricole ou industrielle.

**Les partenaires financiers**
L’ADIE,  Auvergne Active,  Thiers Ambert, Initiative
**Les partenaires techniques **
La Chambre de Commerce et d’Industrie,  La Chambre des Métiers et de l’Artisanat, Chambre d’agriculture, Réseau agricole, La Boutique de Gestion BGE Auvergne, Appuy Créateur, Coagir, Espace info jeunes, La Brèche, Pôle emploi
**Les partenaires territoriaux**
Les Communautés de Communes : Thiers Dore et Montagne, Ambert Livradois-Forez, Entre Dore et Allier, Billom Communauté, Le Parc naturel régional Livradois-Forez, L’Agence Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises

**Méthodologie employée : **
Pour mener à bien ce projet, l’objectif principal a été de créer une « culture de l’accueil ». En effet, l’idée d’un guichet unique n’était pas encore fonctionnelle, et par conséquent, les nou-
veaux arrivants étaient confrontés à des portes d’entrée multiples. Les différents acteurs ont été alors mis en réseau et formés pour travailler en équipe. Cette action de formation visait les techniciens et les élus. La
formation s’est tenue sur deux jours avec comme thématique : « comment faire mieux ensemble ? ». Parallèlement, des repas et des soirées étaient organisés, ce qui a favorisé des temps de
convivialité et d’échange.
Contenu de la formation :
• Se connaître les uns les autres (structures / personnes).
• Se mettre d’accord et élaborer un vocabulaire commun :
qu’est ce qu’un porteur de projet ?...
• Définir des objectifs communs.
• Mettre en avant les compétences nécessaires à l’accueil.","","**Résultats : **
Les résultats obtenus sont difficilement quantifiables, mais une mise en réseau a été clairement établie entre les différents
partenaires.","Formation professionnelle et Emploi, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Réseau Rural Basse Normandie en 2011","Christelle PEYRE Accueil de nouvelles populations – Créations d’activités","Parc du Livradois-Forez","c.peyre@parc-livradois-forez.org","04 73 95 76 12","https://www.parc-livradois-forez.org/inventer/entreprises/entrepreneuriat-en-livradois-forez/faciliter-lentrepreneuriat-en-livradois-forez/","Saint-Gervais-sous-Meymont","45.6897871","3.6078418"
13/09/2019 13:31:28,13/09/2019 13:31:28,"Une bourse en ligne pour faciliter l'engagement bénévole en ligne en Ardèche","UneBourseEnLignePourFaciliterLEngagement_bourseauxbenevolesardeche.jpg","**Contexte**
On estime aujourd’hui le nombre d’associations en activité dans le département de l’Ardèche à environ 8000, animées par 80 000 bénévoles. Ces associations œuvrent dans des domaines variés : éducation, culture, loisirs, sport, santé, solidarité, enfance- famille,  environnement.... L’enjeu de leur vitalité économique  et sociale est d’autant plus important qu’elles animent les territoires et rendent des services essentiels à la population.
Que ce soit en zone urbaine, rurale ou mixte, les associations jouent dans leur ensemble un rôle majeur d’alerte et d’interpellation des pouvoirs publics, mais aussi en matière d’expérimentation et d’innovation dans la gestion de
services d’intérêt général.
L’état a signé en novembre 2016 avec le conseil départemental et la mission d’accompagnement de la vie associative (MAVA) une charte d’engagements réciproques
Premier département à décliner la charte nationale, l’Ardèche a su montrer que  son tissu associatif et les pouvoirs publics œuvrent de concert, pour améliorer le bien-être de la population et l’attractivité du territoire.

**Partenaires**
Comité national olympique et sportif français de l'Ardèche
avec environ 20 partenaires


. ","**Objectifs : **
    Créer une connexion entre les associations et des personnes qui souhaitent donner de leur temps et/ou utiliser leurs compétences pour un projet commun,
    Accompagner les associations qui cherchent des bénévoles en leur proposant un outil où déposer une annonce, des formations afin d’accueillir au mieux les bénévoles mais aussi apprendre à présenter leur projet associatif.

Le site Internet du CDOS de l’Ardèche permet de connecter associations et bénévoles, en proposant en plus un accompagnement des associations, avec une page d'annonces de bénévolat et une page où chaque association peut saisir son offre. ","","","Culture Sports & Loisirs","Favoriser l'implication des jeunes, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en forme l'information et communication, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Comité Olympique national Ardèche","Comité Olympique national Ardèche","ardeche@franceolympique.com"," 04 75 64 29 10","https://www.ardecheolympique.org/bourse-benevoles-presentation/","Privas","44.7352708","4.5986733"
25/09/2019 09:22:28,25/09/2019 09:22:28,"Une Maison de Services au Public pilier du développement local en Pilat Rhodanien","UneMaisonDeServicesAuPublicPilierDuDeve_msappilatrhodhanien_coworkers.jpg","//Nelly Bernard, responsable des Services à la Personne et de l'animation économique de la Communauté de Communes du Pilat rhodanien nous annonce la couleur pour parler de la MSAP multi-services qu'elle coordonne et qui a reçu le Prix coup de cœur du réseau National des MSAP en 2018 : ""La MSAP, c'est un grand tiers-lieu, une ressource et un lieu foisonnant de services de proximité, pour le développement du territoire.""
//
**Contexte**
Le Pilat Rhodanien est un territoire naturellement attractif à proximité de l'agglomération lyonnaise et stéphanoise, bénéficiant d'un tissu dynamique de professionnels et d'entreprises. De fait, le territoire attire des personnes avec un profil de 30-40 ans, souvent dans des logiques de reconversion professionnelle et de migration ville-campagne. Ce territoire compte 14 communes et plus de 16 500 habitants.

**Point de départ**
Ce projet de MSAP a émergé d'un souhait fort des élus de développer un lieu ressource pour le territoire, à la fois pour ses habitants et ses entreprises. A l'époque et en amont de la prise de compétences du développement économique par la Communauté de Communes, la Maison de l'emploi portait déjà de nombreuses actions pour l'accueil des entrepreneurs, préfigurant le souhait  de considérer la future MSAP comme un lieu de développement local. En amont de la création de la MSAP, le PNR du Pilat rhodanien a aussi conduit une étude portant sur les nouvelles formes de travail, étude qui a confirmé le potentiel d'accueil de télétravailleurs salariés et de travailleurs indépendants eu sein d'espaces de co-working. Ce constat a aussi été intégré dans la réflexion de la configuration de l'offre de services de la MSAP.  C'est enfin la visite d'étude des élus de la CC du Pilat rhodanien dans le Cantal à Murat, où sont à la fois présent une MSAP en pointe (Prix Ruralitic 2007, Label Territoires innovant 2009) et un tiers-lieu très dynamique La Cocotte numérique, qui termine de convaincre les élus de mettre sur pied à Pélussin un projet de MSAP avec une offre complète des services de proximité, à la croisée de l'accompagnement social et du développement économique et territorial. 

**Les pôles de service portés par la MSAP : **
    • l’espace Petite Enfance : RAM, Pôle parents, PMI, Pôle Chapi (lieu d'écoute et d'échange parents-enfant)
    • l’espace Social – Santé : Permanences de partenaires santé avec des infirmiers, UDAF, MSA, assistantes sociales du Département, CARSATT, ANPA, service pénitentiaire et d'insertion
    • l’espace Emploi – Entreprises : Guichet unique d'accueil des demandeurs d'emploi et de formation, permanences de Pôle Emploi, MIFFE, CIDFF, Mission locale, Cap emploi, GRETA, SOS petits boulots
    • l’espace coworking – télétravail dit l’@telier : postes de travail, salle de réunion, wifi, espace convivial...","**Méthode appliquée : **
Pour construire ce projet de MSAP, un travail important a été réalisé en binôme entre la personne responsable sur les aspects emploi et économie et la responsable Services à la personne. Un travail de co-construction a été réalisé avec l'ensemble des partenaires du territoire avec la constitution de groupes de travail thématiques. 
Le projet a été pensé pour intégrer les espaces à réhabiliter d'un bâtiment intercommunal : tous les techniciens de la Communauté de Communes ont été associés à la conception du bâtiment en lien avec le cabinet d'architecture pour penser en amont la structuration des espaces de travail, des espaces partagés et mutualisés, et de penser l'accueil central. 

**Partenaires techniques : **
Pilotage : Communauté de communes
Emploi : Pôle Emploi, CCI…
Social : département, CAF, PMI, RAM 
**
Étapes clés :**
- Ouverture avec labellisation de la MSAP en juin 2014

**Moyens financiers et humains **: 
Effectif total travaillant au sein du bâtiment de la MSAP : 6 personnes
- Ce qui fait la spécificité de la MSAP du Pilat Rhodanien: 2 agents polyvalents à l'accueil, avec un coeur de métier différent (une plutôt orientée accueil relation usager et accompagnement vers l'emploi et une autre orientée médiation numérique
- 2 salariés au pôle petite enfance 
- 1 Développeur Économique (foncier, immobilier d’entreprises, lien avec entreprises existantes...)
- 1 Responsable Services à la Personne et développement économique (gestion partenariats, organisation événements, thématique politique sociale, mobilité senior, accueil création entreprise et animation économique)  ","**Éléments facilitateurs : **
- Nelly Bernard avance que cela fonctionne car la MSAP n'est pas ""que"" un guichet unique, mais bien qu'il y a une complémentarité et des actions collectives portées en lien avec les divers partenaires, que la MSAP joue pleinement un rôle dans le développement du territoire,
- La présence du  Pôle vie sociale du Département avec les assistantes sociales et les services PMI du Département, permet de discuter avec les agents d'accueil MSAP de cas complexes et permet d'apporter des réponses à plusieurs niveaux dans leur accompagnement. 
- Le fait que ce soit la CC qui gère les attributions des places en crèche est une entrée supplémentaire pour un accompagnement global sur la partie développement économique en détectant des nouveaux arrivants, des personnes avec des problématiques emploi, ou des personnes susceptibles d'être intéressées par le co-working ou les ateliers organisés.
- La continuité et le lien entre les services permet une bonne circulation de l'information pour être au courant de ce qui se passe dans les différents pôles pour chacun. Cela permet que le Pôle enfance parle des animations et de la vie économique, et inversement. 
- Les échanges informels entre collègues autour du repas partagé le midi sont très important pour fluidifier la circulation de l'information, alors que les 6 salariés ne trouvent pas forcément le temps de dédier des réunions d'échange entre services régulières. 

**Difficultés rencontrées : **
- au départ, il a été difficile de convaincre le Département de positionner au sein de la MSAP son Pôle Vie Sociale, il y avait une réticence qui relevait du souhait de rester dans un lieu à part, en raison de la sensibilité des cas et des rdv tenus par les assistantes sociales. Mais après plusieurs réunions, il a été acté leur intégration dans la MSAP. Aujourd'hui Nelly souligne que les assistantes sociales ""ne reviendraient pas en arrière""
- Aujourd'hui, la principale difficulté relève du désengagement de certains opérateurs (perte cette année de la CPAM, la CARSAT Retraite, alors que Pôle emploi revoient actuellement leur offre de service..)
- Actuellement peu de télétravailleurs salariés et travailleurs indépendants occupent et louent les espaces du co-working : le potentiel annoncé lors de l'étude du PNR du Pilat n'est pas atteint et le constat est que les télétravailleurs salariés sont difficilement atteignables, et que les coworkers viennent plus pour les ateliers (une douzaine d’entrepreneurs présents en moyenne sur les ateliers hebdomadaires) et pas tant pour venir y travailler. Il faudrait dédier plus de temps et de ressources pour vraiment dynamiser cette offre.

Points de vigilance et enjeux : 
- le traitement de la question de services non-marchands (ex. accompagnement démarches administratives, impressions gratuites pour les demandeurs d'emploi...) et marchands (location poste de travail pour télétravailleurs ou entrepreneurs, location salle de réunion) s'est posé dans la conception de l'offre de services et un groupe de travail a réfléchi à la question. Les élus ont souhaité la gratuité pour les habitants / usagers (ateliers numériques gratuits, photocopies gratuites) et une logique marchande sur les activités du co-working : la délimitation n'est pas aussi simple dans la réalité (des cas parfois compliqués, avec le cas d'un profil habitant, aussi entrepreneurs et demandeurs d'emploi). Dans ce cas, une réponse est apportée au cas par cas en faisant preuve de bon sens.
- le choix des activités accueillis au sein des espaces à louer : aucune règle ou charte n'a été mise en place : un règlement intérieur ainsi qu’un contrat d’utilisation ont été mis place. Mais certaines demandes ont posés question (activités marchandes liées au bien-être comme la sophrologie). Des refus ont été donnés sur la raison du souhait de ne pas avoir de transaction d'argent entre professionnels et clients au sein de l'espace, à nouveau les demandes sont traitées au cas par cas, et s'il y a lieu débat ou questions autour de l'activité :  les responsables portent le cas à connaissance des élus pour décision. 
- L'évaluation de l'impact sur le développement du territoire et auprès de la population est difficile à qualifier et à mesurer, outre les statistiques rendues sur les demandes des usagers en MSAP. ","- Les ateliers thématiques ""Boite à outils"" (ex. sur le numérique, les statuts juridiques, le réseautage) fonctionnent très bien
- les agents d'accueil dénouent des situations souvent très complexes. Nelly nous confie : """"Si elle avait à disparaître, je ne sais  vu la détresse de certaines personnes comment ferait les gens sur le territoire, elles débloquent des situations vraiment compliquées""
- Pour Nelly, la MSAP est assurément un maillon fort du lien social sur le territoire. 
- Les administrés font de bons retours vers les élus et les équipes
- Une grande satisfaction des partenaires de la MSAP
- Intervention et participation sur la thématique de l'attractivité territoriale : la MSAp fait partie du Collectif Envie DR piloté par Cap Rural en Région AURA : c'est un collectif de territoires qui mutualisent leurs compétences et leur communication pour favoriser l'accueil et l'installation de nouveaux habitants.","MSAP, Formation professionnelle et Emploi, Numérique, Social, Tiers-Lieu, Parentalité","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Nelly Bernard, Responsable Services à la Personne et développement économique ","Maison de Services au Public du Pilat Rhodanien","n.bernard@pilatrhodanien.fr","04 74 56 75 60","http://www.pilatrhodanien.fr/maison-des-services/","Pélussin","45.4179803","4.678089"
27/09/2019 11:32:21,27/09/2019 11:32:21,"Arvieu, le village digital et convivial de demain","ArvieuLeVillageDigitalEtConvivialDeDema_arvieu-2020.png","Arvieu est un village rural «isolé», situé à plus de 30 km de Rodez, le nombre d’habitants ne va pas se développer tout seul, avec le vieillissement, il peut continuer à baisser. 
En 1998, la commune accueille 5 jeunes ingénieurs souhaitant s'installer en campagne : c'est la création de la SCOP Laëtis, qui est aussi rendue possible grâce à la mise à disposition gracieuse de la commune de bureaux pendant 2 ans. Sophie fait partie de ce groupe, elle est alors animatrice socio-culturelle de formation et propose à la commune de créer un poste d'animation de la vie locale. En 2014, les élus de la commune d'Arvieu prennent conscience qu'ils ne pourront pas arriver à contrer le  risque de déclin démographique seuls, ce défi est trop lourd pour eux ! Leur idée : mobiliser les habitants pour mener ensemble des actions qui permettent aux gens de rester et bien vivre (maintenir les services et améliorer la vie locale) et en accueillant d'autres, éventuellement, pour dynamiser. La démarche Arvieu 2020 vise ensuite à accueillir 20 familles, augmenter la création d'emplois locaux durables, rénovation logements vacants, notamment ! Aujourd'hui la SCOP Laetis, la commune, les habitants, les élus, et le conseil villageois et ses 10 groupes thématiques œuvrent ensemble autour d'une démarche participative ""Arvieu 2020"" pour construire la cité digitale et conviviale de demain.
","**Méthode appliquée :**
- Une démarche autour de l'attractivité : Le Département Aveyron qui mène politique d'attractivité ""L'Aveyron recrute"", vers les nouvelles populations, et avec qui on travaille et sur lequel on s'appuie
- Une démarche partenariale : Un projet PUBLIC-PRIVE-HABITANT très large
- Une démarche participative : avec des outils d'animation de participation, pour l'accueil et la convivialité... avec de vraies compétences du ""faire ensemble""

**Étapes clés :**
- Un groupe de jeunes ""nouveaux arrivants"" s'installent en 2014. 
- Les élus en 2015 souhaitent mobiliser la participation des habitants et se font accompagner d'un cabinet pour identifier les forces et faiblesses de la commune. 
- Une présentation publique a lieu pour présenter le diagnostic du territoire, et une animation participative fait ressortir quelques grandes thématiques, avec la volonté d'identifier des groupes de personnes prêts à réfléchir, et agir. A l'issue de la rencontre, une dizaine de groupes thématiques est créée dont (dont cité numérique, accueil nouveaux habitants, Arvieu en transition...)

**Moyens financiers et humains**
un poste d'animatrice de la vie locale, salariée de la municipalité, avec 1 ETP pour la partie animation de la cyberbase et un mi-temps pour le développement de projet. 
un projet ambitieux porté par le temps investi par la municipalité et ses habitants
Le projet de ZAN incluant la rénovation des bâtiments et le projet de tiers-lieu est financé par le service développement éco de la Communauté de communes pour les investissements, au même titre que les ZA ou ZAC 
- Un financement CGET et Fondation de France pendant 2 ans, sur la démarche d'attractivité un financement de la FDF et sur la démarche participative, un financement du CGET","**Éléments facilitateurs : **
- Un  terreau fertile et des valeurs qui rassemblent : ""Plaisir, convivialité, sobriété, lien social, des valeurs très fortes pour nous""
Un groupe de jeune qui s'installe sur un territoire avec des envies de s'installer et de contribuer au développement local
- Une manière de travailler et d'avancer qualifiée d'""artisanale"" au bons sens du terme, avec des actions de très court-terme, pour avoir des résultats rapidement et ensuite monter des gros projets : ""pour des petites difficultés, on trouve des petites solutions, on a testé et expérimenté, et ensuite monter des projets plus costauds, mais c'etait facilitant parce qu'on avait déjà fait des choses et on avait des résultats, par exemple on faisait des ateliers numériques, qui ont bien marché, et qui ont débouché sur la création de la médiathèque et de la cyberbase""
- Tout ça s'est orienté par la présence du numérique, une entreprise qui a mis l'accent sur le numérique, comme un outil numérique pour valoriser, communiquer, attirer.
- Le numérique a permis d'accompagner la démarche, notamment grâce aux outils en ligne collaboratifs pour communiquer entre les personnes, il nous a aidé à nous démarquer des autres territoires, en effet ""cela détonne dans milieu rural isolé"" nous explique Sophie.

**Points de vigilance : **
- ""tout cela n'a pas été facile, il y a eu des réticences""

**Et demain ?**
- Créer un lieu d'expérimentation, de formation avec la population locale avec LE JARDIN, un tiers lieu, ""un petit lieu pour faire de grandes choses"" et être force de proposition en termes de formation ""pour créer une école du faire ensemble""
- L'idée est de favoriser la montée en compétences en termes d'autonomie, d'autonomie alimentaire, de sobriété économique.
- Avoir une partie incubation : ""aujourd'hui on commence de manière artisanale, mais il s'agit de structurer nos actions et notre accompagnement""","- Entre 2004 et aujourd'hui, la SCOP Laëtis est passée de 3 à 17 associés. 
- En 2017, labellisation MSAP et le prix Smart Village Ruralitic qui ont permis une reconnaissance et des retombées presse : beaucoup de personnes ont découvert le village, il y a de nombreuses visites, la venue d'autres médias, la tv... une notoriété utile aussi pour des partenaires potentiels, mais aussi l'intégration de ce projet au niveau de la population locale, ceux qui était plus réticent, pour les sensibiliser, les convaincre,les rallier, et ça a marché. 
- Les travaux de rénovation ont généré beaucoup de commerçants locaux et du flux et plus de marché. 
- En termes d'attractivité de nouveaux arrivants : 2 personnes ont souhaité s'installer pour venir travailler à Laëtis, avec une vraie motivation participation à la dynamique locale Ossar (orgine colombienne) qui a intié un Festival Pueblo Latino en lien avec ""gens du cru"" nouvelle association ateliers de musique latino locale, avec une 1è édition en 2019
- En termes de création d'emploi, cette dynamique de création d'association et d'activité a permis la création de 2 postes au sein de l'association les Locomotivés,
- Rénovation de l'ensemble des bâtiments du projet (objectif 30 salariés contre 20 aujourd’hui) + chaufferie bois énergie durable
- Le développement du sentiment d'appartenance à ce village positif, valorisant.","MSAP, Numérique, Intelligence collective, Lien rural / urbain, Tiers-Lieu","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en forme l'information et communication, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs","Association ADRETS","Sophie Terris, chargée de projet et animatrice","SCOP Laëtis","sophie.terris@laetis.fr","05 65 46 06 64","https://www.arvieu.fr/fr/vivre-emploi-logement/documents/arvieu-2020-presentation-finale-hcom.pdf","Arvieu","44.1898756","2.6619855"
27/11/2019 16:51:31,27/11/2019 17:07:09,"Co-construction d’un projet éducatif et culturel de territoire dans le bassin de vie de Coustellet (Sud Vaucluse)",,"Depuis 1996, l'association AVEC (Animation Vauclusienne Éducative et Culturelle) centre son projet autour d'un territoire rural, de sa population et des interactions qui en découlent par l’animation d’un équipement, La Gare de Coustellet, sur lequel elle développe trois pôles d’activités : musiques actuelles et spectacle vivant, jeunesse et famille, vie locale. Ses actions ont pour objectifs de favoriser l’épanouissement et l’implication citoyenne des habitants, de dynamiser la vie associative locale et la structuration du territoire. Forte de 250 adhérents et accueillant près de 10 000 personnes chaque année, au pied du Luberon, La Gare est un lieu incontournable de rencontre et de croisement.

La redéfinition du territoire (en 2014, agrandissement de la Communauté de communes de Coustellet de 5 communes à 11, puis en 2017 une absorption qui transforme la communauté de communes Luberon Mont de Vaucluse en communauté d’agglomération de 16 communes)  et le paysage des territoires marqués par des politiques extrêmes, renforcent l’envie des acteurs associatifs de mettre en place un projet de coopération élargi, inter-associatif, en partenariat avec les collectivités publiques, les acteurs institutionnels et les établissements scolaires en faisant un lien ville/campagne.

Ils s’engagent dans un processus d’expérimentation qui a pour enjeu la définition et la mise en œuvre d’un projet de territoire culturel, social et éducatif concerté (PECDT), sur les thèmes du « Vivre ensemble en partageant nos différences ». La volonté d'ajouter le terme culturel s’appuie sur la notion de droits culturels, introduite dans la loi NoTRE.

>> Finalités du PECDT:
	•	Favoriser les pratiques culturelles, l'accès au patrimoine, aux savoirs et aux œuvres 
	•	Promouvoir les solidarités, l'inclusion sociale et la citoyenneté 
	•	Soutenir et contribuer à structurer les actions d'information et de coopération
 
>> Objectifs du PECDT: 
•	Proposer un accueil adapté des publics de 0 à 30 ans 
•	Favoriser les échanges et les rencontres 
•	Organiser l’accueil par des professionnels compétents et formés qui encouragent la découverte culturelle, artistique et sportive
•	S’inscrire dans une démarche de développement durable 
","Méthode appliquée

Appui sur le pôle jeunesse à La Gare, constitué des dispositifs : Maison de projet, Service éducatif, Espace de vie sociale, Accueil Jeunes, Base de Loisirs développé par:
•	 Des équipements : La réhabilitation et l'accessibilité de l'espace jeunesse garantissant l'agrément R et l'accueil en hébergement de mineurs (hébergement constitué de 5 chambres et de 12 lits ; cuisine de collectivité, autour d'un projet de proximité favorisant les producteurs locaux et les circuits courts ; point informations-ressources : un espace de 60 m2, dédié à l'accueil, l'information- ressource et équipé de 6 ordinateurs pour des recherches et ateliers; un espace de 50 m2 dédié à l'accueil de jeunes)
•	De l’ingénierie et des personnels dédiés
•	Des agréments et labellisations : Convention EURODESK, Point Cyb, Envie d'Agir, Fonds Initiatives Jeunesse 84, Jeunesse et Éducation Populaire, Accueil Jeunes et FONJEP, Espace de Vie Sociale, SPRO 
•	Des partenariats : le Contrat Enfance Jeunesse avec les 5 communes du territoire, la CAF et la MSA ; la CAF du Vaucluse au travers du dispositif Espace de Vie Sociale ; le Conseil Départemental du Vaucluse par son conventionnement du service « centre social et espace de vie sociale » ; le Conseil Régional PACA par sa direction de la jeunesse et de la vie associative ; la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (co-organisation de formations continues en direction des animateurs des accueils jeunes du département) ; l’ Etat via le FONJEP

•	Des réseaux: COMPI 84/26, réseau des accueils jeunes nord Vaucluse / sud Drome ; Adorezo, réseau des accueils jeunes Vauclusiens ; IJ84 -porté par le CRIJPA- réseau des Points Information Jeunesse du Vaucluse ; Espaces de vie sociale et centres sociaux ; EURODESK ; Politique de la ville de Cavail-lon ; Le réseau Initiatives Jeunesse. 

La mise en place d’une dynamique de coconstruction et coopération avec les institutions et les acteurs du territoire via un Contrat Enfance Jeunesse (réunissant au départ la Communauté de com-mune, MSA, Département) ; un projet d’animation locale missionné sur les ados et les jeunes adultes ; la participation aux premières expérimentations d’un Contrat de Territoire Global (CTG) avec une entrée ‘convention sociale et jeunesse’ intersectorielle sur l’emploi, la santé, les loisirs.

•	Mise en place d’un premier projet (2 années) sur le handicap pour fédérer de nombreux acteurs suivi de nombreux événements sur tout le territoire impliquant l’ensemble des acteurs éducatifs et culturels.

•	Mise en place d’une mission d’accompagnement, afin d’aider à la définition et la mise en œuvre du projet  de PECDT par la FEDELIMA et l’UFISC, dans le cadre d’un un  appel à projet FDVA (Fonds pour le Développement de la Vie Associative) portant sur l’expérimentation à la coopération, au dialogue inter-associatif en milieu rural afin d’accompagner directement des territoires et des acteurs des musiques actuelles à la structuration de leur projet de coopération (diagnostic partagé, rédaction d’un cahier des charges, mobilisation des acteurs, rencontres, préconisations).

•	Création d’un comité de pilotage composé d’élus, d’associations, de la CAF, MSA, du Département visant à coconstruire des actions ; piloté par le coordinateur Jeunesse du CEJ ; élargi aux acteurs de la jeunesse pour la rédaction du Projet Educatif et culturel de Territoire (PECDT).

•	Une implication forte dans les dispositifs institutionnels territoriaux: Création d’une cellule de veille (ancrée sur le collège, avec 14 maires, pour l’accompagnement des familles) permettant la discussion de projets et associant à ses réflexions le Groupe Territorial de la politique de la Ville. 

Étapes clés

2004 : Agrandissement des locaux de la Gare pour l’Espace Jeunesse
2005 : Contrat Enfance Jeunesse (Communauté de commune, MSA, département)  
2009 : Première expérimentation d’un Contrat de Territoire Global ( CTG) 
2010 : Labellisation de la Gare  ""Espace de vie sociale"" (EVS)
2014 - 2015 : Projets en coopération sur le handicap
2014 : Élargissement de la communauté de commune
2017 : Élargissement à l’agglomération
2016 - 2017 : Accompagnement FEDELIMA - UFISC (Accueil des Rencontres nationales de la FEDELIMA • les 8, 9 et 10 février 2016)
2016 - 2018 : Actions et événements menées sur l’ensemble du territoire avec les acteurs locaux 
2019 : Projet de coopérative sociale et jeunesse
","Eléments facilitateurs du projet :
Levier 1. Un porteur de projet associatif à vocation partenariale : « AVEC / La Gare » qui héberge un pôle Maison de projets depuis 20 ans
Levier 2. Des dispositif moteurs : le Contrat Enfance jeunesse (CEJ) et le Contrat Global de Territoire qui ont permis la montée en puissance du coordinateur
Levier 3. Un cadre d’analyse et de propositions : le Projet Éducatif et Culturel De Territoire (PECDT)
Levier 4. La mission d’accompagnement FEDELIMA qui a permis de mobiliser les élus des collectivités et des services de l’État permettant de conserver une dynamique collective forte.

Freins :
 - Impossibilité de créer un comité scientifique à cause des difficultés à impliquer, au-delà des personnes, des départements d’université ou des laboratoires de recherche dans la durée du projet d’expérimentation 
-  Difficulté à mettre en place un comité de développement de l’agglomération

Moyens financiers et humains :
- FNADT (Fonds National d’Aménagement du Territoire) 1998 - 2005 avec des outils d’accompagnement jeunesse : Fonds d’initiative jeunesse, défis jeunes, jeunes ESS
- FONJEP depuis 2004
- Fonds CAF + Cdc pour agrandissement des locaux
Pôle jeunesse de la Gare: 2 ETP (un directeur accueil Jeunes et 2 stagiaires annuels)

+ Budget de la mission d’expérimentation à la coopération FEDELIMA: 12 000 euros TTC (50% sur l’intervention artistique, 50% sur la mission d'accompagnement)
","Ce PECDT a permis :
- L’évolution d’une politique contractuelle enfance jeunesse vers une politique éducative publique enfance jeunesse en favorisant le passage d’une logique de dispositif à une logique de partenariat.
- Une cohérence dans le cadre d’une politique éducative en associant les différents groupes scolaires, les associations du territoire et les structures d’accueil de loisirs.
- L’animation d’une concertation permanente
- La mise en place de différents événements sur le territoire de la Communauté des communes du Lubéron Mont de Vaucluse, imaginés et construits dans un partenariat entre les médiathèques, les lieux culturels, les établissements scolaires, les artistes et les associations du territoire, comme par exemple : 
Organisation des Zapéros concerts lors du marché paysan et des Zapéros vélos en partenariat avec l’association Vélo Loisirs Provence ; des rendez-vous Nature en partenariat  avec Les Beaumettes : parcours en vélo de La Gare jusqu’aux Beaumettes pour une visite guidée du village et concert champêtre, jardins partagés, potagers numériques, ateliers plantes sonores ; Réalisation d’un atelier graff avec les élèves de l’école de Lagnes et d’une fresque sur la vélo route avec les jeunes de Cabrières d’Avignon…

Points de vigilance. 

•	L’agglomération n’a pas encore ouvert un pôle de développement, une prochaine étape nécessaire à la coordination des actions
•	Veiller à ce que les instances de gouvernance restent ouvertes à d’autres acteurs que l’association AVEC,  leur interlocuteur principal et historique  
•	Des moyens financiers et humains sont nécessaires pour pérenniser dans l’avenir les actions des objectifs annoncés

","Education populaire, Culture Sports & Loisirs, Social, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange","UFISC","Stéphane Soler","Association AVEC","stephane@aveclagare.org","04 90 76 84 38","http://www.aveclagare.org","Coustellet","43.8675951","5.1447245"
27/11/2019 17:32:29,27/11/2019 17:38:05,"Développement culturel local, pour un accompagnement de la jeunesse en Pays Marennes-Oléron (Charente - Maritime)",,"-	Qui ? 
Le Pays Marennes-Oléron devenu Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) en 2015
Le pays de Marennes-Oléron, situé en Charente-Maritime, au sein de la région Nouvelle-Aquitaine, est un syndicat mixte créé en 2006, devenu, en 2015, un pôle d’équilibre territorial et rural (PETR). Il regroupe 2 communautés de communes : celle de l’Île d’Oléron (CCIO : 8 communes - 22 208 habitants ) et celle du Bassin de Marennes (CCBM : 7 communes 15 384 habitants). Ses compétences portent sur trois domaines principaux : l’aménagement et l’urbanisme ; la gestion des programmes européens ; et le développement local (qui recouvre, plus spécifiquement, le développement culturel et le développement économique, de l’emploi et des services). Les deux communautés de communes disposent, en outre, d’une compétence enfance- jeunesse : depuis 2003 pour la CCBM et depuis 2011 pour la CCIO. 

-	Point de départ ? 
Des constats, une envie

Constat d’un taux de chômage élevé chez les jeunes, au dessus de la moyenne nationale, qui quittent le territoire au moment de leur formation ( 20-30 ans) puis, malgré une appétence à revenir, rencontrent des difficultés à cause du manque d’emplois qualifiés et de logements.

Constat d’une activité culturelle saisonnière tournée principalement vers le loisir touristique ; principalement, d’échanges insuffisants entre les acteurs locaux ; d’une offre culturelle morcelée ; d’un accès à la culture insuffisamment structuré et approprié par ses habitants.

L’envie de dynamiser le territoire, favoriser son attractivité, particulièrement pour les jeunes, et de développer une activité culturelle continue sur toute l’année, structurante et pour les personnes du territoire, particulièrement la jeunesse.

En 2015, dans un contexte de renouvellement des équipes municipales, de renouvellement de la politique contractuelle avec la Région et dans la perspective de sa transformation en Pôle d’Equilibre Territorial et Rural, le Pays Marennes Oléron décide de renouveler son projet culturel, dans le cadre d’une concertation la plus large possible avec les associations, les professionnels et les élus.
","Méthode appliquée

La nouvelle stratégie culturelle s’appuie sur 5 enjeux identifiés : 
•	préserver et transmettre l’identité patrimoniale du territoire
•	pérenniser la diversité culturelle par la concertation et l’articulation entre les initiatives
•	permettre une vie culturelle équilibrée, respectueuse des diversités et accessible à tous, toute l’année, sur l’ensemble du territoire
•	préserver et renouer le lien social 
•	éviter le repli sur soi et susciter l’ouverture aux autres

PAR
 
De l’ingénierie :
-	Des responsables de pôle compétence enfance jeunesse 
-	Un coordinateur de développement culturel du territoire  
-	Un coordinateur coopération francophones
-	Un coordinateur des projets culturels francophones
-	Un animateur et gestionnaire des programmes LEADER

Des cofinancements locaux et européens pour des équipements et des programmes structurants :
-	Des cofinancements de la Région ex-Poitou Charentes via des Contrats de territoire jusqu’en 2016 (Contrat Régional de Développement Durable) 
-	Des cofinancements européens LEADER à partir de 2007 avec pour axes : 
•	LEADER 2007- 2013 : Maintenir, accueillir et soutenir les actifs, notamment les jeunes, sur le territoire
•	LEADER 2016- 2020 :  Axe coopération : Faire de la francophonie un levier de développement local
•	Axe 3 : La culture territoriale et Axe 4 : L’accompagnement de la montée en compétence du territoire 

-	Un contrat Education Artistique et Culturelle (EAC) à partir de 2017 : développement de résidences d’artistes de médiation culturelle dans les établissements scolaires
-	Une aide du Département aux actions EAC à partir de 2018

Un accompagnement et une analyse partagée du territoire
-	Accompagnement au développement culturel de territoire par la Ligue de l’enseignement, dans le principe des droits culturels sur une année, par des concertations et une analyse partagée de territoire via un état des lieux avec les acteurs (30 réunions - 45 acteurs)
-	Un diagnostic et une problématisation des enjeux en 3 axes : Finalités du projet culturel au regard des caractéristiques du territoire ; Enjeux liés au développement durable ;  Culture et jeunesse avec les animatrices des PEL (Projets Éducatifs Locaux) 
-	Puis l’élaboration d’un plan d’action.

Un volet de coopération
-	Un volet de coopération internationale Francophonie comme levier d’ouverture à l’international

Étapes clés
•	2003 : rédaction d’une première stratégie culturelle du Pays Marennes-Oléron pour une expérimentation de développement local soutenue par la Région Poitou-Charentes via des Contrats de Territoire
•	2004 : Réalisation 1ère tranche Médiathèque de Marennes
•	2006 : Mise en place du cinéma L’Estran à Marennes et 3ème salle au cinéma l’Eldorado à St Pierre d’Oléron (programmation partagée)
•	LEADER 2007- 2013 :
   > réalisation des médiathèques de Saint Georges et St Denis d’Oléron
   > 2ème  tranche Médiathèque de Marennes
 
•	2008-2009 : Réflexion pour le développement des Musiques Actuelles
> 2010-2011 : Réalisation d’une salle de musiques actuelles « La Bigaille » à Marennes + réhabilitation d’un local de répétition à Bourcefranc (Studio Amalgam) et accompagnement à l’installation d’une programmation de concerts tout au long de l’année

•	2010 : 1ère édition du festival des cultures francophones à Marennes
•	2014 - 2015 : processus de concertation et élaboration pour la nouvelle stratégie culturelle du territoire
•	LEADER 2014-2020 :
>> Échanges jeunes saisonniers France-Québec 2014- 2017 ; Chantiers-jeunes francophones – 2016 (20 jeunes du CASTEL et du Foyer rural Saint Denis + MO-TV) – 2017 Val d’Aoste 

•	2016 : Fin du Contrat Régional de Développement Durable lors de la fusion dans la grande région Nouvelle-Aquitaine
•	2017 : Signature du contrat EAC avec la DRAC pour 3 ans (Résidences d’artistes et structuration des initiatives d’EAC)
> 2017: 200 jeunes participants - 2019 : 1150 jeunes participants

•	2018 : Oléron annonce son retrait du PETR suite à la polémique sur la réinstauration du paiement du péage du pont
•	2019 : La commune de Marennes fusionne avec la commune de Hiers- Brouage 

•	Perspectives :
> Élaboration d’une nouvelle stratégie de francophonie culturelle pour  Marennes-Brouage, avec l’appui du département
> Réflexion et étude de faisabilité pour la création d’un Parc National Régional sur le territoire Marennes-Brouage-Rochefort

-	Moyens financiers et humains
Programmes LEADER : 1 ETP : animation et gestion
Coordination culturelle : 1 ETP coordination
Programme francophonie : 1 ETP réparti en 2 mi-temps
Pôle Jeunesse : 2 Etp

Volet Culture LEADER 2007-2013 :  environ 1/3 de l’ enveloppe totale 1,8 millions d’Euros 
Volet Culture LEADER: 2014- 2020 : environ 1/4 de l’ enveloppe totale 1,5 millions d’Euros
Contrats de Territoire Région 2014-2016 : 180 000 € dédiés aux manifestations
Contrat EAC 2017-2020  : 60 000 Euros DRAC, Département: 10 000 € en 2019

","Eléments facilitateurs :
-	Le choix des élus locaux de consacrer des moyens à cette ingénierie et le concours de la Région Poitou-Charentes au financement de cette ingénierie, de 2004 à 2016
-	Le recours systématique à la concertation dans la démarche projet (état des lieux-diagnostic, plan d’action, suivi de la mise en œuvre avec une commission mixte)
-	L’accompagnement de la Ligue de l’enseignement pour une méthodologie à l’élaboration concertée dans le respects des droits culturels 
-	Les contributions financières des institutions 

Points de vigilance :
- Des difficultés à trouver des maîtres d’ouvrages dans les communes les plus petites pour les projets culturels à l’échelle du territoire
- Des logiques de ""chapelle"" qui sont de véritables freins à la coopération et à la mutualisation de moyens et aboutissent à la multiplication d’équipements sur des périmètres proches

","","Education populaire, Citoyenneté, Formation professionnelle et Emploi, Mobilité, Culture Sports & Loisirs, ESS, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Accompagner et former les jeunes, Développer l'attractivité du territoire, Mobiliser les élus et les habitants, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Mobiliser des outils financiers, Faire évoluer les politiques publiques","UFISC","Antoine Lamblin ","Chargé de mission culture - coopération","a.lamblin@marennes-oleron.com","05 79 86 01 63","http://www.marennes-oleron.com","Marennes","45.8224965","-1.11279498399747"
19/12/2019 10:35:25,09/03/2020 12:52:39,"Une crèche accueille les enfants 1 nuit par mois pour encourager l'engagement cityoen des femmes",,"La crèche associative à gestion parentale Les P'tits Loups du Queyras a été sollicité par les familles accueillies pour des ouvertures en soirées et toute la nuit. Le constat est le suivant : les évènements, les réunions associatives ou municipales, communautaires et autres actions locales ont souvent lieu en soirée. Avec des jeunes enfants il s'avère plus difficile de se rendre disponible pour participer à ces réunions. C'est soit l'un des deux parents soit l'autre. Et les familles ont fait remarqué que c'est plus souvent le papa qui s'implique localement et la maman qui reste à la maison pour garder les enfants.
A cela s'ajoute le fait que le Queyras est un territoire de montagne, avec un accès hivernal exclusif par les gorges du Guil, ce qui augmente les distances avec le reste du département : dans les faits il faut compter un temps de déplacement plus long pour participer à tel ou tel évènement, et donc un plus gros besoin d'accueil des enfants.
Objectifs visés :
- faciliter l'implication des jeunes familles dans la vie locale, et plus spécifiquement des jeunes mères de famille,
- adapter l'offre d'accueil des jeunes enfants aux réalités vécues des jeunes parents,
- proposer aux jeunes parents des espaces temps de répit familial.
","Créé par des familles du Queyras sous statut associatif en 1998 avec un accueil théorique de 15 places, la crèche compte aujourd’hui 27 places à Molines en Queyras.
S'est adossé à cela une micro-crèche saisonnière de 10 places, ouverte aux vacances d'hiver et d'été.
Les crèches accueillent les enfants des résidents permanents, les enfants des saisonniers et les enfants des touristes.
Horaires d'ouvertures : 8h - 18h
","Pour palier aux fluctuations de fréquentation, du fait d'un territoire hautement saisonnier et touristique, l'association a mis en place des annualisation du temps de travail pour tous, certains à temps plein et d’autres à temps partiel.
De 20 à 47 heures semaines, en fonction de la saison
Pendant les périodes creuses le personnel est mis à disposition des municipalités (écoles, garderie, cantine, ...)
Pour répondre aux fortes demandes en période haute, la crèche ouvre ses portes les samedis et dimanches.
Pour les demandes de familles d'ouvrir les nuits: la crèche proposent des dates, une par mois, les familles s'inscrivent et quand il y a 10 enfants inscrits la nuit est validée.
En 2019, la crèche a été ouverte une nuit par mois.
Les limites :
Nécessite une gestion des temps de travail des personnels très rigoureuse. 
Génère des coûts supplémentaires pour la structure (travail de nuit, et les weekend).
Association fortement soumise aux aléas économiques (saisonnalité, fréquentation touristique), aux aléas climatiques (bonne ou mauvaise saison selon la météo et l'enneigement), aux mouvements de populations, à la natalité et à l'accueil de nouvelles familles de jeunes parents sur le territoire.
","Forte fréquentation des ouvertures nocturnes.
12 nuits proposées et maintenues en 2019, soit une par mois.
Projet soutenu par la PMI
Des familles plus impliquées sur le territoire
Des femmes, jeunes mères de familles, investies dans la vie locale","Citoyenneté, Parentalité, Saisonnalité","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Développer l'attractivité du territoire","Claire MacPhail","Dorothée PETINARAKIS, Directrice P'tits loups du Queyras","ALPAJE-ACEPP05","alpaje@alpaje-acepp05.fr","0492537697","","Molines en Queyras","44.729805","6.8448169"
18/02/2020 15:38:47,27/05/2020 11:07:09,"A Morlaix, un lieu pour expérimenter, de créer et de valoriser des initiatives des 18-30 ans","AMorlaixUnLaboratoireDexperimentationDe_le-projet-2d-espace-libre-morlaix.jpg","Depuis 2017, le dispositif « Jeunes en TTTrans » est engagé dans la mise en œuvre des actions visant à favoriser l’approche intégrée des politiques de jeunesse. Parmi les actions menées, le projet de l’espace 2D coordonné par le RESAM (Réseau d’Echange et de Services aux Associations en Pays de Morlaix) a pour objectif de créer un tiers-lieu ressource identifié pour les jeunes de 18 à 30 ans afin de leur permettre de créer, d'imaginer, d'expérimenter. Ce lieu permet aussi la promotion des dispositifs de soutien aux jeunes ainsi que la création d'un réseau autour des questions de jeunesse via des permanences (Mission locale par exemple). Pour cela, il s’appuie sur les ressources techniques et pédagogiques des structures jeunesse engagées dans le dispositif Jeunes en TTTrans (Morlaix Communauté, RESAM, ULAMIR-CPIE, PAEJ, Centre de loisirs Ker Avel, PIJ-MJC, Mission Locale, CAF...).","Concrètement, l’espace libre du 2D c’est donc un espace convivial et autogéré :
• Du matériel informatique, de bricolage, image et son, pédagogique...
• Des temps d’ateliers, d’échanges, de retours d’expériences...
• De la mise en réseau avec les acteurs locaux (associations, collectivités, autres jeunes) ;
• Du conseil et accompagnement à la création d’association et au montage de projets ;
• De l’information sur les dispositifs d’aide aux initiatives collectives de jeunes (accès aux droits, bourse
communautaire, mobilité internationale...) ;
• Un centre de ressources documentaires. 
. Un lieu géré au quotidien par des jeunes avec le soutien d'association locales
Le 2D espace libre est ouvert et évolutif... à chacun d’y mettre sa patte !","====Un espace libre pour les jeunes====
Depuis le printemps 2019, c’est dans un ancien Dojo de 300 m2 que se développe le projet, et c’est collectivement et avec des matériaux de récupération qu’il est aménagé : chantiers d’insertion de l’ULAMIR, installation informatique par l’association de réemploi GOUPIL, participation
de jeunes bénévoles, chantiers participatifs... Aujourd’hui, une partie du 2D accueille ponctuellement ou durablement les bureaux d’associations qui louent ou troquent un espace (PAEJ/SESAM, RESAM, Les Petits Débrouillards, Le Repair...). 
L’espace libre est mis à disposition des jeunes, et c’est à eux d’en imaginer la gestion, le contenu, les projets...
Qu’elles et ils aient besoin d’outils ou d’espace pour bricoler, d’un endroit confort pour rêver ou échanger sur un projet, de ressources pour avancer et réfléchir sur une idée ou d'un lieu au sec... Le 2D leur offre toutes ces possibilités. Qu’ils soient lycéen·es, étudiant·es, actif·ves, en formation professionnelle, volontaires en service civique, sans emploi... agissant en groupe ou individuellement, le 2D est pour tou·tes un lieu collectif de ressources et de création.

Le lieu est un terreau pour l'imaginaire. Il rend possible les rêves, les discussions. Il permet les conflits, les points de vue différents.

Pour lancer la dynamique, des associations de jeunes accompagnent ce projet :
• Le Repair, association de jeunes pour la mise en place d’une ressourcerie de matériaux. Par leur expérience en aménagement et gestion de lieu collaboratifs, les membres de l’association accompagnent la démarche de construction collective.
• Un jeune graphiste, membre du collectif d’artistes « La Mauvaise Graine » rend compte visuellement de la démarche (vidéos, photos, charte graphique...)
L’accent est mis sur la démarche de co-construction du projet avec les jeunes. Il s’agit d’expérimenter une nouvelle forme de gouvernance qui émane des besoins exprimés par les jeunes

"," Et pour ne pas oublier les jeunes en milieu rural, un « lieu mobile » sera lancé en 2020 pour aller à leur rencontre.


Contacts: 
2D : 2dmorlaix@gmail.com
RESAM: coordination@resam.net","Education populaire, Citoyenneté, Intelligence collective, Culture Sports & Loisirs, ESS, Tiers-Lieu","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange","Réseau Rural Bretagne","Réseau d’Échanges et de Services aux Associations du pays de Morlaix","2D Morlaix","2dmorlaix@gmail.com","02 98 63 71 91","https://www.resam.net/","Morlaix","48.5824932","-3.8331972"
18/02/2020 15:51:40,18/02/2020 15:51:40,"Un campus Rural de Projets en pays de Gâtine",,"Suite à un diagnostic réalisé auprès des jeunes du Pays de Gâtine en 2014, six axes de travail ont été retenus par les élu·es :
 - Permettre aux jeunes d’être acteur·trices de leur vie ;
 - Permettre aux jeunes de rester vivre sur le territoire ;
 - Soutenir le réseau associatif en lien avec la jeunesse ;
 - Soutenir « l’envie de faire », l’esprit d’initiative ;
 - Intégrer la dimension économique en accompagnant les jeunes vers une viabilité de leurs projets ;
 -  Développer la transversalité avec les acteur·trice·s de la jeunesse sur le territoire.
Le Campus Rural de Projets s’inscrit dans une démarche plus large du territoire en faveur de la jeunesse, initiative pour laquelle le territoire est lauréat de l’appel à projet « Programme d’Investissement d’Avenir » (PIA) sur la thématique des « projets innovants en faveur de la jeunesse »
Le projet s’articule autour de cinq axes :
• Territorial, ce seront des centres de ressources ;
• Sociologique, ce sont des lieux de rencontres et d’échanges ;
• Culturel, pour s’informer, accueillir des résidences d’artistes ;
• Économique et socio-professionnel avec la dimension co-working, fabrique d’innovations...","**Une charte : « une pépinière du possible pour les jeunes de 16 à 30 ans ».**
Co-construite avec les acteurs locaux et les jeunes, une charte a été établie pour définir les objectifs et le conte-
nu du Campus Rural de Projets, notamment :
• Un espace dédié à la création et au développement d’activités économiques et sociales ;
• Un lieu de développement de projets citoyens, culturels, festifs, ludiques et d’innovation ;
• Un accompagnement pour les jeunes dans leurs premiers projets ;
• Un outil complémentaire, facilitateur et fédérateur pour les acteurs existants ;
• Des « outils » mobiles, itinérants sur les différents sites pour rester en proximité des jeunes ;
• Un espace évènementiel afin de proposer des expositions, démonstrations, etc...","**Des moyens humains pour animer et co-construire le projet**
En 2018, quatre référent·es jeunesse ont été recruté·es par des associations (maison de l’emploi, maison pour tous, centres sociaux), ces postes sont financés à 50 % par la Communauté de Communes qui a également créé un poste de coordination jeunesse, fil conducteur de d’animation et du développement du projet. « Nous travaillons actuellement à mobiliser les futurs usagers via l’organisation de groupes de travail pour co-construire les espaces en vue d’une meilleure appropriation des lieux » précise Alexis Bailly, coordinateur jeunesse. La communauté de communes de Parthenay-Gâtine, appuyée par les associations dédiées à la jeunesse, développe un « campus rural de projets » décliné en quatre lieux à destination principale des jeunes âgés de 16 à 30 ans : Ménigoute, Parthenay, Secondigny et Thénezay. Les quatre sites sont aujourd’hui à des stades d’avancement différents : l’un est déjà en activité et géré par une association tandis que les autres sont encore en phase de conception ou de travaux.","","Education populaire, Citoyenneté, Intelligence collective, Culture Sports & Loisirs, Social, ESS, Tiers-Lieu","Accompagner et former les jeunes","Réseau Rural Bretagne","Alexis Bailly","Communauté de communes de Parthenay Gâtine","baillyal@cc-parthenay-gatine.fr","0549956016","https://www.cc-parthenay-gatine.fr/au-quotidien/jeunesse/le-campus-rural-de-projets","gâtine","48.8616729","1.1377385"
18/02/2020 16:29:35,18/02/2020 16:29:35,"Le parcours E'Fabrik : la création numérique au service du lien social","LeParcoursEFabrikLaCreationNumeriqueAu_e-fabrik.jpg","//« Participer à ce projet, ça nous permet d’acquérir des compétences et de l’ouverture d’esprit. Au début, nous étions un peu impressionnés, mais en travaillant avec des personnes hanicapées, on se rend compte qu’elles sont comme tout le monde »// Un élève de l’école de la Deuxième chance à Sarcelles, participant à E-FABRIK’.
//« Les professionnels découvrent les personnes en situation de handicap sous un autre jour, dans une interaction avec d’autres personnes. Nous observons comment cela change les dynamiques personnelles, en poussant vers plus d’autonomie et de communication »// La cheffe de projet E-FABRIK’.

E-FABRIK est né du rapprochement de deux associations franciliennes inscrites dans une démarche d’éducation populaire, Atomes crochus et Traces, qui s’efforcent de promouvoir l’accès à la science pour tous les publics. La première de façon ludique et en s’adressant prioritairement aux jeunes, chez qui elle cherche à développer le goût d’apprendre. La seconde qui réunit des professionnels de la recherche et du développement, soucieux de diffuser les
outils et la réflexion scientifique auprès d’un public intéressé par la médiation scientifique. Elle intervient notamment sur le champ des formations proposées par atomes crochus auprès de professionnels (animateurs, médiateurs, enseignants...). Ensemble, ces deux associations ont déjà travaillé sur le lien social comme moteur d’apprentissage. Les deux association sont en effet attachées au mélange des publics afin de permettre à chacun d’apporter sa différence, pour se nourrir les uns des autres. Naturellement, les deux associations se sont intéressées à la démarche des Fab-Labs comme moyen de franchir une étape de plus dans cette direction. Ces ateliers fonctionnant sur le principe d’une communauté d’échange (mise en commun des connaissances, entraide, convivialité) et orientés vers la création et la fabrication d’objet à l’aide de machines à commande numérique telles que des imprimantes 3D ou vinyle, des découpeuses laser... Elles ont
cherché à y mener des projets avec des jeunes en s’appuyant sur la communauté des « makers », mais ont été confrontées d’une part à la difficulté de trouver au sein des Fab-Labs, des projets qui motivent les jeunes, d’autre part à une absence de cadre pédagogique nécessaire pour apporter une cohérence aux expériences conduites. Parallèlement, en 2014, les membres de l’association rencontrent un collectif de designers, « FIX’expert », qui créent des objets pour améliorer la vie des personnes en situation de handicap. Ils ont alors l’idée de faire travailler ensemble des jeunes et des personnes handicapées autour de « défis », pour imaginer des objets solutionnant des difficultés rencontrées dans son quotidien par la personnes en situation de handicap et en réaliser le prototype dans
un Fab-Lab. 

Baptisée E-FABRIK’, la démarche est ensuite formalisée à l’occasion d’un appel à projets du Fonds d’expérimentation pour la Jeunesse (Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports), qui a pour objet de financer des programmes expérimentaux visant à favoriser la réussite scolaire des élèves, à contribuer à l’égalité des chances et à améliorer l’insertion sociale et professionnelle durable des jeunes de moins de vingt-cinq ans. Le premier « défi » est lancé en 2015","**Objectifs : **
Afin de familiariser des jeunes et des personnes en situation de handicap à la création numérique collaborative (pratiquée notamment au sein des Fab-Lab) et de favoriser la rencontre de l’autre et de sa différence, deux associations engagées dans l’accès pour tous aux sciences, ont lancé les défis E-FABRIK’. Des binômes, associant des jeunes valides avec des résidents de structures d’accueil pour personnes handicapées, imaginent et construisent ensemble une solution concrète à une difficulté rencontrée par la personne en situation de handicap, dans son quotidien. Ils sont accompagnés dans cette démarche
par les professionnels de structures jeunesses ou handicaps et par la communauté des « makers », utilisateurs réguliers des Fab-Labs. Au-delà de son
objectif de sensibilisation aux nouveaux outils numériques et de créations de liens entre valides et personnes en situation de handicap, E-FABRIK’ favorise une
meilleure inclusion sociale de ces dernières et permet de valoriser l’implication des jeunes. Par ailleurs, son action encourage la mise en lien et la création de partenariats entre les acteurs d’un territoire relevant de champs d’action différents (jeunesse, handicap et création numérique).

**L’Objectif des défis E-FABRIK’ **est non seulement de permettre aux participants engagés de réaliser un projet concret et solidaire mais également de favoriser la mise en lien et la création de partenariats entre les acteurs d’un territoire relevant de champs d’action différents (jeunesse, handicap et création numérique). Le dispositif repose sur une plateforme collaborative, [[http://www.efabrik.fr/ www.efabrik.fr]]. Cette plateforme permet aux jeunes qui souhaitent participer à un défi de s’inscrire en ligne. Ils peuvent le faire à titre individuel, à condition toutefois d’être au moins deux et âgés de 18 à 30 ans. Le plus souvent cependant, cette inscription se fait dans un cadre collectif, qu’il s’agisse d’un établissement d’enseignement (lycée, école de la deuxième chance...) ou d’une structure jeunesse (Centre d’animation, Maison des jeunes...), mais toujours sur la base du volontariat. Elle concerne alors des jeunes de 13 à 25 ans. C’est également sur la plate-forme que se signalent les personnes en situation de handicap, le plus souvent prises en

**Partenaire(s) :**
-Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
-Fondation de France,
-Fondation AG2R la mondiale
-Fondation Croix rouge
-Fondation Free
-Département de l’Essonne
-Région Île-de-France (dispositif E-inclusion-Innovation sociale numérique, avec l’appui de La Fonderie, agence numérique d’Île-de-France)

**Moyens humains :**
L’équipe E-FABRIK’ se compose trois permanents, appuyés par un stagiaire et un membre de Trace qui apporte un
soutien administratif et financier.

**Moyens financiers :**
Une édition des défis E-FABRIK’ représente un budget d’environ 100 000 euros (pour l’année 2017).
60% est assuré par des financements publics (Fond d’expérimentation jeunesse, Région Île-de-France et Conseil
départemental de l’Essonne).
Les 40% restants proviennent de financements privés (Fondation free, AG2R-La Mondiale, Fondation de France au titre de l’appel à projet handicap, Fondation Croix-Rouge sur la dimension lien social).

**Moyens matériels :**
E-FABRIK’ nécessite des trois structures engagées sur un territoire la mise à disposition de locaux pour accueillir les ateliers. Les Fab-Labs mettent à disposition les machines nécessaires à la réalisation des prototypes.","**Fonctionnement : **
L’équipe d’E-FABRIK’ intervient pour formaliser les partenariats, créer les conditions nécessaires à la mise en synergie des 3 structures impliquées (jeunesse, handicap, fab’lab), et apporter le soutien matériel et technique à la réalisation des projets. Lorsque des structures sont engagées dans la démarche (ce qui concerne la majorité des défis), ces dernières signent une charte et participent à une réunion de programmation qui permet de déterminer la durée de l’expérience
(quelques semaines comme quelques mois), les modalités et le calendrier. Les structures bénéficient également d’une journée de formation régionale afin de les préparer à accueillir et animer les ateliers. Enfin les référents de chaque structure disposent d’un guide qui détaille les principes du projet ainsi que l’ensemble des ateliers du parcours. Les référents ont également accès au site internet collaboratif et participatif (ressources, espace personnel et forum en ligne). Les ateliers se déroulent chez les uns ou les autres, en fonction des besoins aux différents stades du défi (prise de contact, conception puis réalisation du prototype).

Faire ensemble pour se découvrir
Un premier atelier est organisé avec l’ensemble des potentiels participants pour leur présenter en détails la démarche
et leur permettre de s’engager en connaissance de cause. Une fois qu’ils ont confirmé leur intérêt, un second atelier
permet aux jeunes, alors baptisés e-apprentis, de faire connaissance avec les personnes en situation de handicap, ou
e-associés. Des équipes sont alors formées, associant un ou plusieurs e-apprentis et un e-associé autour d’un besoin
identifié. Plusieurs ateliers seront ensuite nécessaires pour concevoir et réaliser le prototype répondant à ce besoin. A
l’exemple de Mamadou et Sissoko, de l’Antenne Jeune Flandres et de Karim, suivi par un accueil de jour et un foyer
d’hébergement de l’association Cap’Devant, qui rencontre des difficultés pour utiliser la manette de commande de
son fauteuil roulant. Avec l’aide de leurs référents dans leurs structures respectives et de Guillaume, leur e-complice
au Fab-Lab WoMa, atelier de quartier du 19ème arrondissement, ils ont effectué ensemble des recherches sur les
adaptations de manettes déjà conçues par des makers, ont conçu à l’issu de plusieurs essais une manette
parfaitement adaptée à la main de Karim et à sa mobilité, puis l’on réalisé à l’aide d’une imprimante 3D.
Pour mener à bien son projet, chaque
équipe dispose d’un budget de 150
euros et au-delà E-FABRIK’ prend en
charge les besoins en matériel des
participants. Le parcours se conclue
par un moment festif et convivial où
les équipes, devenus e-experts,
présentent leur prototype. Ce dernier,
ainsi que toutes les indications pour le
réaliser soi-même dans un Fab-Lab
sont ensuite mis en ligne sur le site
d’E-FABRIK’ où ils peuvent être
consultés par des personnes à la
recherche d’une amélioration de leur
quotidien.
","**Impacts côté jeunes : **
- Favoriser le changement de regard sur le handicap
- Pour des jeunes en difficulté, il s’agit d’une expérience valorisante : le projet permet d’aboutir à un produit fini, dont l’utilité est immédiatement constatée, et qui n’est pas sanctionné par une note. Participer au projet a donc un impact sur la confiance en soi et en sa capacité à apprendre. A l’issue du parcours, certains jeunes continuent à se rendre dans les FabLabs pour y développer des projets personnels.
- Les défis permettent d’acquérir des compétences techniques et une expérience qu’il est possible de valoriser dans la recherche de stages ou d’emploi. Participé à E-FABRIK à même éveiller des vocations ou confirmer des orientations. Certains ont ainsi par exemple décidé de poursuivre des formations dans le médico-social. 
- L’implication des jeunes dans les défis contribue à faire évoluer les regards sur la jeunesse portés par les
professionnels des structures d’accueil pour personnes handicapées et des Fab’Lab.
**Côté structures d’accueil pour personnes handicapées :**
- Participer à E-FABRIK permet d’ouvrir la structure sur l’extérieur et de favoriser les relations entre personnes en situation de handicap et personnes valides.
- Le projet peut avoir une influence sur les dynamiques personnelles des personnes en situation de handicap, en les encourageant à plus d’autonomie et d’interaction.
- Le regard des professionnels sur la personne en situation de handicap évolue, et les éducateurs peuvent être amené à modifier certains projets personnels.
**Côté Fab-Lab :**
- Les Fab-Lab se conçoivent comme des lieux ouverts à tous et leur participation à E-FABRIK participe de cet objectif.
- Les Fab-Labs choisis sont dans une démarche de création de lien social de proximité . E-FABRIK’ est ainsi l’occasion pour eux de rencontrer d’autres acteurs locaux.
**Côté partenariat :**
- De nombreuses structures engagées dans un parcours E-FABRIK continuent ensuite à travailler ensemble, en
organisant des activités communes

**Résultats : **
En 2016 : 
- 400 bénéficiaires de découvrir des outils numériques, le goût d’apprendre, le lien social et de porter à leur terme une soixantaine de projets. Ce sont également 
- 35 structures qui ont été impliquées sur 11 territoires d’Ile de France, permettant ainsi d’impulser une dynamique entre handicap, jeunesse et numérique.
En 2018 : lancement d'une formation « E-FABRIK’ » pour devenir médiateur numérique et social.
Le projet compte par ailleurs s’étendre en Normandie, Rhône-Alpes et Aquitaine.","Education populaire, Numérique, Intelligence collective, Social, Tiers-Lieu","Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange","APRILES","Vanessa MIGNAN, Responsable Education et Engagement des publics au sein de l’association Traces-Les Atomes crochus, responsable du projet E-FABRIK’","Association Traces-Les Atomes crochus","vanessa.mignan@groupe-traces.fr","01 43 48 36 96","http://www.efabrik.fr/","Les ulis","48.681708","2.1701573"
09/03/2020 16:26:01,09/03/2020 16:26:01,"Favoriser l'émergence et la mise en réseau des projets d'habitats partagés","FavoriserLEmergenceEtLaMiseEnReseauDes_ag_2019_p5170147-1-1024x768-les-habiles.jpeg","Le département de l'Isère, comme de nombreux autres territoires, connaît des soucis d'accès au foncier pour les
familles d'une part et d'isolement des personnes âgées d'autre part. L'association Les HabILeS (Habitats Isérois Libres et Solidaires)
se positionne comme accompagnateur pour les porteurs de projet d'habitat groupé : ces projets se présentent comme une alternative au logement en propriété classique pour les habitants, aussi bien dans les milieux urbains que dans les milieux ruraux.","Cette association a pour but de favoriser l'émergence et la réalisation de projets d'habitats groupés en Isère.
On appelle habitat groupé un projet collectif logements dont les habitants s'impliquent dans promotion et la gestion. Ces habitants choisissent mutualiser des finances, des espaces, des services, temps... pour créer un lieu de vie adapté et pérenne. L'association veut permettre aux citoyens de se (ré)approprier leur habitat et de vivre les uns avec les autres de façon solidaire, responsable et conviviale. Pour cela elle encourage l'initiative et l'autonomie des porteurs de projets, la diversité économique et sociale, ainsi que l'attention à l'impact écologique (dans la conception de l'habitat, sa construction, son
usage et son recyclage).

L'association Les HabILeS a trois missions principales :
**1) Animation de réseau **: l'association propose des ateliers mensuels ouverts à tous pour discuter autour
de sujets thématiques liés à l'habitat groupé, en plus de son site internet qui sert à la fois de base de données et plate-forme d'échange.
**2) Lien avec les collectivités** : L'association anime des réunions publiques et fait de la sensibilisation. Elle accompagne les communes sur des projets d'habitat groupé ou à vendre des terrains.
3)Accompagnement et accueil des porteurs de projet : les Habiles est une plateforme d'échange et d'accompagnement.Elle aide les habitants à structurer la démarche, surmonter les difficultés en animant des réunions de travail des groupes.

**Financement (année  2012) :**
Région : 15 000 €
Métropole : 15 000 €
Ville de Greoble : 8 000 €
2 salariés et 1,5 ETP.","L'habitat groupé permet de construire des habitations intergénérationnelles où les habitants sont au cœur du projet. Parmi les intérêts de ce type de projet nous pouvons citer l'**accès aux fonciers pour les jeunes couples** et rompre la solitude pour les personnes plus âgées.
Les HabILeS sont donc présent pour démocratiser l'habitat groupé à travers de la sensibilisation et de l'accueil de groupe.

**Difficulté : **L'une des difficultés majeures pour l'association est d'aider les groupes à accéder aux crédits et aux terrains. Le concept d'habitat groupé étant encore peu démocratisé, les bailleurs sociaux et les banques sont souvent réticentes à investir dans de tels projets, d'autant plus que cela représente des enjeux
financiers importants. Par ailleurs, même si un certain nombre de collectivités soutiennent ce genre de projet, il leur est difficile de justifier politiquement le soutien financier à des projets privé.","**Perspectives : **
*Les HabILeS ont comme perspective d'être reconnus comme référence dans le domaine de l'habitat groupé et participatif
sur le territoire isérois afin de continuer à accompagner les particuliers, comme les collectivités dans les projets d'habitat
groupé. Par ailleurs, les collectivités sont investies dans les projets d'habitats groupés qu'elles repèrent comme une
inovation. Elles attendent aujourd'hui que l'association accentue les accompagnements plus opérationnels afin
d'observer les premiers résultats concrets. Un article sur l'habitat participatif est attendu dans la Loi sur le
Logement qui doit être votée à l'automne 2013, et devrait faciliter la concrétisation des projets. A plus long terme, l'association travaille à trouver des solutions opérationnelles pour développer la possibilité d'intégrer une mixité entre location et accession au sein dans les projets","Logement, Intelligence collective, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes","ADRETS","Bénédicte Le Roy Chargée de développement de l'habitat groupé","Association Les Habiles, Habitats Isérois Libres et Solidaires","contact@leshabiles.org","04 82 53 19 62","https://www.leshabiles.org/","Grenoble","45.1875602","5.7357819"
27/05/2020 11:54:34,27/05/2020 11:54:34,"Les Fabriques du Monde Rural: des lieux d'accueil, de vie et de création pour et par les jeunes sur les milieux ruraux!",,"Le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC https://www.mrjc.org/) est un mouvement d'éducation populaire, sur le milieu rural, géré et animé par des jeunes entre 13 et 30 ans. Mouvement National de plus de 90 ans le MRJC se structure avec un siège à Paris et des sections locales dans les départements. 

Les fabriques du monde rural sont des projets du MRJC de créer des lieux accueillants et vivants pour les jeunes et moins jeunes sur les territoires ruraux! Ces fabriques répondent à deux enjeux: le développement de projets dans les territoires ruraux et pour le mouvement, la structuration d'un modèle économique via la création d'activité et le foncier. 
Créées respectivement en 2016 et 2017 les fabriques du Revermont (01) et de Combeaufontaine (70) sont des exemples de ces lieux qui agitent et injectent de la vie dans les milieux ruraux!



","- Une méthodologie: diagnostic de territoire afin de savoir quelles activités pourraient, économiquement, être installée sur le territoire.
- Une équipe de bénévoles motivés
- Des chantiers de rénovation avec des jeunes et les habitants
- Une autonomie de chaque fabrique locale (même si c'est une dynamique nationale) qui mène sa ""vie"" locale de façon autonome. Cette autonomie permet à la fabrique de s'adapter à son territoire, ses enjeux, ses envies, ses besoins. 
- De multiples activités:  Accueil de jeunes (mercredi, we, camps, chantiers participatifs), jardin partagé, local d'autoréparation de vélo, café, logements de groupe, cuisine professionnelle utilisée par des porteurs de projets...
- Une animation locale forte: 
. animation d'une dynamique autour de l'ESS localement (Revermont): la fabrique est un lieu d'accueil et de développement des activités des habitants du coin qui offre un accompagnement aux porteurs de projet locaux de type ""espaces test activité"".
. animation de territoire et dynamique culturelle: toujours dans l'accompagnement de jeunes qui ont des idées, des projets pour leur territoire (ex: stage de cinémas, jardins collectifs).
. la fabrique sert de catalyseur: elle fait circuler l'idée pour trouver des bénévoles, elle apporte un soutien logistique, elle joue un rôle de boussole pour les jeunes
. la fabrique sert de facilitatrice pour une communauté, d'un réseau


- Un réseau local de partenariats (asso du coin, autres tiers lieux, collectivités, pôle ESS locaux



    
Quels financements ?
- Label CAF Espace de Vie sociale (Revermont et Haute-Saône)
- Communes (Haute-Saône) 
- Communauté d'Agglo de Bourg en Bresse
- Départements
- Fonds européen LEADER (investissement rénovation)

RH et bénévolat sur une Fabrique ?
- 1 salarié par fabrique, vers 2 ETP sur Haute-Saône
- parfois des Fabriques uniquement bénévoles
- un noyau dur de bénévoles très soutien  et présent, environ 20/30 personnes
- gros événementiel : 70/80 bénévoles

Gouvernance ?
- chaque territoire a sa propre histoire avec ses spécificités mais avec des similarités. 
 - Fabrique du revermont: un Comité Technique, - 6-7 membres gestion des espaces et réponses sollicitations, gestion location prêt matériel, suivi finances et investissement . Autour, des commission ou groupes de travail sur des fonctions supports (chantiers, finances, communication) que par affinité (jardin, ""contes et légendes""....) avec une coordination grâce au COTECH
 -Fabrique de Haute-Saône: un bureau de la Fabrique en lien avec des commissions de travail et le CA départemental
 
 Quels liens avec les réseaux Tiers-Lieux ? AAP Fabriques des Territoires ?
 - difficulté de répondre à Fabrique de Territoires pour des petits projets locaux qui ""tissent"" de la dentelle, nous avons fait une réponse par territoire (avec soutien du siège MRJC)
 - le termes Tiers Lieu est devenu ""pratique"" mais un terme un peu creux qui pour nous est vieux comme le monde, car c'est vie sociale et l'animation de territoire
- de plus en plus de liens avec les groupes nationaux des tiers lieux:  avec Croix Rouge, Familles Rurales... pour construire et comprendre, plaidoyer, qu'est-ce qu'on met derrière ce mot ? 
 - lien avec TL locaux en cours, par exemple Chouf Chouf
 

Des partenariats avec des structures pro d’accompagnement ? 
- au fil de l'eau dans l'informel
- on peut organiser une session de formation
- ou peut réorienter sur journée de formation départementales MRJC  (ex. financement) ou autre lieu en ayant vision globale","- Un mouvement qui permet l'expérimentation. Il est indispensable de se laisser le droit de rêver et d'expérimenter sur ce genre de lieu pour que les réussites et les échecs arrivent
- Être dans le faire en tissant des liens locaux petits à petits (financeurs, partenaires techniques, soutiens moraux..)
- Associer les jeunes à la démarche en faisant de leurs voix, de leurs idées et de leurs rêves des pierres dans la construction de la fabrique.
- Un mouvement national qui met de l'expérience et du temps dans la construction des fabriques
- Accueillir les gens de bonne volonté qu'ils soient jeunes en âge ou dans des projets nouveaux et donc jeunes. ","- Avoir réussi à ouvrir des lieux vivants sur les territoires ruraux 
- Avoir réussi à créer de la vie et à amener de la vie sur ces territoires
- Réussir à accompagner des projets: de jeunes, de moins jeunes mais qui ont des projets nouveaux, des habitants
- Se laisser le droit d'expérimenter




Contacts:
Revermont: fmrrevermont@mrjc.org https://www.mrjc.org/fabriques/fabrique-revermont/
Combeaufontaine:  fabrique.valdesaone@mrjc.org https://www.mrjc.org/fabriques/combeaufontaine/

Site:  https://www.mrjc.org/","Education populaire, Citoyenneté, Formation professionnelle et Emploi, Logement, Intelligence collective, Social, ESS, Tiers-Lieu","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Accompagner et former les jeunes, Favoriser l'implication des jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Développer l'attractivité du territoire","ADRETS","Thomas Fauvarque","ADRETS","tfauvarque@adrets-asso.fr","0647336524"," https://www.mrjc.org/","","",""
01/06/2020 16:16:55,01/06/2020 16:16:55,"Le réseau des Pôles ESS accueille les porteurs de projets et d'activité en Bretagne","LeReseauDesPolesEssAccueilleLesPorteurs_polesessbretagne.jpg","Depuis maintenant plus de 10 ans (2008), la Région Bretagne a mis en oeuvre une structuration territoriale de l'économie sociale et solidaire en impulsant notamment un réseau de Pôles de l'ESS agissent en complémentarité des réseaux existants afin de renforcer la coopération entre acteurs locaux de l’ESS de secteurs différents. Ce travail de mobilisation des acteurs est accompagné depuis 2009 par la CRESS et sa mission d’animation du réseau des pôles ESS, mission prise en charge par Brieuc Poirier en charge de l'animation de ce réseau et avec qui nous avons eu rendez-vous visio ce mois d'avril 2020. Il nous explique la caractéristique de ces pôles et notamment les acteurs impliqués, et leurs rôles dans l'accueil des porteurs de projet dans les territoires notamment ruraux. 

Aujourd'hui, un réseau de 21 Pôles de l'ESS qui représentant 900 structures de l'ESS,  et de très nombreux porteurs de projet / maillage territorial fort, sur toute la Bretagne. 

**3 missions de chaque Pôle ESS : **
 - Développement de projets collectifs entre structures de l'ESS(animation)
 - Valoriser et faire connaître l'ESS
 - Accueillir et Former

Mais les acteurs impliqués dans les pôles ont dressés** différents constats :**
 - les pôles n'ont pas les moyens d'accompagner les porteurs de projet sur le chemin de la création : comment combler ce trou ?
 - De nombreux partenaires des pôles : France Active (DLA, financement), URSCOP (accompagnement au changement d'échelle), CIVAM, Terres De Liens, ....se sont regroupés dans le cadre du programme Trajectoires ESS Bretagne : quels manques ? quel programme d'action ? Un COPIL qui les regroupe ces acteurs.

**En complément de ce réseau de Pôles ESS sont venus s'imbriquer d'autres dispositifs**, générant une continuité de l'accompagnement depuis les Pôles vers ces autres propositions en fonction du stade d'avancement du porteur de projet. Ces dispositifs sont réunis au sein des TAGs. Ainsi, les Pôles de l'ESS localement fonctionnent en étroite relation avec ces TAG.

Les [[https://tag.bzh/ TAG]], qui comprennent 3 dispositifs : 
 - idéateurs : accompagner de l'idée au projet
 - incubateurs : accompagner le développement du projet
 - révélateurs (de type Fabriques initiatives) -> qui part des besoins des territoires

et enfin une formation certifiante à l'entrepreneuriat en Économie sociale et solidaire : CREOPSS - former les futurs créateurs ou repreneurs de l'ESS avec un projet support. 

Les Pôles de l'ESS sont situés dans des territoires urbains et de plus en plus ruraux. [[https://adess-centrebretagne.bzh/ L'ADESS Centre Bretagne ]]par exemple porte le Pôle de l'ESS Centre Bretagne, un territoire rural sur les deux pays de Pontivy et de Loudéac, et aussi sur deux départements.

**L'animatrice de ce Pöle de l'ESS nous fait part du constat de nouveaux besoins émergents : **
de plus en plus de néo-ruraux, avec par exemple beaucoup de montage de projets autour des cafés associatifs, de commerces en milieu rural, de développement des ressourceries ou recyclerie.  Ces jeunes ruraux semblent être attiré par l'envie de changement de vie,  d'un retour à la campagne pour ""Plus coller à leurs aspirations"". 

D'après son animatrice, **les enjeux pour ces Pôles de l'ESS ruraux** sont de : 
- réussir à faire émerger projets avec personnes, et des modèles économiques. 
- mettre en réseau avec les autres acteurs locaux pour ne pas venir en doublon ou en compétition
- accepter le temps de maturation du projet en s'entourant
- travailler avec les TAG et tous les partenaires pour le développement du pôle

","**Des partenaires institutionnels forts : **
Les départements du Finistère et d’Île et Vilaine soutiennent les Pôles ESS  dans une perspective d'équilibre des territoires,  enjeu fort propre à des départements pour qui ce secteur est important. Par exemple en Ile et Vilaine, un AAP permanent sur l'ESS dans le développement économique, sur la partie 'émergence' pour orienter vers l'innovation sociale et la vitalité territoires ruraux. 

**Des partenaires techniques locaux"" : 
 - Les** Pôles ESS travaillent aussi, sans que ce soit un objectif en soi, avec des acteurs en lien avec les jeunes et des jeunes adultes** à travers des événements thématiques de l'ESS ou événementiels. Ainsi il existe souvent des partenariats des Pôles avec Familles Rurales, MRJC, Missions locales, lycées et collèges localement.
 - De plus en plus, des signaux faibles localement d'autres types de structures qui accueillent du public (France Services ou MSAP) ou qui accompagnent les personnes (Centres sociaux) et avec qui nous sommes amenés à coopérer. Par exemple une France service accueille un Pôle de l'ESS. Parfois les Pôles eux-mêmes sont animateurs de tiers-lieux aussi. Il y a une imbrication de plus en fine des partenariats et des actions menées conjointement dans les territoires.

**Financements des Pôles ESS** : État ( sur du projet ), fonction animation territoriale (besoins structures et territoires), EPCI, Régions voire départements. En moyennes les pôles ESS reposent sur l'animation avec 1 ou 2 ETP salariés. 
**
Deux principes au sein de chaque pôle : **
- subsidiarité, on fait avec les acteurs.
- principe de démarche ascendante, les acteurs locaux décident ensemble du projet local du Pôle

","- Des pôles ESS qui occupent cette **fonction de primo-accueil des personnes**, une porte d'entrée sur le territoire avec une** réorientation des porteurs** vers les bons interlocuteurs de l'accompagnement 
- En Bretagne, l'ESS fait l'objet d'**une politique volontariste** avec Une** stratégie régionale qui structure et assure une coordination à l'échelle régionale** (1ETP animation) pour créer le ""liant"" entre les Pôles ESS

-** Les acteurs de l'ESS et les politiques publiques coopèrent **ettravaillent véritablement de concert, en posant des objectifs communs
- Un service innovation sociale et ESS à la Région, ce qui facilite les liens avec la CRESS et la réalisation d'objectifs communs.","En 2019 : 700 porteurs de projet accompagnés

Une vidéo explicative des pôles ESS : https://www.youtube.com/watch?v=CqcFiQFFLWM","ESS, Lien rural / urbain","Faciliter l'accueil des jeunes adultes, Accompagner et former les jeunes, Faire découvrir le territoire et les métiers, Dynamiser des lieux de rencontre et d'échange, Développer l'attractivité du territoire, Mettre en réseau et coordonner les acteurs, Faire évoluer les politiques publiques","Claire Belet, Association ADRETS","Brieux Poirier, Chargé d'animation","CRESS Bretagne","bpoirier@cress-bretagne.org","0299859191","https://www.ess-bretagne.org/sengager/les-poles-ess/quest-ce-que-cest-","Bretagne","48.16282835","-2.684147344521837"

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